Place Besagne by Loubière

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Titony le 28.11.14 20:48

Ok je ferai les corrections
avatar
Titony
Administrateur

Messages : 676
Date d'inscription : 07/06/2008
Age : 37
Localisation : Claret Beach

Voir le profil de l'utilisateur http://antonio-delasantacrutcha.over-blog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 05.12.14 14:00

TOULON “CONTRE” TOULON.


Cette journée de Top 14 coincée entre les tests et la coupe d’Europe était considérée à juste titre comme une nouvelle rentrée des classes pour beaucoup de joueurs.
Ce match de Toulon contre le club qui porte les couleurs de la ville de Toulon a bénéficié de l’envie des joueurs qui sortaient d’une période de repos, de l’envie de tous de jouer au rugby, de l’arbitre qui n’a pas fait appel à la vidéo vingt fois et même de la clémence du ciel ce qui est un petit miracle chez nous en ce moment.
J’avais des craintes sur la météo car le coup d’envoi a été donné par une championne de natation et je voyais déjà la pelouse transformée en piscine.
Bien sur il y a eu des ballons tombés et des opérations portes ouvertes mais pour un match catalogué de reprise, quel rythme ! Une mi-temps de jeu effectif c’est assez rare pour être souligné.
C’est bon pour la tête de vaincre une équipe Auvergnate toujours aussi redoutable, joueuse et ne lâchant rien ce qui est tout à son honneur. Toulon a battu « Toulon .
Les deux premiers de la classe ont offert un super match de niveau international et les statistiques le prouvent, mais il est connu que les chiffres comme les interprétations arbitrales peuvent être trompeurs. Il suffit de consulter ceux du match Toulouse Grenoble pour constater que le vainqueur a joué vingt minutes en infériorité numérique, a été pénalisé deux fois plus et a eu deux fois moins de ballon…

Cette rencontre chez Mado faisait couler beaucoup de salive chez les supporteurs ce lundi sur la place Besagne car ça devient pénible de faire trois cents bornes pour voir nos Rouge et Noir jouer « à la maison », sans parler des contraintes financières obligatoires et autres désagréments style embouteillages départs en vacances au mois d’Août. Quelle erreur de programmation pour ce match de reprise après un mois sans rencontre dans le temple. Puissent les bons résultats se maintenir car sinon il va falloir brader (encore plus) les places.

Le RCT bascule donc vers une double confrontation avec Leicester. Affronter les Anglais n’est jamais facile, surtout chez eux, mais nous avons un avantage cette année : le temps qui règne chez nous depuis des jours et des jours est plus britannique qu’à Londres et on ne pourra pas se plaindre du ballon glissant, de la pelouse trop grasse ou du vent qui souffle toujours du même côté. Nous avons eu des entraînements « en situation réelle » et ce depuis un bon moment. Et puis qu’on le veuille ou non le rugby est aussi un sport d’hiver et c’est faire preuve d’intelligence que de changer l’approche du match, la tactique et quelquefois certaines certitudes en fonction de la météo du jour.
Toutes ces considérations ne doivent pas nous faire oublier que pour « la promenade des Anglais » on a déjà donné samedi dernier à Nice et qu’il n’y a aucune raison de la délocaliser chez nos adversaires du jour.

Actualités : les bruits de couloirs concernant les transferts sont de plus en plus pénibles et surtout de plus en plus tôt dans la saison, phénomène à classer dans les dégâts collatéraux du rugby pro ou plutôt du « rugby-entreprise ». Les joueurs sont à la merci du DRH.
Notre président, toujours bouillonnant d’idées veut faire manger du requin aux Rouge et Noir, vu la date et leur tenue de plage il y a du souci à se faire pour les majorettes (charmantes) des Sharks.
Autre idée présidentielle : la projection sur les grands écrans du stade de Nice d’un splendide drapeau Corse ! Le préfet a certainement apprécié. Les mauvaises langues en ont déduit qu’il s’est assuré la tranquillité dans l’île de beauté. Personnellement j’y ai vu son éternel côté rebelle et provocateur, mais avec le sourire.
Je le prédis depuis longtemps : un jour le RCT va jouer à Furiani !

Sur le site officiel du club on peut acheter des places pour une rencontre qui va avoir lieu dans quatre mois et sur celui de la ligue pour la finale du 13 juin 2015. N’oublions pas la finale 2016 chez le président de la ligue dans le temple du Barca. Il peut mettre de gros cierges pour que l’affiche concerne des clubs à haut potentiel de supporteurs car dans le cas contraire…
J’avoue envier ces gens qui peuvent être certains de leur disponibilité plus de six mois avant l’évènement, sans être sur cependant que leurs favoris seront au stade de France.

Enfin comment ne pas évoquer les évènements tragiques qui ont fait des victimes dans notre département. Les causes sont certes multiples mais comment ignorer le scandale des permis de construire, les belles promesses électorales envolées dés le lundi matin, l’immobilisme des politiques qui n’habitent jamais dans ces zones à risques, sans oublier la folie de certains qui, sous couvert d’écologie, bloquent des travaux indispensables. Des gens ont tout perdu pour la deuxième fois en moins d’un an, tout cela dans un concert de « c’est la faute à l’autre ou à la météo».

Nous vivons une époque qui n’a de vingt et unième siècle que le nom car par de nombreux travers nous sommes plus proche du moyen âge.
Cet épisode malheureux nous remet les idées en place et démontre que s’exciter pour une décision arbitrale ou une mauvaise inspiration d’un joueur est bien dérisoire.
J’en termine sur une note plus optimiste : un cadet tout droit sorti du RCT et repéré par des recruteurs Anglais vient de signer un contrat pro en intégrant l’Academy, sorte de centre de formation privé du dit club. Voilà qui récompense ce jeune et la formation du RCT, vous avez deviné quel est le club il s’agit ? Des Tigres de Leicester bien sur !

Besagne le 05 décembre 2014

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 07.12.14 17:59

Merci Titony pour la correction

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 12.12.14 10:27

MENU DE FÊTES.


Tous savaient pourtant que l’entrée du menu des fêtes serait copieuse : des tigres avec un palmarès long comme une carte gastronomique, affamés, remontés comme des pendules, en un mot prêts à disputer selon leur formule un « test match ».
Cela n’a pas empêché quelques Rouge et Noir d’être encore dans les vestiaires alors que l’Anglais avait treize points dans la poche dont dix offerts comme des cadeaux de Noël. Pour ne rien vous cacher j’ai immédiatement pensé à un adage bien de chez nous : treize reste raide.
On connaît la suite…

Sur la place Besagne la langue anglaise n’étant pas la plus usitée, je passe donc sur l’expression « no scrum, no win », pour rester sur des termes beaucoup plus compréhensibles aux abords de Mayol : fauteuils d’orchestre, prés du radiateur là où ça brûle, avec ces quelques mots les supporteurs philosophaient sur le thème majeur du rugby : la mêlée. Et si il y a un point où à Toulon on est historiquement sensible c’est bien celui-là.
A Toulon on aime le rugby d’avants et même quelquefois le rugby d’avant…

Il faut bien reconnaître que nous avons été secoué même si par un paradoxe aussi imprévisible que le rebond du ballon ovale c’est bien sur une introduction anglaise que nous sommes allé à dame une seconde fois. Cet essai est à mettre au crédit des gros et des mystères que seuls les participants connaissent.
Je suis plus désolé par notre stratégie dés l’entame pendant laquelle nos joueurs semblaient persuadés qu’il suffisait de faire joujou à la baballe avec les tigres pour les amuser et peut-être les fatiguer. Ils ont oublié que le rugby commence toujours devant. Les fauves ont par contre respecté les bases de ce jeu : quand on peut faire simple on ne s’en prive pas et si ça se complique on fait encore plus simple. Peu d’équipe se serait relevée des deux coups de massue reçus par les réalisations de nos ailiers et c’est bien le seul moment où j’ai cru qu’ils avaient la tête sous l’eau.
Pendant vingt minutes une copie du RCT a rendu une pale copie de match et nous nous sommes jetés dans la gueule du tigre avant de le mettre (par moments seulement) dans notre moteur. Comme toujours dans ces cas là le referee a fait des siennes sans que l’on puisse le soupçonner de solidarité insulaire, mais beaucoup d’entre nous ont été surpris par certaines de ses décisions qui pèsent lourd à la fin.
Espérons que nous avons digéré la première partie de l’entrée car samedi le tigre va se présenter à Mayol et si certains croient qu’il va se transformer en petit chat à sa mémère ils on tort. Le fauve est déjà venu griffer dans le temple et j’ai le souvenir d’une victoire très très longue à se dessiner. Espérer qu’une pelote de laine pour faire joujou suffira relève du rêve le plus fou. Il va falloir sortir le grand jeu pour que le fauve retourne dans sa cage dompté.

Le menu des fêtes de fin d’année est copieux qu’on en juge : il faut encore manger du tigre samedi, du « lion et du loup » le samedi suivant avant de finir l’année à Paname, non pas pour faire le réveillon mais pour rencontrer le seul club vainqueur chez nous cette année. Vient ensuite un déplacement dans la république autonome de Montpellier en pleine crise mystique mais chacun sait que nous avons (hélas) une spécialité : celle de faire ressusciter les joueurs (Wilko, Smith), ou un club, donc attention de ne pas refaire le coup de Toulouse.
Il sera alors temps de penser, après le tigre et le « loup » à commander un steak de requin, mais ceci est une autre histoire.

La dernière conséquence (plutôt inattendue) de cette rencontre est la double enquête diligentée par les gros pardessus européens sur deux de nos joueurs. Que notre italo argentin se soit laissé aller devant les caméras n’est pas particulièrement bien joué, plus difficile à apprécier est la deuxième affaire avec notre arrière. Il va falloir aux enquêteurs beaucoup de persévérance pour entendre les propos échangés avec le public et le cas échéant vont-ils suspendre également une partie des spectateurs pour insultes ?
Moi qui tenais absolument à souligner l’attitude irréprochable du public lors de nos tentatives de pénalité et qui avais espéré non pas le même silence à Mayol mais au moins du respect, je crains fort que le nouveau public ne soit pas capable de faire la part des choses.
La perfide Albion a encore fait des siennes. Ils ne peuvent pas s’en empêcher et les exemples sont nombreux dans cet exercice : le France Angleterre de 1991 à Paris, les éternels « good game » de Carling à la fin de chaque match victorieux, des siècles d’arbitrage scandaleux, sans oublier l’histoire car il y a deux siècles Napoléon lui-même s’est retrouvé sur l’île de St Hélène pour avoir accepté l’invitation d’un capitaine de bateau Anglais…qui lui avait sournoisement caché la destination.
Jean-Pierre Rives a d’ailleurs magnifiquement stigmatisé cette relation particulière avec nos meilleurs ennemis par cette affirmation : "on ne bat jamais les Anglais, mais quelquefois on ne perd pas".

Besagne le 12 décembre 2014

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par bob fayence le 12.12.14 15:04

On ne perdra pas cette fois non plus! geek
avatar
bob fayence

Messages : 663
Date d'inscription : 24/10/2007
Localisation : Fayence sur Cap Brun

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 12.12.14 15:40

Que les dieux du Rugby t'entendent

Allez Toulon !

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 19.12.14 13:10

LA CAGE AUX FAUVES.


L’avantage évident de ces rencontres aller/retour en une semaine c’est qu’il facilite l’approche du match. Pas besoin de grandes phrases imagées pour la motivation car tous les joueurs ont encore en mémoire (et certains sur le corps) la qualité de la réception de la semaine précédente.
J’ai vraiment apprécié cette notion développée par le staff du culte de la haine de la défaite, plutôt que le thème éculé dangereusement négatif de la revanche, souvent source d’ennuis immédiats.
Les instances du club ont été intelligentes en laissant au repos notre pilier chevelu car le risque était grand de jouer à quatorze très vite et de plus cette situation a confirmé les qualités d’un jeune au plus haut niveau. Le climat était déjà tendu et ce n’est pas le motif de la convocation de notre ailier arrière par la commission de discipline qui allait détendre l’atmosphère .
Les allégations pendant et après la rencontre selon lesquelles il se serait comporté de façon contraire à l’esprit sportif en tenant des propos grossiers et injurieux devant où à portée de voix des spectateurs et qui auraient discrédité le rugby en tant que sport.
Ce magnifique sujet de dissertation est à la fois comique et tragique. La phrase est au conditionnel, tout comme les faits, tout comme la conclusion. On peut pousser un peu plus loin en convoquant le ou les spectateurs qui auraient insulté le joueur et qui auraient discrédité ainsi un être humain.
Je laisse la conclusion à Basta « quelquefois tu as envie de faire une Cantona ».

Le Rugby Club Toulonnais a rendu une prestation haut de gamme et seuls les insatisfaits chroniques ont fait la fine bouche. Ce club Anglais a disputé cinq fois plus de matchs européens que nous avec un ratio de six sur dix en ce qui concerne les victoires…Ce n’était donc pas n’importe qui en face et certains de ces spectateurs râleurs ne savent pas que le temps n’est pas si lointain où nous prenions des roustes dans ces matchs de haut niveau. Un grand Toulon a été nécessaire pour faire rentrer les fauves dans leur cage. Tout ça orchestré par un directeur de jeu Irlandais qui, à ma grande surprise, a complètement ignoré la culture locale du jaune. En effet, ces gens là sont traditionnellement dignes devant un comptoir et il doit être le seul à ne pas servir un (carton) jaune après X pénalités pour fautes caractérisées d’anti jeu.

Déjà évoquées ici il y a peu, les déclarations des présidents de clubs de supporteurs sur l’attitude des spectateurs de Mayol ont le mérite d’être justes et claires : ce nouveau public ne se manifeste que lorsque ça va bien, tombe dans le ridicule avec la ola et lance les journaux en n’importe quelle occasion, à moins que ces gens là ne sachent pas lire.
Je souscrit entièrement à leur analyse : Mayol n’est plus un volcan, il y a de longs moments de silence et je n’ose imaginer la réaction de ces spectateurs en cas de mauvais moments. Certes il est plus aisé d’encourager lorsque ça tourne alors que c’est précisément dans le cas contraire qu’il faut que Mayol crache de la lave rouge (et noire). Attention danger : le rugby pro a déjà fait disparaître l’émotion identitaire locale avec un effectif venu d’ailleurs, l’âme de Mayol est en train de suivre le même chemin. Les deux tiers du stade ne viennent pas voir un match de rugby mais une représentation de cirque. Ils vont cependant se battre samedi pour faire un « selfie » à l’occasion de l’inauguration de l’avenue des légendes.
Quelques phrases révélatrices : « ils vont à l’opéra, il n’ y a plus rien d’exceptionnel, un public de foot.». Le président a beau occulter les augmentations exponentielles du prix des places mais ce critère s’ajoute aux autres raisons qui ont transformé les « supports terre » en spectateurs amorphes. Quant à sa certitude de retrouver l’ambiance d’avant en cas de deux défaites qu’il me permette d’en être beaucoup moins persuadé que lui.
L’anecdote racontée dans le quotidien local est symptomatique de cet état d’esprit : deux individus habillés en Rouge et Noir et déguisés en supporteurs ont demandé au patron du bistrot si Gallion et Champ,dont il était question dans une conversation, étaient des nouvelles recrues…
D’ailleurs je suis de ceux qui pensent que samedi dernier, le hasard faisant parfois bien les choses, bon nombre de ces pseudos supporteurs auraient du se contenter de passer devant Mayol et se rendre sur les plages du Mourillon. Là il y avait un cirque, une ménagerie et ils auraient eu tout le loisir d’admirer des « Tigers » en cage.

Le père Fouettard est arrivé en avance à Toulon et a distribué trois mois de congé à notre ailier arrière. Seuls les incurables optimistes espéraient un non lieu dans cette affaire criminelle jugée par un jury style cour de justice Birmane et composé uniquement de sujets Britanniques. Heureusement que l’accusé est Anglais car la suspension à vie était envisageable. Je me souviens (une fois de plus) de cet éminent spécialiste de la bible jaune qui m’avait répondu « de grâce, arrêtez d’être paranos ».
Historiquement le RCT a toujours inauguré des sanctions venues d’ailleurs, la tradition est respectée : un nouveau motif de sanction vient d’être crée suite à une plainte de deux supporters plus ou moins dans un état normal.
La théorie du complot Auvergnat semble légère bien que deux paramètres sautent aux yeux lorsqu’on analyse les situations du RCT et de l’ASM : l’un est doublement représenté dans les hautes instances de la ligue et de l’EPRC, l’autre est champion de France et double champion d’Europe.

Besagne le 19 décembre 2014

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 25.12.14 18:32

DU HAUT DE CES PYRAMIDES.


S’il est un entraîneur fidèle aux couleurs « Rouge et Noir » c’est indiscutablement celui actuel du LOU. Il est difficile de faire mieux dans la continuité : Toulon, Lyon, Oyonnax. Cet homme charmant, compétant et compétiteur a laissé chez nous un souvenir agréable, et c’est très sincèrement que les supporteurs sur la place Besagne lui ont réservé un accueil chaleureux.
Etant très reconnaissant et respectueux du jeu, celui-ci avait préparé ses troupes comme il se doit, et cet état d’esprit combiné à celui des Rouge et Noir affalé sur le nuage du père Noël, a donné ce qu’une telle alchimie donne toujours lors d’un match de rugby :
D’un côté des morts de faim qui s’envoient pour ne pas en prendre quarante dans la hotte et en face, du grand n’importe quoi. En ce dernier samedi d’automne les ballons tombés se sont ramassés à la pelle, aucun schéma de jeu, des excès d’individualisme criants et aux citrons l’équipe visiteuse vire en tête, se pince pour y croire et explose lors du deuxième acte après une soufflante titanesque dans les vestiaires des Rouge et Noir (les nôtres).
Cela prouve une fois de plus que c’est bien le cerveau l’élément le plus important et je trouve que c’est plutôt réjouissant.
Le jeu de rugby ne supporte pas que l’on regarde les adversaires du haut des pyramides, même si le Napoléon Auvergnat est annoncé sur la rade.

Le futur remplaçant de Bernie vient de graver dans le marbre ses principes de base : humilité, constance, sacrifice, discipline. Ce grand monsieur du rugby parle quatre langues et il lui faudra sans doute en apprendre une autre : le Toulonnais. Je ne suis pas certain qu’il connaisse les particularités de Toulon, de Mayol et de la place Besagne. Le RCT est un club à part dans tous les cas de figure, les crises, les excès et les sanctions, la relation avec la politique locale, les rumeurs les « on-dit » et les « moi, je le savais », sans oublier les quinze mille sélectionneurs agrégés de l’Université de Besagne. Le tout étalé sur la place publique ou sur Radio Cours Lafayette avec tout ce que cela comporte d’exagération et de déformation, mais avec l’accent bien entendu.

L’avenue des légendes a donc été inaugurée samedi dernier et j’ai noté (avec plaisir) la déclaration du président s’adressant aux anciens : « Vous avez marqué l’histoire, on veut être digne de cela. Si le RCT en est là aujourd’hui, ce n’est pas grâce aux huit ou neuf dernières années, sans les quatre vingt dix huit autres nous n’aurions pas pu réaliser un dixième de tout cela ».
Cela nous change de ses certitudes il y a quatre ans lors d’une interview croisée avec Ruffo dans laquelle il affirmait : « Il y a quelque chose qui me choque, cela doit faire une demi-heure que nous échangeons et tu ne parles que du passé. Moi le passé je m’en moque, moi ce qui m’intéresse ce sont les nouvelles sensations que j’ai à vivre. »
Chacun sait qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

La valse des transferts tourne la tête à certains clubs qui font exactement le contraire de ce qu’ils prétendaient défendre il y a peu. Le président du club ciel et blanc de la capitale a bien vite remisé au fond du tiroir les grands principes étalés dans la presse en affirmant haut et fort que le RCT ne respectait pas la règle du salary cap. Vu le tarif du numéro dix, la grosse trentaine de contrats restant, va subir un gros courant d’air, la virgule va devoir reculer de plusieurs crans sur la ceinture pour rester dans les clous.
Bien sûr notre club reste dans les rails de la politique en vigueur sauf sur le cas (du moins officiellement) de l’ailier Clermontois qui a demandé à venir chez nous. Napo arrive donc sur la place Besagne auréolé d’une centaine d’essais pour le club qui porte les couleurs de la ville de Toulon. Cela n’a pas empêché les abrutis locaux de le siffler lors de sa rentrée lors du dernier match ce qui prouve, si besoin était, que nous n’avons pas le monopole de la bêtise.

Notre président étant amateur d’un certain style de musique, peut-être rendra t-il un hommage à Joe Cocker qui a coupé le son. Pour ceux de ma génération, son interprétation de « You can leave your hat on » associée dans un film reste un sacré moment musical, accompagnant une séance torride de strip-tease derrière un store vénitien.

Il m’arrive souvent de comparer le RCT et l’OM, tous deux sont éternellement en ébullition, même (surtout) lorsque ça baigne. Les deux entités sont capables de tout et de son contraire. La raison la plus invoquée est celle du soleil qui tape sur la tête. Pourquoi pas mais si le réchauffement planétaire se confirme ça nous promet de beaux jours…

Dimanche le RCT va préparer le réveillon dans la capitale, deux options : les bulles nous montent à la tête comme en première période contre Lyon, ou bien on se souvient qu’en septembre ces gens-là sont repartis de Mayol en chantant.

Besagne le 25 décembre 2014

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 31.12.14 12:56

ARRETONS DONC D’ETRE PARANO.


Sur la place Besagne les supporteurs s’amusent avec leur dernier jeu (ou leur dernière application pour faire branché). De quoi s’agit il ?
Posons l’énigme à résoudre :
Soit deux individus de sexe masculin dont le métier est de jouer au rugby. L’un est Anglais, l’autre est Anglais. Un a été exclu pour brutalité, l’autre sur des rumeurs. L’un est suspendu trois semaines, l’autre trois mois. Le but du jeu est de trouver pourquoi l’ovalie ne tourne pas toujours rond.

Etant depuis longtemps des diplômés de l’Université de Besagne (master en injustice obtenu avec mention), les supporteurs n’ont pas eu à forcer pour gagner : le joueur de Northampton est un saint ce qui peut paraître « logique » vu le nom de son club, le second officie chez le diable Rouge …et Noir. Rien de nouveau sous le soleil et je garde en réserve la très longue liste des sanctions spéciales pour le club, les dirigeants et bien entendu les joueurs, pour la communiquer en fin de saison au spécialiste expert de la bible jaune qui m’avais répondu un jour « de grâce à Toulon arrêtez d’être parano ».
L’un de mes voeux de ce début d’année serait d’avoir le pouvoir de lui présenter Carl Hayman qui, privé d’une finale par des délinquants à la fin d’un menu gargantuesque, et figurant pour la quatrième année sur la liste des contrôles anti dopage, serait intéressé d’apprendre qu’il est un cas typique de paranoïa aiguë.
Pour clore ce chapitre il faut se rendre à l’évidence, entre autres particularités le Rugby Club Toulonnais est le champion d’Europe des joueurs suspendus…sans avoir reçu un simple carton jaune.
Bonne nouvelle aucun spectateur de Mayol n’a porté plainte contre un joueur du LOU.

Dimanche dernier la première journée « retour » nous a amené dans la capitale. Le premier épisode avait vu les Rouge et Noir avoir les pieds carrés des footeux et un suicide collectif de nos buteurs successifs avait permis que les soldats roses repartent en chantant de Toulon.
Depuis de l’eau a coulé sous les ponts et ça devait être un autre match car la perfide notion de revanche ne peut être seule le moteur d’une victoire surtout lorsque les « survivants » du match aller sont si peu nombreux.
Sauf que le jeu de rugby est une affaire d’hormones et de don de soi pour ses équipiers et ces ingrédients n’ont pas été au rendez-vous à Jean Bouin. Notre Pierrot est d’ailleurs formel et affirme justement que « lorsque le mental n’y est pas on redevient une équipe moyenne » et la meilleure preuve en est que c’est en infériorité numérique que Toulon s’est resserré.
Les terribles guerriers étaient scotchés au sommet du Faron pour admirer la plus belle rade d’Europe un soir de réveillon.
Comme toujours dans ces cas là ça tourne à l’envers pour nos couleurs et c’est l’euphorie en face. Nos buteurs doivent faire un complexe face à ces Parisiens, les « remplaçants » font des fautes provoquées par le trop plein d’envie pour s’imposer, le préposé au sifflet ne nous oublie pas et cerise sur le gâteau en deux minutes on leur offre le bonus, ce qui est plus embêtant au niveau comptable.
La première période contre le LOU n’était donc pas anecdotique, même si, curieux hasard, le score est le même…mais inversé.
Un ancien prétendait que « lorsqu’on est quinze on est complet », à l’évidence ce n’est plus tout à fait vrai et si la réalité du terrain est dure à avaler elle reflète notre niveau dans ces cas là. Nous avons (comme toutes les équipes) besoin de nos cadres ….qui ne peuvent pas jouer toute la saison sans arrêt. C’est la quadrature de l’ovale qu’il faut résoudre et ce n’est pas simple.
Il faut donc admettre que le Stade Français est devenu notre bête rose et ce depuis plusieurs saisons. Reste le moment présent : c’est une gifle certes mais ce n’était qu’un match « normal ». Les Parisiens et Monsieur Isabelle ont savouré à juste titre et avec une relative décence contrairement au commentateur de la chaîne cryptée pour qui ce résultat a déclenché les festivités de fin d’année. L’hystérie était proche.
Pour ma part je retiens cette grande émotion et les larmes de Bastareaud. En voilà un qui ne triche pas mais qui est en panne d’essence depuis un bon moment. Saluons son honnêteté et souhaitons lui des jours meilleurs.
La prochaine journée nous allons nous présenter dans un club en crise à tous les étages. C’est le rugby pro dans toute sa splendeur. Attention danger car les historiques prouvent que nous sommes très efficaces pour les faire ressusciter.

Sur RCL (Radio Cours Lafayette) les revendeuses sont exaspérées car il n’est question que des hausses (traditionnelles) de début d’année. Jeannine a même essuyé des remarques sur le prix de ses « vidéosalades » et elle a mis un carton jaune à tous ces éternels râleurs en répliquant que non tout n’augmente pas, il suffit pour cela de consulter le relevé des températures et de venir sur le cours à six heures du matin…

Ce soir nous basculons en 2015. Il est d’usage de présenter les vœux. C’est très volontiers que je vous souhaite à tous et à vos familles en priorité une bonne santé. Bien entendu une petite pluie d’euros serait appréciée. Nous allons encore « souffrir » par le biais de sanctions et autres pénalités venues d’ailleurs mais il suffit hélas de lire l’actualité pour se remettre les pieds sur terre.

Besagne le 31 décembre 2014

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 09.01.15 22:44

LE POIDS DES MOTS, LE CHOC DES PHOTOS.


Traditionnellement nous sommes dans le creux de la vague à cette période et les exemples sont nombreux de roustes mémorables depuis plusieurs saisons.
Cela est un phénomène botanique naturel car si les mimosas sont déjà en fleurs avec un mois d’avance, pour le muguet c’est souvent au mois de Mai que les treize clochettes résonnent haut et fort.
Les véritables raisons sont sans doute nombreuses et plus ou moins connues des entraîneurs et des joueurs. Pour compléter le tableau le calendrier nous fait rencontrer des clubs en pleine crise (Castres, Toulouse, Montpellier) et il faut bien admettre que nous sommes les rois pour les relancer. Il était écrit que les Héraultais allaient rentrer comme des pitbulls et que cette dernière rencontre allait être compliquée pour nos couleurs vu le battage d’avant match.
Après la déroute dans la capitale, la grande lessive a eu lieu et de toute évidence les intentions n’étaient pas les mêmes. Reste qu’entre les intentions et la réalisation sur le pré il y a un monde…Le vrai RCT n’aurait fait qu’une bouchée de Montpellier dés le début de la deuxième période, pour cela il suffisait que l’arbitre accorde l’essai à notre talonneur aussi rapidement qu’il l’a fait à nos adversaires. Bien entendu cela n’efface pas les mauvais choix, les erreurs techniques et notre souffrance en mêlée fermée, mais cela souligne ce nouveau paramètre à prendre en compte : le choc des vidéos.
Sur notre essai pas de problème sauf que le principal intéressé n’a pas paru d’accord et est affirmatif : il a aplati. Sur celui de Montpellier même situation sauf que cette réalisation est la conséquence directe d’une interprétation arbitrale sur grand écran et d’une validation express. Si j’ai bien vu et entendu, la faute de notre joueur est d’abord sanctionnée d’une pénalité puis d’un carton jaune sur la vue de l’écran et sous la pression du public. Ces situations posent un problème car l’arbitre change sa décision dans un cadre non réglementaire.
Attention danger car le jour où la technique ajoute le son à l’image, les insultes vont être audibles et entendues par tous.

Il y a quelques années un magazine avait pour slogan « le poids des mots, le choc des photos ». Pour les mots le RCT a donné avec Delon, pour les vidéos nous sommes également souvent « récompensés ».

Je reste persuadé que cette équipe ne pouvait nous marquer des points qu’en supériorité numérique…que nous lui avons offerte sur un plateau.
Evidemment seuls les commentateurs de la chaîne cryptée avaient oublié que nous étions un de moins sur cette action. Cela me rappelle la déclaration du patron des arbitres lors de la première journée à Bayonne : « si on accorde un essai comme celui de Toulon, avec un écran ou pas d’un joueur, on va introduire un doute incompréhensible ».
Manifestement cela n’a été qu’un vœu car si on décortique la première réalisation du stade Français contre nous…
Les Héraultais étaient certains au coup de sifflet final d’être champion de France, cela valait il un feu d’artifice ? Chacun se fera son opinion. A chacun ses ambitions.
Quant au culte de la personnalité étalé dans ce stade (nom, feu d’artifice offert par, etc.) je reste coi devant le silence des spécialistes et autres experts de la chaîne cryptée et de la bible jaune qui auraient hurlé au scandale dans le même cas de figure à Mayol.

Samedi prochain c’est Paris qui débarque sur la rade. Un Racing qui est passé par la toute petite porte samedi et par la grâce éternelle d’un arbitre qui n’a pas osé sanctionner trois mauls gagnants écroulés, qui a refusé à Bordeaux le même essai que celui de Toulon dans l’Hérault et a ainsi assuré une reconversion dans le staff du club ou ses vacances à Paris. Les ex entraîneurs de Castres ont retrouvé leurs marques arbitrales et curieusement ne se sont pas lamenté à la fin de la rencontre.
Méfiance donc car c’est un concurrent direct qui vient avec des intentions claires et annoncées par leur deuxième ligne : « on veut gagner à Toulon ».
Comme le souligne le manager nous avons un mois de Janvier qui va être capital pour la suite de la saison. Quatre matchs dont trois à la maison pour conditionner une bonne période de récupération pendant le tournoi.

C’est en début de semaine que j’ai commencé la rédaction de ces lignes et comme souvent la forme ou le fond peuvent varier au gré de l’actualité.
En écrivant lundi « le poids des mots, le choc des photos » j’étais loin de penser que dans notre pays, au vingt et unième siècle, des artistes qui n’avaient pour arme que leur talent et leurs crayons puissent être assassinés, au nom de qui, au nom de quoi ?
Historiquement les dictatures de tous poils, les régimes « spéciaux », l’église au fil des siècles, tous ont assis leur pouvoir par la terreur, la destruction de la culture en brûlant des livres, en censurant la presse pour maintenir d’une main de fer le plus grand nombre dans l’ignorance.
Comment ces partisans de l’obscurantisme le plus radical peuvent ils encore agir ? Le venin de leurs idées n’est il pas distillé tous les jours par des déclarations aussi fausses que mensongères ? L’art de ces dessinateurs est représentatif de notre société: leurs caricatures sont « évidentes » et le message tient en trois mots dans une bulle. Ces messages rejoignent la facilité des textos et autres sms, la différence fondamentale résidant dans le contenu.
Bien sur depuis hier il y a chez nous des millions de « Charlie » mais combien étaient ils vraiment le mercredi 7 janvier 2015 au matin ? Je me méfie de ces vagues d’émotion plus ou moins de circonstances. Le combat contre la barbarie c’est tous les jours.
Y compris dans les tribunes d’un stade.
Nous vivons dans une République certes et les libertés que nous possédons sont devenues pour beaucoup d’entre nous naturelles. C’est oublier les luttes qui ont été nécessaires au fil des siècles. Certains se souviendront qu’il y a moins de quatre décennies, chez nous, des chanteurs étaient interdits d’antenne ou voyaient leur répertoire imposé. Parmi eux Jean Ferrat avait été censuré pour une chanson, son titre : « un air de liberté ».

Besagne le 09 janvier 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 16.01.15 14:34

UN GRAND COUP DE GOMME.


Les évènements tragiques qui ont eu lieu dans notre pays ont (peut être) permis à des millions de nos compatriotes de s’apercevoir que cela n’arrive pas uniquement hors et loin de nos frontières. Malheureusement nous ne vivons pas dans le monde des bisounours et la froide réalité est souvent beaucoup plus dure à vivre et à accepter.

La presse sans ces impertinents serait une presse aseptisée et pas loin d’être aux ordres, tout comme le rugby actuel souffre de l’absence de ces empêcheurs de tourner en rond dans le monde de l’Ovale. Heureusement qu’un président bien connu fait l’éléphant dans le magasin de porcelaine comme le corsaire de la rade secouait le cocotier fédéral en son temps…
Paradoxe : ces fous ont voulu tuer Charlie et c’est avec leurs balles que Charlie Hebdo va être sauvé (financièrement) à la condition que ceux et celles qui l’ont acheté ce mercredi ne s’arrêtent pas le lendemain dans leur réflexion.
Paradoxe : ceux à qui ces impertinents chroniques taillaient des costumes à coups de crayons acérés les ont « honorés » de leur présence dans un défilé savamment orchestré. Ces dirigeants planétaires étaient ils en représentation ? On peut le penser en voyant ces pitoyables bousculades pour être sur la photo. Chacun peut avoir son opinion mais j’ai personnellement trouvé troublant que dans ce cortège et au premier plan bien entendu, on trouve bras dessus bras dessous des gens dont les mains sont loin d’être propres. Je ne suis pas certain du tout que les victimes aient apprécié ce déploiement, même vu d’en haut d’en bas ou d’ailleurs.
Je me pose souvent la question devant ces images terribles d’adolescents armés jusqu’aux dents alors que dans leur village au fond de l’Afrique (ou d’ailleurs) l’eau courante est un souhait et l’électricité un rêve fou : D’où vient l’argent ?
Chacun sait que le commerce des armes est le numéro un sur la planète et qu’il est toujours question de rigueur budgétaire lorsqu’il faut construire une école, un foyer, une crèche, une route ou trouver un budget pour la médecine, mais que l’argent tombe du ciel en matière d’armement. Et qui dit armement dit conflit pour s’en servir…et rentabiliser le commerce.
Reste les moyens d’éradiquer les racines de la bête. L’éducation est sans doute primordiale, les explications sont nécessaires et des réflexions collectives et individuelles sont impératives afin de donner un grand coup de gomme sur les raccourcis dangereux et les prises de positions purement électoralistes afin que ce sursaut ne soit pas une simple réaction. De nouvelles lois ? Commençons par appliquer celles qui existent quitte à les actualiser.
Il serait peut être opportun d’expliquer que le monde de l’internet est aussi indispensable que dangereux et que certains forums ne sont que l’expression moderne des lettres anonymes. Le traitement de l’information est aussi à mes yeux sujet à caution dans notre société qui a tendance à ne croire que ce qu’elle voit en images et en direct. Des écarts ont été commis durant les évènements et le danger est bien là, sous couvert de scoops ou de buzz.
Les politiques seront-ils à la hauteur des citoyens ? Une banderole m’a interpellé : « nous sommes un peuple ». Il serait temps de s’en apercevoir, de ne plus se regarder le nombril et de croire qu’il faut marcher sur la figure du voisin pour exister.

Puisqu’il faut bien parler rugby ne serait-ce que pour se faire du bien à la tête, sur la place Besagne les supporteurs commentent le magnifique hommage rendu par Mayol, les joueurs et tout le peuple de Besagne ou d’ailleurs. Parrain Félix était tout retourné dans sa loge panoramique. Notre président, qui sait de quoi il parle (et pour cause), a été émouvant et juste dans sa déclaration au côté de son alter ego du Racing.
Après une entrée en matière pendant laquelle nous faisons carton plein, nous nous sommes emmêlé les feutres, il a donc été nécessaire de gommer les fautes et remettre les mains sur le ballon. Ce qui a été fait et bien fait. Reste que lorsque le Rugby Club Toulonnais ne gagne qu’avec quatre points certains font la fine bouche mais auraient signé des deux mains lorsque le Racing est revenu à deux longueurs.
Pour ne pas être en reste notre buteur s’est concentré pour toucher du bois, sur RCL (radio cours Lafayette) la rumeur prétend que c’est volontaire car samedi dernier les poteaux traditionnels avaient été remplacés par des énormes crayons au sommet desquels les fanions étaient ceux du RCCH, Rugby Club Charlie Hebdo bien entendu.

Samedi la coupe d’Europe reprend ses droits avec pour nos couleurs une victoire impérative et plus si affinités. Compter sur un éventuel cadeau des Irlandais serait une grave erreur, ces gens là rentrent toujours sur un terrain de rugby pour gagner. Ils sont par contre très généreux lors de la troisième mi-temps mais cela n’a jamais fait gagner un match.

Bonne nouvelle pour Delon puni pour « délit de mots », dans un élan de justice sans précédent la commission de discipline a réduit d’un mois la suspension, elle n’y est pour rien si pendant ces trente jours un seul match est prévu.
Il faut sans doute prendre en compte que chez les Anglo-Saxons la liberté d’expression est toute relative, à titre d’exemple Charlie Hebdo y est interdit sous la forme que nous connaissons.

Besagne le 16 janvier 2014

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 23.01.15 18:12

Rugby Champagne à Toulon.


J’affirme, et cela n’engage que moi, que certains moments de cette rencontre doivent être classés monuments (historiques) de ce jeu. Est-ce la proximité du championnat du monde de hand-ball qui a inspiré les joueurs mais j’ai eu l’impression par instants que le ballon volait de main en main et surtout qu’il ne pouvait pas tomber. Cet état de sérénité contagieuse dans les bonnes attitudes est le corollaire du score (déjà assuré), du talent et de la mise à disposition de soi pour le collectif. Ce n’est pas le plus facile à faire.

En un mot la quintessence même du jeu de rugby.

Bien entendu ces rares moments ne sont possibles que par une prestation haut de gamme des deux équipes. Comme prévu ces joueurs de l’Ulster ont été fidèles à leur éthique et leur légendaire fighting spirit. Depuis la nuit des temps l’Irlandais est reconnaissable du haut des tribunes par sa façon de jouer : à fond de la première à la dernière minute, quel que soit le score et le déroulement du match.
Certes il n’ y a plus les mêmes ingrédients que ceux de ma génération qu'ils n’ont pas oublié lors du tournoi des cinq nations de cette époque : souvent, pour ne pas dire toujours, il tombait un immeuble sur le réceptionneur du coup d’envoi et le reste suivait…jusqu’au déluge de bière.
Seul le jeu de rugby peut « produire » des instants privilégiés pour les acteurs et les spectateurs et dans cette douce euphorie. Même le directeur de jeu participe et nous accorde un essai entaché d’un en-avant, au grand désespoir d’un commentateur qui a été le seul à voir un Irlandais aplatir sur le ballon porté. Cette interprétation aurait été la bienvenue à Montpellier sur l’essai refusé à notre talonneur.
Seul le jeu de rugby peut engendrer cette dernière action qui voit une gazelle se décarcasser pour reprendre notre gros qui file à dame alors que cela n’a aucune influence sur quoi que se soit sauf, et c’est bien là l’essentiel : le respect de l’autre et du jeu.
Notre buteur s’est mis lui aussi au diapason et a encore touché du bois histoire de ne pas oublier trop vite les crayons, et le public a démontré en lançant les journaux son interprétation de la liberté de la presse…
Sur la place Besagne les supporteurs dissertent sur ce rugby champagne et beaucoup trouvent tout naturel notre qualification pour la phase finale. On s’habitue à tout, surtout aux bonnes choses. Quelques uns se retrouvent sans voix devant l’efficacité du corps médical du club car pour les gazelles grippées le traitement a été efficace !

Demain les Rouge et Noir vont défier une équipe Galloise certes éliminée mais le raisonnement pour l’Ulster est également valable pour les Scarlets (et pour les autres). Il suffit de réfléchir un peu: quel est le club en Europe qui va laisser courir une rencontre contre le double champion ? Poser la question c’est y répondre. Donc méfiance car les conditions de jeu vont être hivernales et les Gallois adorent jouer dans une cour de ferme bien arrosée. Pour peu que le vent s’en mêle et un match à priori à notre portée peut très vite se transformer en cauchemar.

La bible jaune lance dans ses colonnes un débat intitulé « Alors vieux con ? » pour disserter sur le rugby professionnel qui fête cette années son bel âge de vingt ans.
Comme le souligne le premier intervenant, (ancien international Toulousain et victime d’une machination Ferrassienne lors de sa candidature à la présidence de la fédé), nous avons pris du retard à l’allumage et il suffit de se souvenir des déclarations tonitruantes des présidents de l’époque : « le rugby pro en France ? Jamais ». Le dictateur Agenais et l’actuel président de l’IRB (devenue World rugby) étaient de sacrés visionnaires.
Résultat (je cite) : « nous avons subi l’avancée des choses au lieu d’en être les créateurs ».
Il ne fallait pas être un grand devin pour prévoir les effets immédiats et dans tous les azimuts de cette révolution : jouer au rugby devenait un métier, l’argent allait circuler non plus sous la table mais dessus (en principe). Et pourtant nos dirigeants avaient sous les yeux l’exemple du football et ses dérives. Vingt ans après nous avons droit à un rugby spectacle réservé aux gros budgets, un jeu stéréotypé, des joueurs chômeurs, des affaires réglées devant les tribunaux plutôt que sur le terrain ou devant le comptoir. Bien sûr il serait trop facile de prétendre que c’était mieux avant et il suffit pour cela de visionner quelques matchs en noir et blanc pour être rapidement convaincu du contraire.
Chacun peut se faire son opinion avec ses arguments et sans aucun doute avec de bonnes raisons, mais qu’on le veuille ou non cet état de fait n’est que le reflet de notre société, c’est le pognon qui commande.

La semaine prochaine la place Besagne va prendre l’air sur les pentes enneigées de notre beau pays. C’est donc sur le petit écran que je vais regarder à Mayol nos amis Basques pour lesquels j’ai un faible vous le savez maintenant, enfin surtout ceux de Bayonne.
Le plus bel hymne du Top 14 suivi du pilou pilou ça aurait de la gueule !

Besagne le 23 janvier 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 06.02.15 17:01

DU TUNNEL A LA PASSERELLE.

Comme toujours lors de mes déplacements je m’efforce, lorsque la situation s’y prête ou devient brûlante, d’être un avocat acharné du Rugby Club Toulonnais. Cela commence par quelques cadeaux gadgets, la suite est souvent plus compliquée car il faut éternellement expliquer le pourquoi du comment. Il faut toujours avoir beaucoup de patience pour éclaircir le cerveau de nos détracteurs lequel est embrumé par une certaine presse et des années de faits plus ou moins véridiques d’ailleurs.
Démonter point par point les théories des spécialistes et autres experts demande une documentation rigoureuse et des tonnes d’articles car vous le savez les paroles s’en vont mais les écrits restent. En un mot : « dispenser des cours de RCT ». Essayer de faire comprendre que le Rugby Club Toulonnais fait partie de notre culture et qu’il est une matière à étudier comme à l’école n’est pas chose aisée mais c’est passionnant.
Dire qu’il m’est tombé une avalanche sur la tête (c’était peut être prévisible en étant à la montagne) avec l’affaire de notre flanker est un doux euphémisme et je vous laisse imaginer les réactions de ceux que j’avais déjà du mal à convaincre de certaines choses pourtant bien évidentes. Bien entendu il est hors de question ici de porter jugement.
L’autre affaire est celle de la passerelle et celle là nous concerne, nous les « supports terre » de Mayol. Sur ce sujet j’ai retrouvé la Place Besagne d’Août 2012 … voyez plutôt :

La rentrée du RCT s’est effectuée au stade d’entraînement, celui ou les joueurs sont accessibles et disponibles. Cela fait la joie des jeunes supporteurs de faire une photo souvenir avec leurs idoles ou de faire signer un cahier d’écolier avec ceux qui sont pour l’instant aux Antipodes de leurs cousins du ballon rond en matière de communication de proximité avec la France d’en bas.
Quelle déception de voir l’aménagement d’un portillon (traîtreusement installé pendant les vacances) pour que les stars échappent aux demandes habituelles. Si ces professionnels ne supportent pas la « pression » de ces jeunes pour un cliché ou une signature, il y a du souci à se faire pour ces fameuses valeurs du rugby dont beaucoup trop de monde se targue d’ailleurs.
A ce rythme ils mettront bientôt le casque sur les oreilles, la capuche sur la tête et feront construire un tunnel sous Mayol pour que leur bus arrive direct dans le vestiaire.
Cette décision lamentable vient s’ajouter à la longue liste noire du rugby pro : Les enfants payent leur place même pour un match amical se déroulant dans un stade à moitié vide. Il y a du souci à se faire pour les femmes enceintes, elles risquent d’avoir à prendre deux billets très prochainement.

Ce n’est pas un tunnel mais une passerelle et c’est surtout un grand fossé qui se creuse entre les joueurs, les nantis et ceux qui font des prêts bancaires pour payer l’abonnement. Entre le club et ses supporteurs de toujours, y compris quand ça va mal.
Créer de nouveaux privilèges pour des privilégiés n’est pas une simple mesure au nom du service acheté comme le prétend le président, et je me pose la question de savoir si c’est vraiment un service rendu aux joueurs que de les isoler ? La réponse du directeur commercial vaut son pesant d’or : « la passerelle a été mise en place pour faciliter l’accès de nos partenaires au palais Neptune et si celui-ci est réservé les joueurs rejoindront le palais du commerce et de la mer ».
Je viens de lire que le protocole avait imposé aux joueurs Bastiais de prendre un bus pour parcourir les cinquante mètres de leur hôtel au stade de Monaco, je vous le dis très clairement : la haie d’honneur à la descente du bus vit ses derniers instants. Faite vite des vidéos pour immortaliser ce moment.
Vu le coût de la passerelle et la distance à couvrir pour atteindre l’autre lieu de réception ça va faire cher pour les contribuables car, précision importante, c’est bien de nos poches que sort l’argent pour financer ces travaux superflus.
Attention danger : tout ne s’achète pas et à recette égale quelques fortunés dans un stade vide ne remplaceront jamais Mayol plein comme un œuf. Dans quelques semaines, si ce n’est pas déjà le cas, le staff désignera d’office deux ou trois joueurs pour faire quatre photos avec les supporteurs. Comme à l’armée ils seront de corvée à tour de rôle.

Le rugby retourne donc à ses racines : un jeu pour des jeunes gens de « la bonne société britannique», la différence capitale est qu’ils étaient des étudiants dont les parents avaient certes « les moyens » alors qu’aujourd’hui c’est leur métier de jouer au rugby. Quant aux sponsors, partenaires et bientôt actionnaires, si rien n’est possible sans leur apport financier, tout ne l’est pas malgré le pouvoir de l’argent. Remplir le vélodrome avec les habitués des loges et des petits fours ne va pas être chose aisée.
Le précèdent manager du RCT avait fait tomber les grilles dans la tribune Bonnus. Elles ressurgissent sous la forme d’une passerelle qui porte mal son nom car au lieu de relier elle sépare.

La dernière journée du Top 14 a été une éclatante démonstration de la solidarité Rouge et Noir. Les « Oyomen » sont dores et déjà champions de l’Ile de France et cela a bien compensé notre victoire étriquée contre mes Basques préférés.
Demain le tournoi s’ouvre en partant à la cueillette des fleurs d’Ecosse, vu le célèbre précédent de France Irlande pourvu qu’il ne fasse pas trop froid et que la rencontre ne soit pas annulée à dix minutes du coup de sifflet…

Besagne le 06 février 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 20.02.15 15:17

LES MARCHES DE PROVENCE.


Après avoir difficilement fait la cueillette des fleurs d’Ecosse et s’être écorché aux épines du chardon, les Bleus qui cette fois étaient en bleu, sont tombés sur un trèfle en béton armé.
Tout cela avant de goûter une tourte aux poireaux Gallois et de terminer par un bouquet de roses Anglaises. Ce programme a l’air de se dérouler sur le cours Lafayette comme le chantait si bien le Toulonnais Gilbert Becaud.
Comme toujours en période creuse de résultats les millions de sélectionneurs s’en donnent à cœur joie au café des sports et chacun a de bonnes raisons de détenir la vérité. Le débat fait rage dans les pages du jaune et sur le fond rien de nouveau, tout se passe comme « au temps des Boni » avec les certitudes des uns et des autres. Un progrès indéniable : personne ne s’est plaint de l’arbitre et de la pluie de pénalités.

Il faudrait cependant expliquer comment notre quinze national peut se faire balader pendant une heure par un ouvreur au repos forcé depuis trois mois, comment un numéro huit peut être systématiquement battu dans les airs par un ailier et comment à ce niveau certains « bouffent la feuille de match » pour leur plaisir personnel.
Le sélectionneur des Bleus s’est ridiculisé en déclarant que le geste de son deuxième ligne et accessoirement vice capitaine « donnait l’impression de ne pas être volontaire ».
Heureusement pour ce joueur qu’il a décliné l’offre de Toulon car si la sanction est proportionnelle à celle de l’arrière du Rugby Club Toulonnais (pour d’éventuelles insultes envers deux supporters ivres), il va être suspendu jusqu’en 2020. Mais en regardant les élucubrations de la commission de discipline j’ai des doutes : le Montpelliérain a écopé de quatre semaines pour un carton rouge dont trois sans journée de Top 14, soit à la sortie UN match de suspension, Hayman, Armitage, Tillous Borde doivent apprécier.

Le premier match avait parait il pulvérisé le record de téléspectateurs endormis devant le « spectacle », le second n’a pas été de la même veine mais si peu. Seul en vers et contre tous (et tout) les responsables du rugby de France sont (presque) satisfaits. Le sélectionneur s’est bien refendu d’un laconique « je ne peux pas leur mettre un casque pour leur dire comment jouer les surnombres ». Qu’il se rassure, au train où vont les choses (stats, gps, données personnalisées etc.) il n’est pas bien éloigné le temps où les joueurs vont pouvoir communiquer avec lui (ou un autre) pendant le jeu. Le casque ils l’ont déjà sur la tête, reste à définir ce qui faut y mettre entre les deux oreilles. La différence sur le terrain se fait toujours par le cerveau…et les caprices du ballon ovale.

Les grands argentiers de notre rugby ont trouvé le moyen de coller une journée de Top 14 entre deux matchs du tournoi. Avec quels joueurs ? Bonne question.
Entre ceux coincés sur la liste des trente, ceux retenus par leur pays, ceux préservés par le staff, ceux qui ont le blues, ceux qui sont déjà sur le quai et les blessés c’est pas triste. Le plus injuste c’est que le destin d’un club peut se jouer sur ce type de journée plus ou moins aléatoire. C’est une facette du rugby pro, tout comme les joueurs chômeurs, les entraîneurs « remerciés » ou les procès qui sont de plus en plus nombreux.

Autre évènement : la valse des joueurs, managers, directeurs sportifs et autres gens gravitant autour ou dans les clubs continue d’alimenter la rubrique transferts. Un club du sud ouest fait en quelque sorte son « marché noir » en puisant chez les Blacks sans que cela ne trouble un quelconque dirigeant de notre pays. Dois je rappeler les qualificatifs dont le président de Toulon a été catalogué lors de son arrivée dans le monde feutré de notre Ovalie ?
Où sont donc les présidents qui avaient osé écrire que Toulon (avec Umaga) faussait le championnat ou, plus nauséabond encore, lors d’une rencontre à Bourgoin un sommet avait été atteint avec une déclaration du style : un groupe de résistants contre une armée étrangère.
Où sont donc les donneurs de leçons qui essaient maintenant de prendre le train en marche grâce à la manne d’un pétrolier que l’on découvre d’un coup très peu pollueur ? La liste serait longue et fastidieuse. Il est bien connu que certains ont le tort d’avoir raison avant les autres et que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Donc acte. Reste la possibilité d’en discuter lors d’une troisième mi-temps, bien calé en appui sur un comptoir solide où chacun peut en penser ce qu’il veut.

Demain nos Rouge et Noir se rendent chez BB et son « manager consultant futur sélectionneur ». Qu’attendre d’une rencontre qui va être considérée comme capitale pour notre adversaire ? Un bon match de rugby d’abord, cela n’est pas du superflu après les prestations des Bleus, et si la victoire est au bout pour nos couleurs la fusée RCT sera lancée de la plus belle des manières en vue des échéances futures à tous les étages.
La semaine a été belle je ne suis pas sur la liste dans l’affaire de la Swissleaks, ni celle du Carlton, ni celle de « l’arbitrage ».
Je peux dormir tranquille.

Besagne le 20 février 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 27.02.15 11:05

PATRON, C’EST LA MIENNE.

Je vais finir par être persuadé que l’air ambiant dans ce stade est chargé d’atomes alcoolisés car je ne trouve pas d’explications rationnelles au déroulement de ce match en Gironde. Ca devient une habitude.
J’ai du me frotter les yeux pour croire ce que je voyais sur le petit écran tellement les évènements étaient dignes d’un cauchemar. N’étant pas un club (tout à fait) comme les autres le RCT a réussi l’exploit de perdre, ce qui était au bout de trente neuf minutes de jeu le plus difficile à faire.
Comment en est on arriver là ? D’abord en manquant une immanquable pénalité qui enterrait BB sous les ceps de vigne, en vendangeant deux occasions d’aller à dame, puis en offrant sur un plateau une main secourable à notre adversaire qui était en apnée au fond du tonneau.
Les expressions ne manquent pas pour définir notre attitude : Ne jamais se moquer du jeu, ne jamais faire ressortir la tête de l’adversaire de l’eau, ne jamais donner le bâton pour se faire battre, ne pas décaler la Noël en février, même si lundi certains ont du se croire déjà à Pâques pendant la séance vidéo en entendant les cloches.
L’atmosphère était sans doute électrique pour faire sauter un fusible à deux de nos joueurs en quelques secondes, offrir cet essai tragi comique (et encore on ne savait pas à ce moment là que ce n’était que le premier).

Patron resservez, c’est la mienne.

Toulon s’est sabordé non pas dans la rade comme la marine mais dans les vignobles du Bordelais et pendant trente minutes en seconde période nos joueurs ont été orphelins d’un chef de meute pour les secouer et d’un cerveau pour remettre de l’ordre et c’est désolant.
Bien entendu on peut se réfugier sur le fait que sur cette action, (fin de première période,) il est inconcevable que l’arbitre accorde l’essai alors qu’un joueur à terre gêne avec ses pieds notre 9 dans la récupération du ballon. La règle est très claire : un joueur au sol est un joueur « mort », il ne peut plus intervenir.
Il faut donc admettre qu’une caisse de Pomerol avait été offerte à l’arbitre vidéo et qu’il l’a ouverte…car si l’on regarde bien les images tranquillement (ce qu’il peut et doit faire dans sa cabine) il accorde en tout trois essais plus que douteux. Puisque nous sommes dans le Bordelais j’ose écrire que c’est grave.
Cela n’enlève en rien à notre adversaire car c’est une belle équipe avec un brin de prétention cependant chez leurs dirigeants. Se rendent ils compte qu’en un seul match ils ont eu un carré d’as, cinq numéros et deux étoiles au tirage ? Cela n’arrive pas tous les jours et ils ont peut être grillé tous leurs jokers.
Le public bordelais s’est montré à la hauteur en sifflant Armitage et Bastareaud et a démontré, si besoin était, que les imbéciles poussent remarquablement au milieu des vignes.
Sur la place Besagne les supporteurs ont du mal à digérer le dernier match et justement à l’occasion de la prochaine journée de Top 14 c’est Brive qui se profile à l’horizon. Si certains ont des doutes sur leur motivation il suffit de se souvenir qu’un soir de septembre dernier nos Rouge et Noir en ont mis plus de cinquante aux coujoux. De plus historiquement ce club ne nous réussi pas plus que ça et souvent les relations ont été tendues. Nous n’avons pas d’atomes crochus avec eux et ils n’ont sûrement pas oublié. Espérons que le naufrage bordelais serve au moins à éviter une nouvelle déconvenue par manque de sérieux et de respect envers le jeu.

Demain les Bleus vont devoir ingurgiter une soupe aux poireaux en espérant quelle ne se transforme pas en soupe à la grimace. Le sélectionneur a encore prouvé qu’il était particulièrement en forme en jugeant la sanction contre son vice capitaine « très sévère ». Peut être devrait il téléphoner à l’Irlandais qui a trois vertèbres cassées.

Dans la bible jaune le débat sur les étrangers en Bleus suit son cours avec les arguments des uns et des autres. Je retiens le jugement d’un Toulonnais bien placé pour en parler : « il faut que les étrangers soient indiscutables, être clairement au dessus de tous ». Voilà ce que dit Eric Melville et j’avoue être d’accord avec lui. Si on met des étrangers pour faire bien c’est ridicule, si c’est un quota c’est malsain.
Quant au président de la World Rugby qui se réveille d’un coup on peut lui faire une piqûre de rappel car il déclarait haut et fort au début de son règne: « moi président le rugby ne sera jamais pro ». Mais au moment de choisir il a préféré changer d’avis pour conserver sa place. Tout le reste n’est que de la philosophie de comptoir car au bout de vingt ans de professionnalisme ça va être compliqué de faire évoluer les choses dans le bon sens, lequel ne va pas être simple à définir. Diviser pour régner est une devise vieille comme le monde et les gros pardessus fédéraux, de la ligue et de la World Rugby seront durs à (faire) bouger.

Sous ses allures de modernité le rugby est un sport conservateur et toute réforme est très longue à mettre en place. Quand on veut enterrer un problème on crée une commission disait Clemenceau. Jetez un coup d’œil sur les organigrammes des instances du rugby dans notre pays, au niveau européen et mondial.
Vous comprendrez vite, il y a beaucoup de monde à tous les étages.

Besagne le 27 février 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 06.03.15 14:08

NOUS SOMMES LES MEILLEURS.

Contrairement à beaucoup j’ai trouvé que nos résultats lors de la dernière journée internationale ont été très corrects et satisfaisants, qu’on en juge :
Les jeunes gens et les jeunes filles vainqueurs, les Bleues en route pour un grand chelem en pratiquant un super rugby, que demandez de plus ? Comment ? Vous auriez voulu aussi une victoire des professionnels ? Plus sérieusement l’état dans lequel se trouvent notre rugby en général et notre équipe nationale en particulier ne permettait pas de l’envisager en ce moment.
Les causes de ce marasme sont nombreuses et diverses mais il faut admettre que la politique rugbystique menée dans notre pays depuis l’avènement du professionnalisme fait payer cash des décennies d’immobilisme fédéral. C’est connu maintenant les gros pardessus ont pris le train en marche, contraints et forcés, et nous accumulons du retard d’année en année. L’illusion est entretenue épisodiquement par un bon parcours en coupe du monde, histoire d’oublier le reste. Comme toujours dans ces cas là le sélectionneur est sur le grill mais il est trop simple de penser que le virer est la solution même si c’est la plus facile.

« En sport c’est la victoire qui te donne raison » dit Moscato.

Il ne faut pas oublier que ce quinze national est la représentation de la première génération de rugbymen pro (à l’exception du capitaine) et qui ne sait faire qu’une chose : jouer au rugby.
Cette génération n’a aucun repaire historique qui peut représenter le maillot bleu et à titre de comparaison je prends souvent le même exemple : dans les collèges de Nouvelle Zélande les écoliers sont capables de réciter des équipes complètes de All Blacks, chez nous un nouvel international avait demandé, lors de sa première sélection, qui était le petit bonhomme qui venait de lui remettre son maillot. Jean Gachassin avait la délicatesse de ne pas se formaliser.

Bien évidement la connaissance historique du jeu de rugby ne suffit pas à faire gagner un match, mais l’ignorance peut contribuer à le faire perdre. Peut on vivre sans passé ?
Cette génération est gâtée, surprotégée, coupée du monde, isolée dans sa bulle et plutôt que de jouer elle va au travail. Certains ont peu de respect, « je n’ai de comptes à rendre à personne sauf à mes coéquipiers », d’autres craignent « comme à l’école les mauvaises notes et la critique pendant les séances vidéos ». Tous veulent gagner…de l’argent et à quelques mois de la coupe du monde jackpot ont peur de perdre leur place. Ces jeunes gens, et c’est un paradoxe, sont déconnectés du monde réel, errant lamentablement entre les réseaux sociaux sur leur tablette et les oreilles cadenassées par le casque audio.
Il y a déjà quinze ans Blondin écrivait que le jeu de rugby « c’est un jeu de sociétés, ou mieux d’une société, l’émanation d’un certain mode de civilisation, son reflet indéfinissable ». Force est de constater la justesse de son raisonnement.

Alors comme toujours on énonce les causes du mal et en priorité les étrangers dans le Top 14 qui ferment la porte à nos jeunes, les clubs riches qui ont tout déréglé, l’éternelle guéguerre entre la fédé et la ligue, les conflits internes, les règlements de comptes au tribunal. Les clubs sont des entreprises et le sélectionneur lorsque ça va mal endosse le rôle du DRH et annonce un plan social sous forme de licenciement pour la prochaine coupe du monde.
Nous sommes passé des sales gosses aux starlettes et à ce rythme on va tout droit vers une affaire du bus style footeux, car qu’on le veuille ou non, le comportement des joueurs de rugby pro chez nous, ressemble à s’y méprendre et de plus en plus aux capricieux du ballon rond.
Il suffit de se rendre pour cela au centre d’entraînement du Rugby Club Toulonnais qui se transforme petit à petit en Fort Knox. Portes fermées, vigiles à l’entrée, grillages, bâches, interdiction de tous bords…sauf celle de payer l’abonnement. J’ai honte pour nos minots qui restent plantés là, tristes avec leur poster et leur feutre, eux qui rêvaient de faire une photo avec les joueurs.

Arrivé au bout de ces lignes vous devez vous posez la question pourquoi ce titre racoleur, « nous sommes les meilleurs ? ».
Mais parce c’est vrai. Le tout nouveau président de la fédération Galloise et ancien ouvreur a été très clair : « la France a mis la barre très haut ». Voilà un compliment qui a fait plaisir aux gros pardessus en smoking car c’est bien de l’organisation de la troisième mi-temps que Gareth Davies parlait. Alors il m’est venu une idée.
Organisons un tournoi des six nations de la troisième mi-temps.
Ca va être chaud contre les Ecossais et les Gallois et ne parlons pas des Irlandais car tous ces gens savent se tenir correctement devant un comptoir. Les Anglais feront respecter leur règlement et les belles voix Italiennes assureront la partie musicale. C’est un Basque qui donnera le coup d’envoi et les chants raisonneront jusque sur la place Besagne.

Nous serons ainsi en accord avec l’éditorial de la bible jaune : « …quand on ne voudrait, victoires ou défaites, que du rire, des bières, des femmes s’il en reste et des déconnades à foison ».

Besagne le 06 mars 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Titony le 06.03.15 21:04

c'est brillant. comme d'habitude
avatar
Titony
Administrateur

Messages : 676
Date d'inscription : 07/06/2008
Age : 37
Localisation : Claret Beach

Voir le profil de l'utilisateur http://antonio-delasantacrutcha.over-blog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 20.03.15 14:03

J’AURAIS AIME TE DIRE.


Que la presse s’est distinguée. C’est vrai, il y a du progrès sur le célèbre « Racing » Club Toulonnais, mais que des spécialistes nous octroient une victoire (contre Brive) à six points relève d’une grande ignorance, sans oublier cet expert qui commente le résumé de Clermont contre le BO qu’il confond avec l’AB.
C’est pourtant, me semble t il, le BA BA de connaître un minimum de choses pour un « spécialiste ».
A Jean Dauger ils ont du apprecier.

Que j’ai aimé lire dans un magazine « qu’à l’arrivée de l’équipe d’Angleterre à Twickenham on se croirait à Toulon les jours de grands matchs ».

Que le match de nos Rouge et Noir contre des Noir et Rouge a été le théâtre d’une incroyable série de blessés en quelques minutes mais que la solidarité n’a pas été un vain mot dans ces circonstances particulières. Ce n’était pas un LOU Rouge et Noir mais un chat noir.

Qu’après le trophée de l’essai le plus balourd en Gironde le sort nous décore de la médaille du record du monde de blessés en quelques minutes.

Que je n’ai vu le match que le lendemain car l’orage a fait disjoncter tout le quartier pendant une heure.

Que le danger était d’aller à Rome et de ne pas voir le pape, mais que la chance c’était d’entendre un hymne semblable à un air d’opéra et de pouvoir assister (par moment) à la comédia dell’arte sur un terrain de rugby.

Qu’il est désolant que les responsables se gargarisent d’une victoire contre des Italiens qui étaient manifestement encore en Ecosse et la tête vaporeuse à cause (sans doute) des effets du pur malt.

Qu’il est surréaliste que le sélectionneur ose déclarer que « son équipe avait réalisé un grand match » dans une rencontre du niveau de fédérale et encore c’est pas sympa pour cette division.

Que le débat « vieux cons » se poursuit dans la bible jaune, mais que depuis peu ils regardent des starlettes ce qui peut paraître normal.

Que j’ai été content que mes Basques préférés s’en sortent contre un club qui découvre que le rugby sans le poids d’un président de la ligue en coulisses c’est plus compliqué et qui n’en finit plus de se lamenter.

Que malgré la crise la bourse n’a jamais été aussi haute depuis des années, mais que nous devons continuer à se serrer la ceinture, sans doute pour que les actionnaires crèvent encore plus le plafond de leurs profits.

Qu’en cette veille de week-end électoral des élus soient mis en examen pour la millième fois sans aucune conséquence.


J’aurais aimé te dire et discuter de tout cela, mais sur la place Besagne, les conversations depuis plusieurs jours sont focalisées sur ce drame épouvantable qui a causé la mort de dix personnes dont trois sportifs de haut niveau.
Le Rugby Club Toulonnais avait eu l’excellente idée d’inviter Camille Muffat pour parrainer une rencontre dans sa ville de Nice, elle avait tourné une pub rafraîchissante à Berg et tous les participants ont été unanimes pour reconnaître une championne et une jeune dame hors du commun. Le président a eu cette belle phrase : « on avez rendez vous au stade de France, on n’est pas certain d’y être, mais Camille elle n’y sera pas ».
Pendant quelques heures elle a porté le maillot Rouge et Noir et peut être que samedi dernier à Lyon nos joueurs, malgré la cascade invraisemblable de mauvais coups du sort en quelques minutes ont une pensée pour elle et se sont sentis privilégiés de n’avoir que « quelques bobos ».
Ces trois jeunes gens (et les autres) ont été victimes de cette frénésie d’images insolites dont notre société est très friande. Il faut toujours plus, toujours plus vite, toujours plus à la limite, toujours plus pour gagner des parts de marché. Bien entendu prétendre que la « télé réalité » en est la seule cause serait un raisonnement trop simpliste car le propre d’un accident c’est d’être imprévisible.
Les supporteurs du Rugby Club Toulonnais tenaient à rendre hommage à cette grande championne qui est partie beaucoup, beaucoup trop tôt.
Sur la place Besagne l’humeur n’était pas légère cette semaine. Ce n’était pas bonnard.

Demain c’est le jour de clôture d’un tournoi dont on se demande encore s’il faut le maintenir dans ces dates car, qu’on le veuille ou non, ces journées de doublon peuvent décider du destin d’un club vers le haut ou vers le Pro d 2. Le sélectionneur actuel sait déjà qu’il vit son dernier tournoi, la télé va perdre l’un de ses consultants. Pas de problème car en étant une demi douzaine pour expliquer qu’il n’y a rien à voir ils peuvent le faire aisément en étant un de moins.

Besagne le 20 mars 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 27.03.15 16:16

LA CULTURE ET LE PROFESSIONNALISME.


Je vous avoue très simplement que ce match de rugby au score de basket m’a interpellé plus que prévu. Comment trouver quelques bribes d’explications plausibles dans le déroulement de cette rencontre ?

Avant le match : Ils savent que nous sommes au fond du trou, les Anglais veulent gagner le match et le tournoi. Cette notion fait partie intégrante de leur culture et de leur éducation.

Le match : Entame de rêve (pour eux) qui les conforte dans leur double objectif. S’en suit une douche froide qui aurait du les calmer et les orienter sur le seul objectif de gagner la rencontre. Hélas, faiblesse du buteur et ils ressortent la tête de l’eau. La suite n’est qu’une cascade de phases de jeu, portes et capots ouverts et moteurs en surchauffe, ce qui provoque naturellement des situations inédites et exploitables style rugby à sept.

La fin du match : Certains ont joué les grincheux sur le choix d’option de jeu qui prive les Anglais de gagner le tournoi. Mais il n’y a que chez nous que des doux rêveurs se posent ce genre de question. En vertu de quoi devions nous permettre une victoire Anglaise ? Au nom du jeu ? Laissez moi en rire. La culture et l’éducation Britannique ne s’embarrassent jamais de ce genre de question « philosophico rugbystique ». Qu’ils jouent à Twickenham ou sur un stade au milieu de la campagne l’objectif est toujours le même : gagner. C’est aussi clair que cette ridicule notion de match amical. Regardez bien le prochain « amical » contre eux avant la coupe du monde le 22 août prochain…
Sur la sirène il ne nous restait plus que cet objectif à atteindre : les empêcher de gagner le tournoi et c’est ce que nous avons fait.

Cette différence de mentalité est d’ailleurs visible dés le coup de sifflet final : chez nous le staff se gargarise, chez eux ils font la gueule alors qu’ils nous en ont mis soixante, mais sans le gain du tournoi.
Ce match risque d’être une fois de plus l’arbre qui va cacher la forêt et comme le souligne justement le manager du RCT une coupe du monde c’est trois matchs à gagner, donc tout est envisageable.
Cela n’occulte pas le retard accumulé depuis dix ans et j’en ai pour preuves les déclarations de Rob Andrew lorsqu’ il a pris ses fonctions de « professionnal rugby directeur » en 2006.

« Je sentais venir un danger pour notre rugby. A l’époque les difficultés entre les clubs et la fédération étaient immenses. Il y avait tellement de tension ». Et il a tout dépoussiéré.

Les Britanniques ont cette faculté de changer de stratégie très vite lorsqu’ ils estiment que c’est nécessaire et urgent. Ils sont capables (et l’ont fait) de discuter sur la surface du carré publicitaire sur le maillot et d’autoriser dans la foulée presque tout.
Chez nous pour faire bouger la vieille dame fédérale c’est mission impossible. Tous s’accrochent à leurs avantages, leurs privilèges et à leur gâteau. Ils sont toujours avant 1995 et pour eux le changement qui a eu lieu cette année là a été et reste une contrainte.
Les bedonnants et les tenants de l’ordre établi choisissent leur camp : rarement celui de l’audace
Leur « professionnalisme » atteint des sommets comme lors de l’annulation de France Irlande, le dossier du grand stade, l’affaire (étouffée) du trésorier, la nomination de l’un ou l’éviction de l’autre. Il est aisé de comprendre pourquoi, que ces gens là se réfugient vite fait derrière le rideau de fumée provoqué par quelques bribes de matchs dignes de notre (ancien) standing.

Le président du Rugby Club Toulonnais a précisé que si la finale de la coupe d’Europe avait encore lieu en Angleterre, c’est « qu’il était impossible au mois de septembre dernier d’organiser un match au stade de France au mois de Mai » selon la fédération française de rugby.
Hors demain, le RCT rencontre son parrain dans une configuration de match européen, évènement décidé en décembre pour le mois de mars. Comme il le souligne : « quand des professionnels s’occupent de ce genre de choses ils arrivent à faire en trois mois ceux que d’autres n’arrivent pas à faire en un an ».

Cette grande fête du rugby en Rouge et Noir va voir l’affrontement de deux clubs ambitieux. L’un pour rester en haut, l’autre pour être dans les six et il est obligatoire de présenter cette rencontre comme il se doit, c’est-à-dire capitale comme celles qui suivent. Seul le gourou de la Garonne prétend qu’un Toulon Toulouse n’a jamais été un sommet. C’est dans la droite ligne de sa stratégie habituelle mais qui va croire à une impasse de sa part ?

Besagne le 27 mars 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 03.04.15 14:03

LE ROUGE ET LE NOIR.


Une rencontre de rugby c’est entre autres choses un livre dont la trame est « connue » bien avant le coup d’envoi :

Le titre : Toulon Toulouse

Les chapitres importants : l’entame, la fin de la première période, le retour des vestiaires et quelquefois le dernier quart d’heure selon le score à ce moment du match.

La conclusion : l’issue de la rencontre.

Tous ces paramètres « de base » fluctuent en fonction de scories plus ou moins maîtrisables et plus ou moins maîtrisées.
Samedi dernier l’entame ne se discute pas. Puis arrive le premier tournant : l’en avant de passe alors que notre arrière file entre les poteaux et que le score peut être de 25 à rien. Deuxième moment charnière : on approche de la pause et notre deuxième ligne, (décidément bien malheureux avec ses pieds), ressort les têtes toulousaines de l’eau pendant que ses coéquipiers badent la bonne mère.
Retour des citrons et, comme l’a souligné en direct l’entraîneur des avants, « on a tendance à rester dans les vestiaires ». Conséquence immédiate les Rouge et Noir de la Garonne vont à dame devant des Rouge et Noir de la rade pétrifiés comme des statues. Résultat des courses ce que le peuple de Besagne voit venir et redoute arrive à un quart d’heure de la fin. C’est opération porte ouverte, on dirait Angleterre France, (influence de la présence de PSA en tribune ?).
Nous sommes les spécialités de cette bonne action qui consiste à secourir un groupe en « difficultés » et c’est à se demander si le boîtier électronique que les joueurs portent dans le dos ne comporte pas également un défibrillateur.
A la sortie un zéro pointé avec en prévision des matchs éliminatoires à Grenoble et La Rochelle qui vont bien nous recevoir.
Cette journée est particulière car il valait mieux jouer dehors qu’à la maison (quatre victoires à l’extérieur). Pour nos couleurs un bilan comptable désastreux et une déception encore plus grande vu le contexte du match.
Bastareaud résume d’ailleurs très honnêtement leur prestation en déclarant : « Après les deux essais, tout le monde voulait croquer, jouer à la baballe et personne n’a tenu son rôle ».
Le RCT a oublié que le gâteau c’est à la fin du repas…une fois la victoire acquise.
Deux aspects me désolent particulièrement : la leçon de Bordeaux n’a pas été retenue et l’absence dans ces moments critiques d’un chef de meute pour remettre de l’ordre. Le jeu de rugby ne tolère pas la suffisance et je trouve qu’en ce moment il est beaucoup question de starlettes…

Bien entendu on peut se gargariser en parlant des absents, en prétendant que nous perdons ce match avec la cascade de blessés à Lyon puis la commotion de notre seul et unique buteur en Italie. Bien sur on peut estimer aussi que nous avons trop anticipé le changement d’heure et que l’on s’est cru trop tôt à la fin du match, que le blond est à la retraite, et on peut épiloguer sur le comptoir pendant des heures mais le résultat est là.
Nos Rouge et Noir actuels n’ont pas en tête l’historique des Toulon Toulouse et cette absence de mémoire collective ne leur délivre pas le message essentiel : on ne joue pas impunément avec Toulouse, avec ce monument du rugby de France.
L’élève RCT a reçu un coup de pied au cul et a été prié de se mettre le bonnet d’âne, seul au fond de la classe du Top14 et a immédiatement écopé d’heures de colle dimanche matin à l’aube.
Cet élève est très facétieux car il présente un carnet de notes déconcertant :
Dernier de la classe pour ses prises de balles en touche.
Dernier de la classe pour les contres sur les touches adverses.
Dernier au classement des buteurs.
Et premier du classement général…parce que Toulon, parce que c’est ça Toulon. Alors je m’adresse aux grincheux qui, sur la place Besagne l’ont en travers depuis samedi, c’est le moment de montrer le véritable visage d’un vrai supporteur, celui qu’il faut être dans ces moments là.
J’ai le souvenir l’année où nous avons gagné trois matchs sur vingt six et où je pouvais m’allonger comme au Lido sur les banquettes vides autour de ma place. Le nouveau public est d’autant plus sujet à ces sautes d’humeur que certains n’étaient peut être jamais rentrés le drapeau en berne et encore le trajet était on ne peut plus court. Je vous dis ça car, pour avoir connu des heures de route après une élimination, ce n’est vraiment pas bonnard.

Dimanche le Rugby Club Toulonnais reçoit les abeilles de Londres. Chacun sait que ces petites bêtes essentielles à la vie sur notre planète sont en danger de mort à cause de la folie de l’homme. Ce n’est pas une raison pour les ménager sur le pré.
D’abord le format des « bêtes » n’est pas le même, ensuite ça ferait vraiment désordre de se faire piquer à la maison et comme c’est le bon week-end je ne vous parle pas des cloches qui ne manqueraient pas de sonner dans les oreilles.

Besagne le 3 avril 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 10.04.15 14:21

COMME D’HABITUDE


Il est incontestable que cette notion (d’habitude) est fortement ancrée dans les têtes de certains. En effet, beaucoup (trop) trouvent normal et logique que le Rugby Club Toulonnais soit, comme d’habitude en demi finale de la coupe d’Europe.
Combien se souviennent que le tout premier match du RCT dans la coupe aux grandes oreilles date d’octobre 2011. Que de chemin parcouru depuis ! Et dire que certains font la fine bouche et ergotent en refaisant le match.
Il est vrai qu’une partie du nouveau public vient à Mayol comme il va au théâtre ou au cinéma et veut, en plus de la victoire, du spectacle comme au cirque. Mais ça ne fonctionne pas comme ça.
Un match de rugby reste un affrontement entre la volonté de deux groupes qui veulent tous les deux investir le camp adverse et surtout y rester, sans parler des aléas et des rebonds capricieux du ballon. Alors s’il vous plait, que les éternels insatisfaits réfléchissent un peu et ils se rangeront au raisonnement que je tiens depuis longtemps envers et contre tout (et tous) : seule la victoire est belle. Si elle peut être enthousiasmante et spectaculaire tant mieux mais ce n’est que la cerise sur le gâteau.
Je l’ai souvent répété une finale des années 80 entre le RCT et Toulouse a été cataloguée comme étant celle du siècle, mais j’y ajoute toujours « surtout pour Toulouse ». Le vaincu d’une finale n’a que les yeux pour pleurer et donc s’il faut pour gagner d’un point passer huit pénalités et trois drops, je ne vois pas où est le problème. Clermont a fait le spectacle pendant un demi match, les Saracens « n’ont rien montré » d’après les spécialistes mais à la sortie ils vont se rencontrer et…

Ce match contre les Wasps a été attaqué par le bon bout et terminé de belle manière. Notre deuxième ligne néo zélandais a compris que le foot ce n’était pas pour lui, notre ouvreur a fait du Jonny et comme d’habitude le RCT est dans le dernier carré européen.
Les experts et autres spécialistes ont écrit que « Toulon n’avait pas brillé », que la mêlée « se pose beaucoup de questions », mais sur la place Besagne on s’en contente et on est content.
Cette journée a été révélatrice du niveau des uns et des autres : les Parisiens sont restés bloqués au portillon du métro par un manque de cerveau et je dois leur reconnaître qu’ils on été « sport » dans leurs commentaires, le premier de la classe anglaise a été puni par les auvergnats, la coupe a beau changé de nom à la fin c’est toujours la même bande des quatre, comme d’habitude.
Le peuple Toulonnais va devoir partir en pèlerinage vers le nord dans la magnifique enceinte des footeux du coin avec qui nous avons bien de points communs dans l’excès et dans la passion. Ne dit on pas souvent que le RCT c’est l’OM du rugby ?
Pourvu que nos joueurs ne croisent pas dans les couloirs le fantôme du Vélodrome habillé en Rouge et Noir et qui par malice aurait fait le choix de s’installer pas loin de la Bonne Mère depuis un certain samedi.

Notre championnat reprend ses droits et c’est une rencontre plus qu’épineuse qui se profile à l’horizon. D’abord parce que ce n’est jamais simple contre Grenoble et ensuite parce que les deux clubs viennent de griller un joker en perdant à la maison. Cela ajoute, si besoin était, un supplément de motivation à notre adversaire et il va falloir être dans le coup très rapidement, jusqu’aux citrons et ne pas rester coincés dans les vestiaires.
Sur la place Besagne le débat fait rage sur le mode opérationnel de la commission de discipline et de ses décisions. En effet et ce n’est pas nouveau, la suspension d’un joueur en nombre de semaines peut punir celui-ci de zéro match comme de cinq.
Qui et au nom de quoi a pu pondre une telle mesure aussi idiote qu’injuste ? Cette mascarade aurait elle été décidée par les gros pardessus à la fin d’un gueuleton l’esprit embrumé par la fumée des cigares? On peut avoir des doutes car sur la place Besagne personne n’a oublié les élucubrations du sinistre président de la commission de discipline. Nous avons en tête les sanctions contre nos Rouge et Noir qui, hasard du calendrier, ne bénéficient jamais de suspension pendant qu’il n’ y a pas de match et qui ont été punis sans avoir été exclu du terrain, sans parler des deux records imbattables du président et du manager du RCT.
Il est vraiment temps qu’un grand coup de balai fasse place nette dans cet immense foutoir où la plupart ne sont là que pour manger le gâteau et se balader avec leur sésame pendu autour du cou. On peut toujours rêver.

Ces messieurs de la fédé vont se réunir un certain nombre de fois pour disserter et étudier les candidatures au poste de sélectionneur dans une parodie de démocratie car toute l’ovalie connaît déjà deux éléments : le successeur de PSA vient du service public (France 2) et si ces gens sortent un nom de leur chapeau (c’est envisageable) nous resterons dans la tradition : le fait du prince.

Besagne le 10 avril 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 17.04.15 17:25

FERRASSE EST REVENU.


Exceptionnellement sur la place Besagne c’est du foot qu’il est question en ce début de semaine. Les familles Corse ou ayant des racines insulaires sont nombreuses à Toulon et de plus il est aisé de trouver des points de comparaison avec un autre club du sud (en Rouge et Noir) : sanctions uniques et iniques, mépris affiché d’une certaine presse, mépris fédéral, j’en passe et des meilleures.
Le scandale provoqué par l’attitude du président de la ligue de football est une véritable atteinte aux valeurs sportives si cela peut signifier quelque chose dans ce milieu. Ce « monsieur » est un récidiviste et samedi dernier il a étalé son véritable visage qu’il tente de cacher derrière une paire de bacchantes ridicule. Il est vrai qu’il est plus compliqué d’en avoir une autre paire (ailleurs) et de descendre saluer comme l’exige le protocole les joueurs des deux équipes et notamment ceux de Bastia à qui il avait déjà refusé, dans un acte de bravoure remarqué, de remettre le trophée de champion de France de ligue 2.
Cet individu qui est le président de toute la ligue professionnelle de foot dans notre pays a donc fait une nouvelle démonstration de son « courage ». Il avait précédemment servi de carpette au caïd du QSG en s’excusant pour un mauvais arbitrage et a sans doute assuré sa famille pour une génération. Bien entendu l’arbitre s’est mis à plat ventre devant ces tenants du pouvoir et des milliers de supporteurs ont payé au prix fort vingt minutes de match.
Craignaient ils onze Bastiais ? Le score du match de janvier avait il déjà scellé le sort de cette finale ? Ce moustachu a insulté le club Corse, la Corse, les Corses et les gens honnêtes de ce pays qui aiment le foot. Un seul mot me vient à l’esprit : FORA *!

Pourquoi Ferrasse ? Parce que quelques anciens se souviennent peut être que le dictateur agenais avait déclaré la veille d’une demi finale : « J’en ai marre de Toulon, oui je soutiens Tarbes, oui je vais faire le déplacement avec eux, oui j’ai prévenu l’arbitre, non je n’irai jamais à Toulon ». Comme son alter ego du foot Ferrasse se devait être le président de la fédération française de rugby, son intervention avait été scandaleuse et malheureusement avec les mêmes effets sur l’issue du match.

Cette journée de Top 14 a été très bénéfique pour nos Rouge et Noir et pour une fois personne n’a trouvé des poux dans la tête de nos joueurs, sauf peut être le manager pour les quatre essais encaissés, mais ça c’est normal. Le RCT a aligné une cinquième victoire à l’extérieur et consolidé sa première place. Cela calme les experts et les spécialistes pour qui certains clubs étaient déjà au sommet (Bordeaux, Grenoble).
Clermont a fait le bouffon et c’est retrouvé le cul par terre, comme l’on dit dans l’Ain, mais là ce n’est pas la faute à Voltaire. Mes Basques préférés se sont fait voler à Toulouse, le gourou de la Garonne a réussi son coup médiatico-arbitral.

La mauvaise nouvelle de la semaine (pour moi), c’est bien entendu le départ de Pierrot. Je trouve lamentable cette situation mais cela est certainement une forme d’égoïsme de ma part (encore un minot de la rade qui s’en va) et surtout du à l’ignorance des tenants et des aboutissants que l’on nous cache pieusement sous couvert d’amabilités.
Bonne chance et je me console (un peu) en pensant qu’il ne change pas de couleurs.

La bible jaune ouvre un dossier concernant les finances du Top 14. On découvre que seuls Toulon et Brive sont « légaux », et que les trois quarts du déficit cumulé (soit une trentaine de millions d’euros) sont le fait des deux clubs parisiens et de Castres. Mais que fait la police ? La DNACG explique en long en large et en travers qu’il n’ y a pas le feu car des chèques vont pleuvoir d’ici peu. « C’est de la stratégie financière explique t elle, soit une personne physique soit morale apporte les garanties ».
Le Rugby Club Toulonnais n’a pas bénéficié de la même mansuétude il y a quinze ans lorsqu’il a été le premier club à être rétrogradé en deuxième division sur le tapis vert pour un déficit de un million d’euros. Il est vrai que le président de la ligue du moment et accessoirement président de Biarritz démontrera plus tard qu’il était le digne fils de Ferrasse en soutenant ouvertement son club qui disputait une finale contre le RCT.
Mais où sont donc passées les chorales vertueuses qui hurlaient au scandale lors de l’arrivée de notre président ? Où sont donc ces censeurs qui prétendaient haut et fort que Toulon faussait le championnat avec Umaga ? Où sont ces gens qui spéculaient sur cet argent (plus ou moins sale selon eux) qui circulait dans le club ? Il n’ y a pas que le président de la ligue de foot qui doit avoir du mal à se regarder dans une glace, la liste est longue.

Dimanche le peuple de Besagne reprend la route pour un pèlerinage vers le Vélodrome. Les Rouge et Noir vont y rencontrer une bonne partie de l’équipe d’Irlande. Le tirage au sort des vestiaires a déjà eu lieu et le RCT a hérité de celui des visiteurs, celui de Toulouse et du QSG.
C’est bon signe et il suffit que Michel, qui vous permet de lire ces lignes, fasse le même pronostic que pour le voyage dans les Alpes et tout sera parfait, sauf pour les gros pardessus qui vont craindre un triplé historique.

*Fora : dehors.

Besagne le 17 avril 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 24.04.15 13:58

OH ! BONNE MERE !


J’ai commencé par lui en vouloir (à la bonne mère).
Un temps Irlandais à Marseille c’est un scandale ! Comment ces diables bleus s’y sont ils pris pour lui commander cette pluie juste avant le match ? Il a commencé par tomber de l’eau, puis des ballons et enfin des pénalités. Si certains l’avaient oublié cette météo rappelle que le rugby est un sport d’hiver et que les pratiquants d’aujourd’hui ont bien de la chance de courir sur une pelouse parfaite et de jouer avec un ballon en plastique. Il est loin (heureusement) le temps des cours de ferme et du ballon en cuir qui pesait une tonne.

Se rendant compte qu’elle avait un peu exagéré (cela peut paraître normal à Marseille) la Bonne Mère a fait le nécessaire pour que les poteaux soient efficaces pour nos Rouge et Noir et surtout elle a fait l’effort de souffler un peu d’air pour qu’un drop qui semblait cadré frôle les barres.
Histoire de se faire pardonner elle a fait en sorte que le match soit un peu plus long, ce qui a fait diminuer mathématiquement le prix des places car personne n’a encore songé (ça peut venir) à facturer les minutes supplémentaires à la sortie.
Dans ce magnifique stade à moitié vide j’ai eu honte des sifflets de ces pseudos supporters qui n’ont aucun respect pour un adversaire plus que respectable. C’est personnel mais je sens bien que le nombre de mes déplacements va de plus en plus se réduire car, mis à part le coût, je suis fatigué de ces comportements imbéciles. Ce qui devrait être une fête se transforme par l’attitude d’une certaine partie de ce nouveau public en une séance de vociférations vulgaires et insultantes. Si Toulon jouait en Rouge et Bleu ces abrutis passeraient aisément pour des supporters du QSG.

Le jeu de rugby est très compliqué, les règles sont soumises à la « philosophie de l’arbitre », les interprétations visuelles dans un stade subissent, par la force des choses (distance, visibilité, émotion) l’envie exacerbée du supporteur qui ne voit que ce qu’il rêve de voir pour ses favoris. Comment certains peuvent ils hurler sur une décision prise par le préposé au sifflet au sortir d’une action qui se déroule à plus de cent mètres ?
Ces gens là ne connaissent rien à l’esprit rugby et j’avoue le(s) supporter de moins en moins.
Ces diables d’Irlandais survoltés par une météo qui devait leur faire croire qu’ils jouaient chez eux ont proposé un rugby réduit à sa plus simple expression, un jeu fait de chandelles, d’hormones et de don de soi. Ce qui est une splendide définition du jeu de rugby.
Le rugby évolue sans cesse mais lorsque l’enjeu prime sur le jeu tous s’en remettent aux bons vieux fondamentaux : conquête, combat, cartons appuyés et occupation.
Une bonne dose de roublardise (le rugby est passé des mêlées relevées aux mêlées écroulées), et à quelques centimètres près le Rugby Club Toulonnais était en semi vacances malgré un nouveau Jonny qui a fait carton (presque plein) en ayant perdu une lentille et une dent…Ne faisant jamais rien comme les autres nos Rouge et Noir ont fait le trou en étant (injustement) en infériorité numérique et à la fin du match il faisait un temps superbe, il me semble avoir entendu Fernandel chanter dans les tribunes « Félicie aussi » !

Sur la place Besagne les conversations roulaient lentement (récupération oblige après les émotions du dimanche). Il était question de ces (ir) responsables qui fixent le jour, l’heure de la rencontre, et le prix des places.
Mais ce qui a vraiment agacé les Mordus, Fils de Besagne et tous les autres c’est l’attitude méprisante du président de la fédé qui, après avoir assisté au match Michelin Saracens n’a pas daigné venir au vélodrome. Il s’est mis au niveau du moustachu des footeux et a rejoint dans cet exercice le président castrais de la ligue qui, en 2010 avait privilégié la finale de Pro d 2 plutôt que celle du RCT contre Cardiff. Quant à la mine déconfite des ex présidents du Michelin club elle (nous) faisait plaisir à voir. Les spécialistes ont trouvé un RCT avec plein de défauts, certains ont eu l’honnêteté de souligner qu’il allait disputer sa septième finale consécutive.

Samedi prochain Toulon visite un port de l’Atlantique où il y a des bagnards dans les tribunes et des joueurs entraînés par un ex Rouge et Noir. Chaude réception assurée, espérons que la Bonne Mère soit encore en forme…

Besagne le 24 avril 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 04.06.15 14:30

CA SENT LES VACANCES.

Le dernier match à Mayol a parfois eu un air d’exhibition. Cette rencontre a permis de confirmer que Oyo sans ses cadres reste Oyo et que l’état d’esprit montagnard était bien ancré chez ces gens là. J’ai été surpris de leur débauche d’énergie car il faisait une température pour le moins inhabituelle pour leurs organismes, sans parler du contexte particulier du match. Comme le soulignait gentiment mon voisin de stade et supporteur d’Oyo : il fait beau, il fait chaud, ça sent les vacances. Il a explosé de joie lorsque la qualification de son club a été officielle et a remercié la terre entière, y compris la marine Russe présente à Mayol. Il est vrai que Mayol avec en toile de fond ce magnifique voilier c’est unique.
Il ne savait pas encore que son club de cœur allait s’incliner 20/19 à Toulouse…tout comme lors de la première journée en août dernier.

L’actualité RCT de la semaine a été marquée par l’arrivée officielle d’un Jonathan, il joue en 9 mais souhaitons lui la réussite qu’un 10 célèbre avec ce même prénom. Mes Basques préférés vont se faire piller (nous sommes passé par là à Toulon) et deux des leurs arrivent chez nous, sachons les recevoir avec dignité.
L’autre question essentielle sur la place Besagne c’était bien de connaître le jour et l’heure de notre demi finale car, diktat chaîne cryptée oblige, sortir premier de la classe ne procure plus aucun bénéfice. La ligue s’est écrasée devant les euros. Cela oblige les supporteurs désireux de faire le déplacement d’attendre le bon vouloir de ces messieurs, sans parler des innombrables maux de têtes contactés par les responsables des associations pour organiser le voyage. Mais qui s’en préoccupe ?
La chanson au hit parade de la place la semaine dernière c’était bien Renaud avec son « c’est quand qu’on va où ? »

En regardant la finale de la Pro D2 j’ai eu la confirmation de ce qu’avais prévu : Ferrasse est ressuscité. Le dernier quart d’heure d’Agen sur sa ligne de but a été la démonstration flagrante d’un festival de fautes commises impunément. Si besoin était cela confirme qu’un arbitre ne voit que ce qu’il veut et que le fantôme du dictateur gascon est capable de diriger une fin de match en préservant le maigre capital de son club…
Pour clore ce chapitre nous avons appris que le gourou de la Garonne était intronisé. J’avoue m’être trompé dans mes prévisions car je voyais bien le commentateur de la chaîne publique prendre cette fonction mais vu le CV du candidat il n’ y a pas du avoir photo. Reste à voir la suite pour quelqu’un qui a souvent découpé les méthodes fédérales…mais qui va faire son entrée dans la maison.

L’autre chapitre c’est bien sur le « Fifagate » cet épisode mafieux dans les plus hautes instances du football planétaire. Ce qui m’horripile le plus c’est bien cette hypocrisie qui fait passer ces « découvertes » comme des révélations, ce qu’elles ne sont pas, mais présentées comme telles. Ces gens là ne sont qu’un ramassis d’individus qui dissertent sur les valeurs mais qui se vendent au plus offrant. Ces Rois Fainéants des petits (et gros) arrangements entre amis sont assis sur leur trône et leur compte bancaire et rien ne semble pour le moment pouvoir les déloger. Tout se fait à l’insu de leur plein gré, expression bien connue.
Corruption, blanchiment d’argent, trafic d’influence, élections truquées, on se croit en plein feuilleton politique dans lequel (et selon une habitude très répandue) ces « responsables » sont heureux d’être en garde à vue ou mis en examen pour pouvoir se défendre.
Une fois de plus le sport international est pris dans un tsunami dont l’épicentre est le dollar, chaque jour apporte la confirmation que tout est acheté. Cela n’est que le reflet de notre société qui ne fonctionne que sur l’argent.
Comment ne pas penser au rugby dans ces moments là ? Certes il y a bien eu des décisions et des comportements suspects dans l’attribution et le déroulement des différentes coupes du monde, certes le trésorier de la fédé a fait la une l’année dernière dans une sombre affaire de trésorerie mais le couvercle comme dans le foot a été vite refermé.

Samedi le RCT va se rendre en Gironde pour tenter de gravir l’avant dernière marche. Si j’en crois quelques spécialistes et experts le mieux serait que l’on déclare forfait tellement les Parisiens nous sont supérieurs, un peu comme pour la finale européenne que le Michelin club devait gagner pour réparer « l’injustice sportive » de 2013.
Je préfère que nous gardions en mémoire que ce coin d’Ovalie nous donne souvent mal à la tête, les vignobles environnants y sont pour quelque chose sans doute.
Ce n’est pas une raison pour recommencer attendons les vacances pour goûter les produits locaux.

Besagne le 03 juin 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 11.06.15 10:07

LE JOUR MAUDIT.

Il est curieux de constater (et quelque part réconfortant) que l’évènement majeur du dernier week-end de notre Ovalie c’est la défaite du Rugby Club Toulonnais.
Que cela fasse grand plaisir aux « officiels » de la tribune présidentielle de Bordeaux et aux anti Toulon maladifs passe encore, mais je n’accepte pas certaines manières. Que des abrutis sifflent des légendes de ce sport alors que le Rugby Club Toulonnais leur a permis de les voir jouer est une véritable insulte. Ce nouveau public du nouveau rugby est lamentable et ne mérite que du mépris
Que soit occulté en ce jour maudit dans quel état d’esprit certains Rouge et Noir et le groupe en général devaient se trouver, je trouve cela honteux. Que tous ces spécialistes qui martèlent à longueur de saison l’importance du mental dans un match et encore plus lors d’une rencontre couperet soient aussi discrets sur cet aspect me révolte.
Pour ma part je trouve que cette réaction honore nos joueurs pour qui la perte de l’un des leurs est beaucoup plus importante que le résultat. Les larmes d’Ali Williams et le visage décomposé de Masoe et Hayman ont bouleversé le peuple de Besagne. Il est d’ailleurs curieux de constater que c’est le plus proche de Collins qui s’est transcendé au point de faire un grand match. La complexité de la nature humaine est un vaste sujet. Cela prouve, si besoin était, que l’élément le plus important c’est bien le cerveau et c’est heureux.
Il n’est pas question de trop discuter sur la victoire Parisienne car sur l’envie (et vu le contexte) nous avons perdu ce match avant de rentrer sur la pelouse. Même si en visionnant calmement le match certaines interprétations arbitrales sont plus que suspectes, mais il est bien connu que l’arbitre ne voit que ce qu’il veut surtout dans la phase confuse des mêlées, les plongeons et les hors-jeu. Le Stade Français a gagné ce match d’abord la semaine précédente pendant laquelle la presse a expliqué en long en large et en travers que leur pack , après avoir pulvérisé celui du Racing, allait en faire autant avec celui de Toulon. Et le directeur de jeu avait cet à priori en tête qu’on le veuille ou non.
Les qualificatifs pleuvent sur notre élimination, cela va de la fin de cycle en passant par la fin de règne et peut être de la fin du monde ovale. Ces gens là ont du souffrir depuis quatre ans…Qu’ils me permettent de leur rappeler que le Rugby Club Toulonnais est triple champion d’Europe et qu’ils se posent la question suivante : combien de clubs aimeraient être à notre place ? Certains « supporters » peuvent d’ailleurs en faire autant.
Depuis vendredi dernier l’Ovalie de notre beau pays est en paix et il suffit pour s’en convaincre de lire entre les lignes du caïd de la bible jaune : « une équipe attachante, un président à sa mesure drapé d’humour et de distance face aux évènements qui l’entourent », voilà pour le Michelin club, pour les Parisiens c’est copié collé : « je n’en finirai pas de m’enthousiasmer devant l’avènement de cette jeune équipe, voilà bien une autre équipe infiniment attachante, à l’image, là encore, de son président ».
Ouf, l’Ovalie bien pensante débarrassée du RCT respire beaucoup mieux. L’ambiance redevient feutrée. Samedi c’est un beau champion qui va être couronné, avec un bon président, des joueurs pratiquement tous français et une trésorerie claire comme de l’eau de roche. Mais qu’ils profitent tous bien de cette situation car c’est un fait historique : le RCT se relève toujours lorsque il est battu, raillé et souvent haï.

Roland Garros s’est terminé avec dans les phases finales des Serbe ou une Tchèque subjugués par la douceur du climat monégasque ou les belles montagnes suisses, tout comme un français d’ailleurs. Heureusement la morale est sauve car c’est un Suisse qui a gagné et il réside …en Suisse !

Le « dernier » épisode du Fifagate s’est soldé (c’est le cas de le dire) par l’officialisation d’un chèque de cinq millions d’euros pour que la France ait pu se rendre à la coupe du monde en 2010…pour y faire grève. Tout cela avec le soutien appuyé et très onéreux de deux de nos ex ministres.

Amis supporteurs du RCT nous sommes en vacances un peu plus tôt que d’habitude, si on positive nous allons faire quelques économies, mais n’oublions jamais que le temps n’est pas si lointain où nous étions contents d’être dans le ventre mou du Top 14. Alors bonne vacances à tous et plus que jamais soyez fiers de nos Rouge et Noir,

PARCE QUE TOULON !

Besagne le 10 juin 2015

Loubiére

Messages : 78
Date d'inscription : 01/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Place Besagne by Loubière

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum