Place Besagne by Loubière

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 04.09.15 10:32

ICI TOUT EST DIFFERENT.

J’avais décidé au mois de juin dernier, au soir de cette sinistre journée de ne plus me promener sur la place Besagne pour une bonne raison :

La crainte que la répétition devienne lourde et pénible à lire.

Répétition inévitable car le sentiment anti Toulon et anti RCT développé au lendemain de la défaite en demi finale a atteint des sommets : la bible jaune a soudain vu la vie en rose, un « spécialiste » a même écrit : « une finale de présidents comme il faut » et la majorité de l’Ovalie a pu respirer librement : enfin une finale sans Toulon.

Répétition inévitable car l’instance européenne a osé mettre le Rugby Club Toulonnais triple champion non tête de série, ce qui revient a faire un premier tour de Roland Garros entre Federer et Djokovic.

Répétition inévitable car la rengaine est toujours la même, sur le même tempo et le début de cette nouvelle saison est particulièrement virulent. Pensez donc le RCT au fond du classement ça fait saliver sur tous les terrains …et ailleurs. Le président, pressentant d’ailleurs ses erreurs en gestion de ressources humaines a d’ailleurs annoncé la couleur avant le premier match, ce qui a permis aux spécialistes de le traiter de manipulateur.

Répétition inévitable des élucubrations de la presse car j’ai entendu lundi matin dans le journal de la chaîne publique un journaliste affirmer superbement que le RCT venait d’essuyer sa troisième défaite d’affilée… (En deux journées).

Répétition inévitable car la ligue s’est fait un plaisir de nous concocter un calendrier super et s’il est vrai que nous payons la stratégie présidentielle en cette année de coupe du monde, les instances se sont senties obligées de mettre leur couche. Cela m’a d’ailleurs rappelé le programme lors de notre première remontée dans l’élite.

Répétition inévitable car lors du match à Castres j’ai vu un phénomène rare et pourtant j’en ai vu des interprétations venues d’ailleurs.
En effet, j’ai connu l’arbitrage de la tribune du tsar Agenais car il était de notoriété publique qu’à cette époque le seul fait de sa présence faisait qu’Agen partait à 9/0.
J’ai connu des arbitrages « maison » classiques (Toulouse avec le gourou de la Garonne, Clermont avec un bon président, Biarritz avec le baron basque etc.). Un expert s’était transcendé en écrivant que Toulon avait bénéficié d’un arbitrage maison…lors d’un match à l’extérieur.
J’ai connu des arbitrages dirigés par le capitaine (souvent international) qui transformait le directeur de jeu en marionnette.

Je m’arrête pour ne pas vous imposer la longue litanie des particularités propres au Rugby Club Toulonnais car cela ne serait qu’une répétition de plus, mais dimanche dernier un sommet a été atteint : l’arbitrage dicté par l’équipe locale. Comment l’essai du jeune centre de Toulon peut il être refusé sous le prétexte que les joueurs de l’ex président de la ligue ont vu un en-avant d’ailleurs imaginaire et se sont arrêtés de jouer ? Pourquoi demander la vidéo alors que le juge de touche précise que, pour lui, c’est bien un joueur bleu qui touche le ballon ?
Poser ces questions c’est y répondre et j’avoue que c’est fatiguant de toujours constater et de discuter des mêmes choses. L’Ovalie est en transe car elle peut démolir Toulon, mais attention car historiquement c’est toujours dans ces cas là que le Rugby Club Toulonnais se relève.

Répétition inévitable et je l’ai souvent souligné : notre jeu retourne à ses racines du foot : l’incident « supporter » à Pau n’est pas aussi isolé que ce qu’on veut bien le reconnaître et je me souviens vous avoir écrit que le déplacement à Marseille pour la rencontre de coupe d’Europe était certainement (pour moi) le dernier devant le comportement de certains « supporters » Toulonnais.
Le comportement du public Castrais dimanche dernier ressemblait beaucoup à celui du foot…

En conclusion, et vous l’avez compris, cette place Besagne est pour l’instant la dernière de peur de vous lasser. D’ailleurs ma chère et tendre résume tout ça en disant « tu répètes toujours la même chose ».
Ne voulant surtout pas que mon discours ressemble à celui d’un politique en campagne électorale, je ne peux rien promettre sur l’objectivité de mon analyse. Un spécialiste du jaune m’avait répondu un jour «  de grâce arrêtez d’être parano », je m’en vais de ce pas chercher la définition de cette maladie.

Merci à Michel qui a permis de « publier » ces quelques lignes pendant des mois et merci à ceux qui ont pris le temps de les lire.
C’est le moment de soutenir nos Rouge et Noir comme jamais. Le 12 septembre à Mayol le RCT va jouer un match éliminatoire. Que les anciens persuadent les nouveaux venus qu’ils n’auront aucun cadeau à attendre de qui que se soit…ce qui n’est que la répétition de faits depuis que les Rouge et Noir empêchent les instances, les arbitres et les bons présidents de dormir.

Oui ici tout est différent car nous sommes en marge de l’Ovalie, à l’écart des décisions, géographiquement en bas à droite, presque des insulaires.
Oui nous revendiquons notre différence car c’est notre moteur. Que tous les exaltés du moment profitent de la situation actuelle car cela ne va pas durer…parce que Toulon !

Besagne le 04/09/215

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Titony le 05.09.15 17:24

Ce serait fort dommage de ne plus pouvoir se balader sur la Place Besagne car si la vraie est très moche, celle-ci, la virtuelle est autrement plus intéressante et belle
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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 21.09.15 16:09

R (C) T L.

C’est par une coupure de courant dans la ville lumière ( !) que le RCT a débuté (enfin) la saison. Je n’ose imaginer un contexte semblable à Mayol et l’orage médiatique qu’un tel incident aurait engendré. Depuis lundi je décortique la presse spécialisée pour trouver une trace de ce journaliste qui avait écrit lors de l’annulation de Toulon Agen pour cause de pluie diluvienne : « avec un tel budget le RCT n’a pas de quoi acheter une bâche pour protéger le terrain ». J’attendais donc que cet individu demande au président parisien d’acquérir des câbles et des ampoules fiables.
Reste, et c’est bien le plus important, que Toulon a mis Paris en bouteille.

La bombe est tombée de Radio Télé La valise grâce à l’accès de fièvre d’une journaliste qui devait vouloir booster sa carrière avec un scoop. J’ai donc cherché la définition de « soupçon », puisqu’il s’agissait ni plus ni moins que « de soupçon de dopage organisé » et je vous livre la définition du Larousse : « opinion fondée sur une intuition, sur une impression, mais sans preuves précises ». Sans doute cette journaliste a t elle la grosse tête …ce qui peut paraître normal sur cette radio.
On dit souvent que le rugby est une affaire d’hormones. De la à les confondre avec celles de croissance il n’ y a qu’un pas.
Résultat immédiat un lynchage médiatique en règle, un bandeau défilant au bas des écrans toute la journée, des tas de suppositions, un climat de suspicion, et des il parait que…toutes les minutes. La curée médiatique nationale a atteint des sommets avec la chaîne cryptée faisant un gros effort dans son petit journal en claironnant la « nouvelle » en deuxième position. Tout ce beau monde dissertait cependant sur le Racing Club de Toulon, ce qui montre l’impressionnant travail d’investigation pour vérifier une info.
Notre société surmédiatisée, hyper connectée, induit ces situations dangereuses pour la vérité vraie. Chaque jour a son lot d’affirmations jetées en pâture à des millions d’individus.
C’est encore plus grave et regrettable lorsque c’est le fait de gens dont c’est le métier d’informer et non de faire le buzz. Que cela tombe au moment des futures élections fédérales ne fait que confirmer ce qui est une évidence depuis toujours : le RCT dérange.
Que pense donc cette radio sur le scandale du trésorier de la FFR qui revendait des billets ? (Affaire étouffée), ou ce joueur du club « Rouge et Noir » (mais du sud ouest) suspendu deux ans pour dopage avéré, mais dans une discrétion médiatique remarquable.
Le problème c’est bien qu’après le bombardement en règle la presse va s’en tirer par un démentit des mois après la révélation. Le scoop en 2012 des deux joueurs du RCT « dopés » en est la démonstration : des pleines pages, des communiqués spéciaux et deux lignes quatre mois après pour souligner que ces joueurs étaient clairs.
L’air de la calomnie souffle souvent sur les poteaux de Mayol, mais ces gens là ignorent qu’ici tout est différent et que les retours de flammes sont fréquents.
Si, par précaution et professionnalisme, cette journaliste avait pris le soin de se renseigner auprès des associations de supporters du RCT elle aurait eu la confirmation de ses soupçons car il est de notoriété publique qu’ils sont tous dopés à l’EPO. Certes quelques heures d’éducation pour une mise à niveau de ses connaissances auraient sans aucun doute été nécessaires et bénéfiques, mais elle aurait appris que l’usage de l’Eau, du Pastis et des Olives est courant chez nous. Et ça c’est la vérité vraie.

Revenons sur le terrain et à ce match contre le port de l’Atlantique : un score de mi temps de basket, six essais à trois pour faire comme au tennis et à la sortie cinq points pour savourer des vacances paisibles. C’est toujours mieux qu’au premier soir de cette nouvelle saison.

L’un des entraîneurs du Michelin’ club mécontent de l’arbitrage chez lui s’est lâché dans la presse pour qualifier le fautif (selon lui) de : « pas au niveau, dépassé, impensable » et de décortiquer un nombre imposant d’actions lors desquelles (selon lui) le directeur de jeu n’a pas été à la hauteur.
Ces gens là ont vite oublié les années Berdos et autres interventions divines de Cardona. C’était plus facile à gérer comme situation et donc de prétendre hautainement devant les micros que « tout cela s’équilibre sur une saison ».

Sur la place Besagne tous les supporters attendent impatiemment la sanction disciplinaire car, n’en doutons pas, ce monsieur devrait être convoqué devant les instances pour « atteinte à l’intérêt supérieur du rugby ».

En attendant la reprise, place à la coupe du monde, ça va faire du bien de regarder des matchs sans que la tension grimpe dangereusement. Le principal c’est bien que Notre Dame du Rugby protège tous le joueurs de la planète et surtout…les Rouge et Noir des Bleus.


Besagne le 15 septembre 2015

(Désolé pour le retard, mais PB internet résolu)

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 09.10.15 17:48

GOD SAVE QUI PEUT.

Cette coupe du monde avait eu un premier raté dés le match d’ouverture avec le comportement du public anglais irrespectueux envers le haka Fidjien. Chanter dans un stade c’est très bien, chanter pour étouffer une tradition est inexcusable au même titre que les imbéciles qui sifflent le haka des All Blacks.
Le deuxième accroc, a été cette « interdiction de cornemuse » signifiée aux Ecossais. J’ignorais que cet instrument était dans la catégorie des armes de destruction massive et cela a fait remonter à la surface l’interdit qui frappait le « pilou pilou » à Mayol…
Heureusement une première bombe atomique lâchée par le Japon (pour une fois ils ne l’ont pas reçue sur leur tête) m’a permis de « rentrer » dans cette compétition. Quelle déflagration que cette victoire sur les Boks, tout n’est donc pas écrit d’avance, planifié, calibré et bien carré.
Le deuxième impact est venu du quinze du poireau qui a servi la soupe à la grimace aux jardiniers de la rose et leur a « permis » de devenir historiques en étant la première nation organisatrice non qualifiée pour les phases finales.
Bien entendu les qualificatifs et autres superlatifs que la presse s’est empressée de donner à cet évènement sont sidérants : fin du monde, crash de la bourse, le monde sur vos épaules, la honte, les excuses envers le peuple, tout cela sous couvert, non pas d’analyse rugbystique, mais de comptes de gros sous.
Catastrophe économique, des milliers de pubs en berne, des milliards de recettes en moins, des millions de billets bradés sur le net, des réunions de crise, des démissions futures, des mises à pied probables et la toute puissante fédération anglaise grande perdante. Tout cela alors que c’était leur coupe du monde et que certains acteurs promettaient depuis des mois un succès historique pour la maison mère du rugby.
La conséquence immédiate de cette élimination prématurée a été de vérifier ce que l’ovalie mondiale savait déjà : une défaite anglaise fait toujours plaisir, un désastre de cette taille fait plaisir à tout le reste de la planète les Anglais exceptés, même si en cherchant bien certains doivent jubiler parmi eux. J’avoue que cette situation n’a pas perturbé mon sommeil car je trouve déplacé (le terme est faible) ce déferlement d’adjectifs pour ce qui n’est, comme le dit Giteau, « qu’un truc pas vraiment sérieux » en parlant du rugby bien sur.
Quant à l’expression employée à tort et à travers « match de votre vie » il suffit de rentrer dans un hôpital pour en voir un véritable de match de ce type.

God save qui peut.

Ces décideurs amers ont-ils une pensée pour les millions d’hommes et de femmes honteusement étiquetés « les zéro heure » en référence à leur contrat de travail qui ne comporte qu’une ligne : être à la disposition du patron jour et nuit, sans aucun avantage, une obole comme salaire, et aucune couverture sociale. Cette forme d’esclavage moderne qui sévit au Royaume Uni m’interpelle beaucoup plus que la non qualification de la perfide Albion, mais cela n’engage que moi et je doute que parmi ces gens là beaucoup soient effondrés , eux qui devaient être scotchés devant le tarif des places de stade…

Revenons sur le pré : les Argentins dont j’ai prédit (devant témoins) une grande compétition ne se contentent plus de défendre à mort, ils provoquent balle en main et ils ont secoué les Blacks en étant devant au score à l’heure de jeu. (Dividendes du four nations).
Si les Nippons avaient secoué le cocotier, les Bleus m’ont permis d’aller m’endormir à la mi-temps du match contre la Roumanie, des gens qui ont cinquante ans de retard en matière d’équipement et de structures pour la pratique du rugby…
Reste que j’abonde dans le sens de Bastareaud qui a déclaré royal : « on n’est pas là pour satisfaire les spécialistes ». Il aurait pu ajouter « tant que ça gagne ».
J’avoue avoir trouvé les Blacks un peu pâlichons mais chacun sait que leur véritable visage peut se révéler à tout instant ; si je vous dis que les Boks ont peut être gagné leur place en finale en perdant contre le Japon vous allez croire que je suis (comme le prétend la nana de RTL) dopé à l’Epo, eau, pastis olive bien entendu.
Les Aussies ont joué un rugby flamboyant contre les Anglais, il faut dire que le nombre de supporters avec le maillot ou le cœur jaune samedi dernier devait être de l’ordre d’une indemnité départ d’un PDG démissionné pour tromperie à l’échelle planétaire. Seul l’arbitre de cette rencontre s’est fait remarquer en étant d’un laxisme coupable sur des brutalités manifestes.
Un autre paramètre est flagrant depuis le début de cette coupe du monde : on peut constituer une équipe complète avec les blessés définitifs, et ce avant la fin de la phase régulière, il serait peut être temps de se poser les bonnes questions avant un drame.


Besagne le 09septembre 2015

PS : Des bruits courent sur la place Besagne, qui n’est pas si éloignée que ça du lycée Dumont d’Urville (et ceci explique cela) : les profs Anglais n’ont pas osé lundi matin interroger leurs élèves sur un poème de Ronsard.
Vous avez deviné ? « Mignonne allons voir si la rose »…

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par ange le 09.10.15 19:23

Je tarde pour dire bravo seulement maintenant  après de nombreux et excellents épisodes.
Quand je pense que cela a faillit s'arrêter !!!!
Un vrai régal!!!!!!!


Dernière édition par ange le 10.10.15 9:30, édité 1 fois
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Re: Place Besagne by Loubière

Message par bob fayence le 10.10.15 7:22

le post scriptum est savoureux! king
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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 23.10.15 14:22

A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU...

Si il y a un domaine où nous sommes champions du monde incontesté c’est bien celui des mots. Cela nous vient être en héritage de l’extraordinaire richesse de la littérature française, on peut rêver.

J’ai volontairement attendu notre élimination pour émettre une opinion qui bien entendu n’engage que moi.
Chronique de la coupe du monde : j’ai retenu qu’un arbitre Sud Af s’est assuré sa cargaison de whisky pur malt jusqu’à la fin de ses jours en fermant les yeux sur un Ecossais qui a confondu la figure d’un Samoa et un paillasson, qui a refusé un essai sur l’ordre du capitaine de l’équipe au chardon et qui a ainsi contre balancer quelque peu les pertes économiques dues à l’élimination du quinze de la Rose.
Quant aux élucubrations de la commission de discipline c’est digne des gros ventres dans les affaires Hayman, Tillous Borde et autre Delon Armitage qui, chacun leur tour avaient écopé de « x » matchs de suspension pour des motifs plus ou moins loufoques.

Le japon rentre doublement dans l’histoire en étant éliminé avec trois victoires.., l’Argentine confirme et l’Irlande nous passe dessus malgré la perte de trois cadres. Les Anglais ont fait une splendide démonstration de leur fair play légendaire en coupant le courant et les connections dans l’hôtel où ils étaient remplacés par les Blacks...Si certains se posaient la question de savoir pourquoi l’Albion est qualifiée de perfide.

Reste le match contre les Blacks avec tout ce déferlement de mots plus où moins spirituels dans la semaine : magie noire, marée noire, miracle, rétrospectives diverses, autosuggestion délirante, tout cela en occultant allègrement quelques données fiables :
Douze victoires bleues sur cinquante matchs, deux sur quatre en coupe du monde, mais huit défaites à la suite depuis. Tout cela contre un pays où il y a trois fois moins de licenciés que chez nous.

Maux bleus et mots venus d’ailleurs :

Le président de la fédé : invisible et muet, fuyant la presse.
Le vice président de la fédé : « on va gagner parce qu’on est français. »
Le manager général : « Avec trois mois de préparation on rivalise avec tout le monde ».
Mais alors :

Comment expliquer qu’un pilier Black puisse reprendre en vitesse pure (et à la soixante quinzième minute) le demi de mêlée des bleus…qui vient de rentrer ?
Comment expliquer que parmi ces super athlètes qui sortent de trois mois de supers entraînements, un avant puisse se faire raffûter insolemment par l’ouvreur adverse ?
Comment expliquer qu’un manager général axe la préparation physique sur un jeu plus que restrictif en prévision d’une météo britannique, alors que chacun savait que pour les deux matchs les plus importants le toit du Millénium de Cardiff serait fermé ?
Comment expliquer que ces satanés étrangers qui jouent dans le Top 14 galopent comme des lapins…et que les nôtres soient épuisés. ?

Je préfère ironiser sur les innombrables élucubrations de la presse et les mots ronflants, les prétendus miracles ou les éventuels complexes des Blacks face aux Bleus. Combien de fois ces spécialistes ont-ils clamé que les Bleus étaient la bête noire des Noirs. Combien de fois ces experts ont-ils fait allusion à des matchs que certains joueurs actuels ignorent superbement. Leur esprit a-t-il été une fois effleuré par la réalité : un miracle en 1999, une qualification style « euro million » en 2011, quatre ans de tournoi des six nations au fond du classement.
Pour une fois je suis d’accord avec le politique chargé du sport qui a déclaré que « c’était la faillite non pas d’un homme mais d’un système ». Il est vrai qu’en matière de faillite et de système nos politiques sont des experts.
D’accord avec l’éditorial de la bible jaune : « il ne suffit pas d’un homme pour échouer. Il faut la complicité active du milieu, la lâcheté de l’entourage, la servilité de tous ».
Alors et comme toujours, des millions d’individus vont énoncer leurs solutions, quelques joueurs retraités vont « l’ouvrir » et rien ne risque de changer si un grand coup de pied n’est pas donné dans la fourmilière. Tour à tour vont être accusés le calendrier, le staff, les joueurs, la météo, le jardinier du stade, le chauffeur du bus et bien sur les étrangers (c’est indémodable), mais les intouchables ne broncheront pas.

Tout le monde est d’accord : il faut se poser les bonnes questions donc acte :

Que s’est il passé lorsque l’on a découvert que le trésorier de la FFR revendait des billets ? Rien.
Que s’est il passé lorsque nous avons atteint l’Everest du ridicule avec l’annulation de France Irlande quelques minutes avant le coup d’envoi ? Rien.
Quand cette caste qui cadenasse tout à son profit va-t-elle être mise à la porte et surtout par qui et pour quoi faire ?
Ne paye t on pas les déclarations fracassantes (il y a vingt ans !) de Lapasset et Ferrasse « le rugby pro en France ? Jamais ! » Le rugby de chez nous a pris le train du professionnalisme contraint et forcé, avec des années de retard et les conséquences sont évidentes.
De débarrasser la table ne suffit pas, il faut la renverser. Il faut une (r) évolution mais pas de couloirs. Il faut passer l’aspirateur dans les salons feutrés où tous ces décideurs et autres techniciens se gavent sur le dos des contribuables de ce pays. La guerre entre certains ego exacerbés de la ligue et de la fédé qui ne pensent qu’à la grosseur de la part du gâteau produit ses effets.
C’est d’une véritable révolution culturelle que le rugby de France a besoin et cela ne se fera pas avec des gros pardessus qui pensent encore comme le dictateur agenais ou le baron basque.

Aux grands maux les grands remèdes. Assez de mots et de promesses pré électorales, même si c’est une habitude chez nous.

Le lendemain de notre match « à toucher » un autre arbitre Sud Af a offert aux Wallabies une demi sur un plateau, enterrant des Ecossais qui avaient eu la roublardise de commander une averse pour se mettre à l’abri. Ces Ecossais qui n’auraient jamais du être invités à ce match, mais qui devraient être aujourd’hui en demi si un Cardona du sud n’avait pas fait son numéro et cavaler en courant au vestiaire. Fait historique l’instance suprême reconnaît l’erreur, ce qui fait une belle paire de moustaches aux Calédoniens.
L’Europe est donc absente pour la première fois dans le dernier carré. Les politicards ont fait celle des banques, PSA a privilégié les coffres à ballons. Heureusement l’oxygène vient des Pumas, mais eux s’y connaissent en matière de révolution.

Dire que j’ai râlé de notre défaite en Corrèze est un doux euphémisme. Quelques mauvais choix, manque de réussite de notre buteur, état de grâce pour celui d’en face, carton d’un côté pour antijeu, cinquante rappels de l’autre pour antijeu. Tout cela avec une épidémie de blessures de piliers droits et des Brivistes dont la production de jeu se résume à pas grand-chose, sinon d’être plus tricheurs en mêlée que les autres. Un rugby du Béziers de Barrière ou de l’équipe de France actuelle au choix. Reconnaissons à leur talonneur que leur objectif est clair : « c’est d’être douzième à la dernière journée ».

Sur la place Besagne les supporters se consolaient en se disant qu’une journée de doublon de plus venait de passer et que les Rouge et Noir ramenaient un point. La bible jaune s’est même fendue d’un entrefilet sous le titre « le RCT roi des jiff ». En effet, pas moins de vingt et un dont sept formés au club.
Que des mercenaires.

Besagne le 23 octobre 2015

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par bob fayence le 23.10.15 16:59

toujours aussi juste.
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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 31.10.15 10:27

QUE PERSONNE NE BOUGE...


C’est l’injonction classique que l’on entend dans les films policiers lors de la première scène du braquage. Car c’est bien d’un hold-up qu’il s’agit lorsqu’on analyse le communiqué du bureau fédéral extraordinaire de la FFR.
A mon avis ces deux adjectifs (fédéral et extraordinaire) sont totalement inappropriés dans ce cas car, si l’on consulte le dictionnaire, on peut constater que la vielle dame poussiéreuse ne fédère plus rien sinon les membres de ce club privé cooptés ou élus dans le plus pur style Birman. Quant à l’extraordinaire je me demande bien où il peut se trouver dans les quelques lignes qui ont sans doute clôturé un bon repas.

Digne d’un discours électoral classique bien de chez nous.

Ce qui est extraordinaire c’est bien que ces gens là, au soir d’une déroute programmée depuis vingt ans se contentent d’employer un moyen qui a fait ses preuves : « Quand je veux enterrer un dossier, je crée une commission », disait déjà Clemenceau…

A la lecture du courrier des lecteurs, il est curieux et aisé de constater que tous ces intervenants ont un socle commun à qui adresser leurs critiques et leurs propositions (Ligue, Fédé, les gros pardessus, les magouilles), mais que certains retombent vite dans de l’anti Laporte, l’anti Boudjellal et au final de l’anti RCT.
C’est leur droit bien entendu, nous y sommes tellement habitués. Ces gens qui s’excitent devant le chiffon rouge et noir que certains leur promène devant les yeux dérapent très vite dans leur analyse réduite à la plus simple expression et c’est faire beaucoup d’honneur au Rugby Club Toulonnais que de le rendre responsable de tous les maux du rugby de France. Leur premier argument est bien sur le nombre d’étrangers. Argument creux qui ne repose que sur leur jalousie hystérique contre ce club d’en bas car ils devraient savoir depuis longtemps qu’une loi Européenne interdit d’en limiter le nombre.
L’un d’entre eux se permet d’écrire « une sélection mondiale connue sous l’appellation RCT », un autre ignorant la même loi veut « limiter le nombre d’étrangers pour contrecarrer la politique mise en place par des clubs comme Toulon. » On peut se demander à quoi sert l’utilisation du pluriel si cela ne concerne que Toulon.

Je constate que lorsque ça va mal c’est toujours l’autre qui en est la cause et cela n’est pas valable que pour le rugby.

Sachez Messieurs que sous l’appellation RCT vous pouvez trouver un club centenaire impliqué dans la vie publique avec un rôle essentiel dans notre société, un club dont les joueurs (y compris les étrangers) se déplacent dans les écoles, les hôpitaux, les établissements pour les personnes âgées, un club qui donne du bonheur et à l’heure actuelle c’est une denrée rare.
Un club qui délocalise ses entraînements pour que tous les minots du Var et d’ailleurs puissent en profiter et rêver et à propos de minots je vous pose une question : ces enfants d’étrangers nés à Toulon comment les considérez vous ? Selon votre système de quotas pourront ils jouer pour Toulon ? Peut être avec la double nationalité ils auront droit à jouer seulement une mi-temps ? Ces minots du RCT, il faut le savoir, qui se font huer, siffler, insulter, sur certains terrains de rugby de notre belle Ovalie par des individus qui ne distillent que de la haine.
Pierre Mignoni avait eu cette réponse magnifique à l’un des innombrables chercheurs de poux dans la tête du RCT : « il n’ y a pas de problème de langue, ils parlent tous le rugby ».
Alors messieurs, s’il vous plait, ne vous trompez pas de cible, ouvrez vos yeux un peu plus grand. Regardez un peu plus loin que la rade de Toulon même si c’est la plus belle d’Europe.

Que pensez-vous de ceux qui cadenassent notre rugby, cette caste qui a pris deux décennies de retard avec l’avènement du rugby pro ? Ces caciques qui s’accrochent malgré une gestion catastrophique et une absence de résultats historique. Une bande organisée qui ne bronche pas malgré les scandales : billetterie avec soupçons de blanchiment d’argent, annulation dans l’affolement de France Irlande, des jugements disciplinaires qui font penser à une cour de justice de Corée du Nord, des petits et des grands arrangements entre amis.

Vous avez la parole, c’est très bien, ne la sclérosez pas.

Revenons à ce qui nous préoccupe tous : le terrain. La coupe du monde va se terminer sur la finale de rêve, mais que ce fut dur pour les Blacks et les Wallabies. Cette compétition a eu le mérite de démontrer que le rugby s’appelle aussi le JEU de rugby et que (presque) toutes les équipes ont fait des étincelles dans ce domaine. Sauf…mais je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie.
Je rejoins donc sur ce point la bible jaune dans son éditorial intitulé « Immobilisme »: « Ma crainte, ma très grande crainte c’est qu’il ne se passe rien ».

Samedi l’un des plus grands numéro 7 va tirer sa référence, quelqu’un a écrit que « le jour où Mac Caw se retire, si certains laissent une trace, lui laissera une empreinte ». On peut être d’accord ou pas, mais il vaut mieux l’avoir avec que contre.

Besagne le 30 octobre 2015

PS : C’est la « semaine sainte » avant l’heure, les mea culpa pleuvent : Ayant contacté le patron des arbitres pour éclaircissements, l’entraîneur des avants du RCT a eu la satisfaction d’entendre que les deux essais encaissés à Brive n’étaient pas valables.
Encore un effort et la « journaliste » de RTL va découvrir que c’était les voitures des joueurs du RCT qui étaient dopées.

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 06.11.15 18:02

MERCI POUR CE MOMENT…


Les « Tout noir » sont donc sur le toit du monde de la planète ovale qui lui est tout blanc et majestueux avec ses neiges éternelles.
Cette huitième édition a donc été celle de la consécration pour les Blacks qui ont fait coup double en conservant leur titre et en le gagnant hors de leur base. Les « experts » et autres « spécialistes » ont donc perdu l’un de leur argument favori qui consistait à prétendre que les Kiwis ne gagnaient le trophée Webb Ellis que dans leur jardin.
Leur triomphe tient sans doute aux caractéristiques de ces joueurs dont il est difficile de parler de génération exceptionnelle car c’est un renouvellement permanent, tout cela dans un pays où, c’est bien connu, il y a plus de moutons que d’habitants. Les chercheurs de poux dans la tête de ce groupe vont avoir du travail pour trouver le pourquoi du comment.
Peut être ont-ils en plus d’une paire de chromosomes XY, comme chacun des mâles, bien caché comme le ballon au fond d’un maul, un chromosome Ovale.

Bien en appui au comptoir, les supporters disent s’être régalé de cette finale qui n’a été équilibrée que par des décisions arbitrales rocambolesques. Ils ont souligné avec force ce magnifique essai « Toulonnais » : passe de SBW à Nonu qui plonge et marque bien que plaqué par D. Mitchell !

Merci pour ce moment.

Il y a sans doute mille raisons qui font que cette compétition a été une réussite, une météo clémente, un public joyeux et globalement respectueux, et surtout le jeu qui a explosé tel un feu d’artifice. Les joueurs avaient la liberté de jouer et de faire le geste à l’instant T, « ce que l’on ne peut pas demander à des rugbymen si on les tient par la main depuis des mois ». (Remarque du manager des Blacks). A méditer.
Le big bang ayant été bien entendu provoqué par le Japon d’un côté et l’Angleterre de l’autre.
Les Asiatiques par un exploit à un million contre un, les Anglais par un autre exploit, mais dans le mauvais sens. Droits dans leurs bottes ils ont écarté certains joueurs opérant ailleurs que dans leur championnat (choix respectable) mais aussi les « mauvais garçons ». Ils ont voulu être « so british » et ont oublié que dans le jeu de rugby il est nécessaire que des gens mettent les mains dans le cambouis. Ce n’est pas comme au golf ou lors de la cérémonie quotidienne du thé.
On a pu également remarquer que les cadences de matchs ne sont pas les mêmes selon que « vous soyez puissant ou misérable », que les hôtels sont en rapport avec le poids de la délégation et que si les joueurs bénéficiaient d’un pass pour assister aux matchs après leur élimination, rien n’était prévu pour que les « petites nations » puissent prolonger leur séjour.
Une exception cependant : la FFR, dans sa grande largesse avec notre argent et dans un délire total, avait réservé l’hôtel pour les familles de nos joueurs en cas de qualification pour les demi. Cela a obligé ces dames à faire du shopping sans leurs époux.

Merci pour ce moment.

Mais comme il se doit c’est bien le match du RCT qui alimentait les conversations des supporters sur la place Besagne. Et tous nous avons eu la sinistre impression que le match se déroulait encore à Brive. Mêmes causes, mêmes effets : trois point de perdus.
Bien sur on peut philosopher sur les interprétations arbitrales mais celui-ci n’y est pour rien si nos Rouge et Noir réalisent qu’il a sifflé le coup d’envoi après avoir encaissé deux essais au bout d’un quart d’heure de jeu, qu’il faut intégrer que c’est la chaîne cryptée qui arbitre en en imposant la vidéo au principal intéressé, que notre buteur se croit déjà sur la côte Basque, que si un maul n’existe plus il peut continuer à vivre dans l’esprit du préposé au sifflet (peut être le responsable des avants apprendra t il cette semaine que le jugement arbitral sur ce point est faux) et enfin comment ne pas reconnaître les qualités des gazelles grenobloises notamment en défense car même Bolt aurait été à la traîne dimanche dernier.
Il est connu de tous que le ballon en l’air va plus vite que n’importe quel joueur et pourtant les centres Toulonnais ont essuyé des cartons dans le même tempo…quant au numéro cinq qui s’est baladé chez nous pendant tout le match, il a fallu attendre la soixante dix huitième minute pour qu’il prenne une biscotte. En voilà un qui ne sait pas la chance de jouer dans le rugby actuel car il y a quelques décennies…
En résumé six point nous manquent et cela nous fait râler car ils étaient à portée de mains. J’ai la sinistre impression (tout à fait personnelle) que par moments un brin de suffisance vient gripper la machine, ce que le jeu de rugby ne supporte pas.
Notre dernière recrue se déclare toute excitée par le parfum de la descente du bus, j’avoue attendre plutôt sa prestation sur le terrain.

Besagne le 06 novembre 2015

PS : Le prix Goncourt vient d’être attribué à l’auteur de « Boussole ». Devinez où ont été livré les premiers exemplaires ? A la ligue et à la fédé bien sûr, histoire de changer de cap !

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 13.11.15 10:43

SPECTRE.

Cette semaine est sorti « Spectre ». Info capitale au cas où vous auriez échappé au matraquage médiatique infligé à tout un chacun.
Mais c’est un autre fantôme qui a sévit lors de la dernière journée de notre championnat. Les stratèges de certains clubs anticipent une victoire par une défaite programmée.
En effet, sous le prétexte d’économiser les organismes des meilleurs, on les laisse à la maison. Drôle d’entraînement, sans parler des conséquences d’une rouste qui ne sont pas si faciles que ça à effacer. Mais comme le disait le gourou de la Garonne en 2012 : « Chacun gère son effectif comme il l’entend ».
Remontons donc au début du rugby pro, celui du temps béni du Top 16 qui se résumait à un Top 4 et lors duquel la qualification pour les phases finales était acquise à « x » journées de la fin de la phase régulière. Quelques souvenirs :
Toulouse encaisse 4 essais à Brive en 32 minutes, le Bo 5 à Montpellier en 34, le Stade Français 4 à Pau en une mi temps, Narbonne 5 à Agen pendant la première période.
Le jaune avait titré : « pas beau le BO, Narbonne était en voyage de fin d’année et Paris en cure thermale ».
Des scores de basket et certains se souviennent peut être des 70 pions pris par le grand Toulouse à Bourgoin, les 77 contre les Wasps en coupe d’Europe ou d’Agen exclu de la même coupe pour avoir envoyé à l’abattoir une équipe dans laquelle ne manquaient que deux ou trois rugbywomen.

La saison dernière le Michelin Club est allé sauver Castres en envoyant les « coiffeurs » en prévision de la finale Européenne contre leur Spectre personnel (le RCT)…avec la réussite que l’on connaît. James Bond était resté coincé dans le vestiaire.

Samedi dernier : Montpellier est venu déguster les oursins (c’était l’ouverture) à Mayol, Grenoble le cassoulet à Toulouse et le Racing en a fait de même à Castres pour savoir lequel est le meilleur (je pense au cassoulet).
Le Spectre de la défaite « dans un match qui compte » fait donc tenir à certains managers le raisonnement suivant : « je fait l’impasse sur ce match pour gagner le suivant ». Théorie digne de la bourse car s’il est à peu près certain du résultat du premier, celui de la suite est beaucoup plus aléatoire. (Voir le résultat des Héraultais hier soir..)

Donc rien de nouveau sous le soleil.

Il y a quelques « place Besagne » j’avais souligné que les dérives du rugby pro provoquent ce qu’il est communément appelé des « impasses » dans la gestion du calendrier. Ce phénomène est exponentiel et il est devenu classique d’envoyer un groupe en prendre cinquante en espérant que les joueurs gardés au chaud puissent être plus performants en vue du match à la maison.
Conséquences immédiates et diverses : les « sommets » peuvent se transformer en collines, des clubs gagnent des matchs par adversaire bidon interposé et le dindon de la farce est bien entendu l’abonné au stade et/ou à la chaîne cryptée qui paye pour voir des simulacres de rencontres. Des records d’essais sont battus, mais qui peut se satisfaire de telles comédies ? Quel est le véritable supporter qui, aimant le jeu de rugby pour ses valeurs, trouve du plaisir à regarder un entraînement avec opposition ? Certaines places atteignent plusieurs dizaines d’euros, pas certain que cette manne soit intarissable. Le supporter, c’est vrai partout, veut voir ses favoris gagner, l’amateur du jeu de rugby veut les voir vaincre et il est bien connu qu’à vaincre sans péril……….
J’étais dubitatif sur le fait de désigner le champion comme au foot car cette solution enlève le piquant des matchs couperets et des déplacements fortement appréciés par des générations, mais depuis que le lieu des phases finales est fixé six mois avant la date de celles-ci et qu’il faut encore banquer sans savoir si ses favoris seront présents j’avoue être de plus en plus convaincu par cette formule qui réduirait le nombre de journées, sans doute celui des impasses mais également les recettes et c’est bien là le fond du problème.

Car si la chaîne cryptée pique la crise pour le pognon qu’elle distribue en droits télévisés, que dire du cochon de payant qui cotise, certes volontairement, mais qui banque pour voir une rencontre de rugby et non une surprise party du samedi. Le prix des places va-t-il être fixé selon la composition de l’équipe adverse ?
Je n’ose envisager la réactions des Fils de Besagne, des Mordus et autres Fadas si nos Rouge et Noir se comportent un jour en serpillière. On peut être une équipe « bis » sur le pré et sortir à quatre pattes, le maillot rouge de sang, le nez cabossé et la tête haute. Un célèbre barbu Toulonnais au bandeau rouge vient de déclarer : « Il faut que le RCT soit beau avant d’être bon ». Et la beauté c’est aussi dans le comportement.
Attention danger : sur la place Besagne nous ne passerons pas sur une attitude de ce type. Parrain Félix a déjà prévenu : il n’est pas content lorsque l’on encaisse un essai, alors plus d’une demi douzaine…

Fédé News : C’est le néant, seul le Spectre de la fédé se promène dans les couloirs déserts. Le nouveau sélectionneur a expliqué les grandes lignes de son projet et a renouvelé son entière confiance à l’équipe en place. Quelle révolution ! Il va falloir des tonnes de miracles. Reste une possibilité : faire appel à James Bond, ça tombe bien il est en pleine forme.

Besagne le13 novembre 2015

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par ange le 13.11.15 11:17

Encore un petit bijou! bravo!
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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 16.11.15 16:33

Réponse au courrier des lecteurs du Midol du 16 11 2015


A Monsieur « RAS le Bol ».
Et à d’autres.

A la lecture du courrier des lecteurs, il est curieux et aisé de constater que tous ces intervenants ont un socle commun a qui adresser leurs critiques et leurs propositions (Ligue, Fédé, les gros pardessus, les magouilles), mais que certains retombent vite dans de l’anti Laporte, l’anti Boudjellal et au final de l’anti RCT.
C’est leur droit bien entendu, et nous y sommes tellement habitués. Ces gens qui s’excitent devant le chiffon rouge et noir que certains leur promène devant les yeux dérapent très vite dans leur analyse réduite à la plus simple expression et c’est faire beaucoup d’honneur au Rugby Club Toulonnais que de le rendre responsable de tous les maux du rugby de France. Leur argument premier est bien sur le nombre d’étrangers. Argument creux qui ne repose que sur leur jalousie hystérique contre ce club d’en bas car ils devraient savoir depuis longtemps qu’une loi Européenne les limite en nombre.
L’un d’entre eux se permet d’écrire « une sélection mondiale connue sous l’appellation RCT », un autre ignorant la même loi veut « limiter le nombre d’étrangers pour contrecarrer la politique mise en place par des clubs comme Toulon. », un consultant grincheux parle « d’indécence ».
Un autre sous le titre « Ras le bol » ose écrire que RMC (qu’il nomme Radio Mourad et Cie), le président du RCT, le manager (il a sans doute oublié le jardinier de Mayol) sont les instigateurs des problèmes qui minent le rugby français. Il serait intéressant de demander aux dirigeants de cette radio s’ils apprécient le jugement de ce censeur.

Je constate que lorsque ça va mal c’est toujours l’autre qui en est la cause et cela n’est pas valable que pour le rugby.

ALORS

Sachez Messieurs que sous l’appellation RCT vous pouvez trouver un club centenaire impliqué dans la vie publique avec un rôle essentiel dans notre société, un club dont les joueurs (y compris les étrangers) se déplacent dans les écoles, les hôpitaux, les établissements pour les personnes âgées, un club qui donne du bonheur et à l’heure actuelle c’est une denrée rare.
Un club donc une tribune porte le nom de l’un de ses piliers actif dans la résistance et assassiné par des balles allemandes. Un club qui délocalise ses entraînements pour que tous les minots du Var et d’ailleurs puissent en profiter et rêver et à propos de minots je vous pose une question : ces enfants d’étrangers nés à Toulon comment les considérez vous ? Selon votre système de quotas pourront ils jouer pour Toulon ? Peut être avec la double nationalité auront-ils le droit à jouer seulement une mi-temps ? Ces minots du RCT, il faut le savoir, qui se font huer, siffler, insulter, sur certains terrains de rugby de notre Ovalie par des individus qui ne distillent que de la haine.
Que vous n’aimiez pas Toulon, le RCT, le manager, le patronyme du président, les étrangers, et sans doute une bonne partie de la planète c’est votre droit. Mais cela n’est pas une garantie de vérité, cela ne reste que votre point de vue par le petit bout de la lorgnette.
Pierre Mignoni avait eu cette réponse magnifique à l’un des innombrables chercheurs de poux dans la tête du RCT : « il n’ y a pas de problème de langue, ils parlent tous le rugby ».
Alors messieurs, s’il vous plait, ne vous trompez pas de cible, ouvrez vos yeux un peu plus grand. Regardez un peu plus loin que la rade de Toulon même si c’est la plus belle d’Europe.
Que pensez-vous de ceux qui cadenassent notre rugby, cette caste qui a pris deux décennies de retard avec l’avènement du rugby pro ? Ces caciques qui s’accrochent malgré une gestion catastrophique et une absence de résultats historique. Une bande organisée qui ne bronche pas malgré les scandales : billetterie avec soupçons de blanchiment d’argent, annulation dans l’affolement de France Irlande, des jugements disciplinaires qui font penser à une cour de justice de Corée du Nord, des petits et des grands arrangements entre amis. Et ça va continuer.

Vous avez la parole, c’est très bien, ne la sclérosez pas.

Besagne, le 16 Novembre 2015

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par sylvain83 le 17.11.15 7:56

Excellent !!!!

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 25.11.15 10:15

AUX LARMES CITOYENS.


Les évènements dramatiques qui viennent de se produire dans notre pays (et ailleurs) rappellent, si besoin était, que nos élucubrations rugbystique ne restent que pour ce qu’elles sont vraiment : bien peu de choses.
Les auteurs de ces actes ne peuvent être classés dans la catégorie d’êtres humains. Le président du RCT a parlé de fauves, mais eux peuvent être domptés. Ces barbares n’ont même pas « l’excuse » de se battre pour un idéal et je trouve inexact que l’on qualifie de guerre ces attentats car pour qu’il y est guerre il faut être (au moins) deux. Leur seul but est bien de semer la terreur sans l’ombre d’une motivation défendable ou recevable.
Ces pauvres gens ne voulaient que faire la fête, faire leur troisième mi-temps après une semaine de métro-boulot-dodo.

Pour ces victimes de l’horreur, aux larmes citoyens.

Comme souvent dans ces cas là le peuple traumatisé se rapproche de l’autre (jusqu‘à quand ?) tout comme les politiques simulant pendant quelques heures une union sacrée qui craquelle rapidement devant les futures échéances électorales.
Ces politiques qui, en trente ans, ont été incapables de construire un semblant d’Europe au service de ses habitants, pour améliorer leurs conditions de vie et dans certains cas de survie. Seule l’Europe des banques a vu le jour très vite.

J’ai souvent râlé dans un stade en entendant ces obsédés de la Marseillaise brailler notre hymne national pendant un match, un verre de bière à la main. Que vient faire au milieu d’une rencontre de rugby (ou autre) :« Aux armes citoyens, qu’un sang impur abreuve nos sillons » ?
Un petit rappel historique datant de 1893 montre la véritable fonction de cette pratique : l’une des équipes parisiennes de football association manifeste le désir de rencontrer celle de Strasbourg, alors allemande. La réponse d’un dirigeant de la très officielle Union des Sociétés Françaises de sports Athlétiques est la suivante : « Avant de jouer une telle rencontre il faut être sûr de la gagner, le prestige de la France est en jeu ».
C’est peut être le premier cas d’exécution des hymnes.
L’histoire est « riche » de ces rencontres sportives qui, d’après les gouvernants, régleraient des contentieux d’ordre politique ou établiraient une quelconque souveraineté et surtout pourraient faire croire au peuple que gagner une compétition va améliorer l’ordinaire. La France se voit en championne du monde et oublie les coups de matraque de la bourse et la politique de la crise...
C’est être bien loin de la réalité du terrain qui transforme une défaite en victoire grâce à un rebond, un poteau, quelques centièmes de seconde, un coup de vent ou une erreur arbitrale. Et que dire de l’attribution de l’organisation des jeux ou d’une coupe du monde, le tirage au sort dirigé, le déroulement des matches, les pots de vin, ces ingrédients sont très loin de l’idéal patriotique ou sportif.
L’explosion des retombées économiques engendre des pratiques bien éloignées de la devise de Pierre de Coubertin, car si l’essentiel est en principe de participer, il faut gagner, mais surtout de l’argent.

J’avoue ne pas apprécier particulièrement la tradition de jouer les hymnes nationaux, car je ne vois pas en quoi une équipe représente un pays en envoyant un ballon dans un but, entre les perches ou en faisant passer une balle jaune par-dessus le filet. Cette soi disant défense de la patrie, ce souci de laver l’affront (lequel ?) reste pour moi une notion nauséabonde car les cas de ces « soldats » exilés volontaires de leur pays pour des raisons fiscales sont légions.
Cela étant dit, qui n’a pas la chair de poule en entendant « Flowers of Scotland » ou « Land of my father » repris impeccablement par quatre-vingt mille Écossais et Gallois ? Il est vrai qu’ils chantent juste.

RMC : Monsieur Ras le bol (voir la semaine dernière) va peut être ironiser encore en saluant le plus grand capitaine des Blacks. Richie McCaw qui a donc tiré sa révérence. Les chiffres qui caractérisent sa carrière sont affolants, on peut y ajouter son jour de naissance car ce n’est pas donné à tout le monde de naître un soir de réveillon.

Un autre All Black a quitté la scène cette semaine, pris par un cadrage débord de la grande faucheuse qui depuis dix huit ans le traquait. Dire que Jonah Lomu a été la première méga star du tout jeune rugby pro est une évidence d’une platitude désarmante. Avant lui il y avait « les gros » et les « gazelles ». Après lui il y a eu les gros qui couraient comme les gazelles. Ceux qui l’ont côtoyé parlent d’un homme charmant, accessible et gêné par sa notoriété.
Il n’y aura pas deux Jonah Lomu.

Aux larmes citoyens d’Ovalie.

Hier soir nos Rouge et Noir ont pris une belle rouste par un essaim de guêpes survoltées. Les raisons sont sans doute multiples et la conclusion simple: nous avons été inexistants. Le jeu de rugby ne permet pas d’être approximatif en conquête, laxiste dans l’envie et catastrophique dans la gestion.

Mais bon, nous avons perdu un match, il y a quelques jours des compatriotes ont perdu la vie. Il serait honteux de se lamenter.


Besagne le 23 novembre 2015

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par ange le 25.11.15 12:01

Je partage l'essentiel.
Alors c'est vrai, il faut que la vie continue;notre sport en fait partie: il est accessoire au regard des enjeux de notre société.
Je suis triste mais je me dois d'être confiant pour l'avenir parce que la vie.................
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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 03.12.15 23:37

TROIS ETOILES AU MICHELIN.

C’était inévitable (le titre).
Moins prévisible l’issue de la rencontre après notre prestation chez les Wasps. Pour une fois le retard c’est l’avion qui l’a pris, ce qui a permis à nos Rouge et Noir de ne pas planer pendant le premier quart d’heure du match avec la tête encore dans les vestiaires.
Le jeu de rugby pratiqué comme le RCT l’a fait samedi dernier est d’une limpidité désarmante :
Le cinq de devant en mode char d’assaut libère la troisième ligne des taches ingrates et ceux-ci planent sur le développement du jeu. Cette fluidité engendre une charnière qui ne grince plus et avec un chef d’orchestre de gala en 10 les gazelles s’en donnent à cœur joie. Même le catalan préposé au sifflet n’a pu cette fois nous « arranger » comme cela a été souvent le cas.
Le meilleur public de France (autoproclamé) s’est fait remarquer en sifflant notre arrière qui s’est bien tenu en marquant son essai, mais le plus comique c’est qu’au plus le score enflait, moins on savait si ces merles sifflaient Delon ou leurs propres joueurs…
Comme toujours les relations hors terrain avec ce club ont été tendues. Leur président (et baron de la ligue) s’est cru spirituel de ressortir les âneries habituelles, le premier magistrat de la ville y est allé de son couplet et l’entraîneur, obéissant à la hiérarchie, a conclu son exposé par un venimeux : «il me semble qu’il y a une règle qui est le salary cap. Est-ce que tout le monde le respecte ? Quand je regarde l’effectif de Toulon cela prête à sourire».
Ces gens là ne se renouvellent pas trop, surtout dans la défaite. Ils ne trouvent comme parade que l’opposition « culturelle »:

(Extrait de la place Besagne avril 2013).
D’un côté un club historiquement tenu financièrement par un magnat mondial du pneu mais qui passe pour un club « pauvre », laborieux et économe, dans une région volcanique mais calme, des supporteurs exemplaires, des responsables influents en haut lieu ayant la latitude de faire du Laporte Boudjellal, mais sans aucune sanction.
Tous les joueurs du Michelin’club ne sortent pas du Puy de Dôme, mais les étrangers viennent ici uniquement pour la douceur du climat auvergnat, phénomène mondialement connu. En un mot un club bien sous tous rapports, dans la norme fédérale et ne faisant pas de bruit. Un club dont l’électro est plat et linéaire. Un club lisse qui plait en haut lieu. Un club qui serait au premier rang dans la classe, se trémoussant devant le prof.
De l’autre un club perpétuellement en ébullition (c’est à se demander si les volcans sont chez eux ou chez nous), un club financièrement sorti du trou par le chéquier d’un « beurgeois » qui fracasse la vitrine poussiéreuse de la ligue et de la fédé, indésirable dans les instances (celles chargées de l’intérêt supérieur du rugby…) et dont la situation géographique porte déjà les stigmates de l’envie d’exclusion : en bas a droite de l’Ovalie, presque à l’étranger pour certains. Afin de couronner le tout, seul l’argent (sans doute sale) attire les joueurs étrangers à Besagne, et c’est sous la menace d’un revolver qu’ils signent leur contrat. Un club dans lequel on parle fort, en conflit permanent avec les instances et l’autorité. Un club bien calé au fond de la classe prés du radiateur et de la fenêtre.

Ce club auvergnat qui doit son unique titre à quelques décisions arbitrales nommées Berdos, Garces et autre Cardona, mais que son capitaine avait jugées tout à fait normales …car méritées vu le nombre de finales perdues.

A la sortie une victoire historique par son ampleur et l’attente : 1936 c’est l’année du Front populaire et le sacre de Narbonne qui bat en finale ….Montferrand bien entendu.
Les experts et autres spécialistes ont fait un grand écart digne des danseuses étoiles : en une semaine leur discours est passé du « Toulon n’a pas remplacé des monstres sacrés comme Hayman, Botha, Williams, Masoe et consorts, par une question tout aussi loufoque : qui peut battre Toulon ?
Je réponds toujours de la même manière : Toulon peut battre Toulon et accessoirement un arbitre.
La bible jaune ne sachant pas quoi inventer pour se faire remarquer illustre d’une photo (page 32), un article concernant « le jeu au pied derrière la défense », de Toby Flood transformé en Delon Armitage. Ca va lui faire drôle au Toulousain de se faire siffler…

Samedi le fantôme du tsar agenais va roder sur Mayol. Parrain Félix, dans ta loge panoramique mèfi !!

Besagne le 03 décembre 2015

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 18.12.15 17:28

MAYOL ES TU LA ?



Au mois d’avril dernier je m’étais demandé comment ces diables d’Irlandais s’y prenaient pour mettre dans leurs bagages leur propre météo. Dimanche dernier en ouvrant mes volets je me suis posé la même question, sans trouver de réponse.
Dire que ce match a été aussi crispant qu’au vélodrome est une évidence mais comment pouvait il en être autrement ? Le caractère légendaire de ces gens en perpétuelle rébellion depuis des siècles, un match éliminatoire à l’extérieur, une bonne partie de l’équipe d’Irlande dans l’effectif, tout était en place pour que cette rencontre soit à ranger dans la catégorie des « gros » matchs.
Les côtelettes de certains doivent être douloureuses le lendemain car selon la formule légendaire : « le radiateur était brûlant » et il ne faisait pas bon traîner dans le jeu au sol. Notre talon s’en est aperçu lors d’une agression caractérisée qui n’a pas été sanctionnée comme il se devait. Je n’ose envisager les rôles inversés sur ce coup là. A la sortie une victoire contre une belle équipe avec, comme toujours, des points positifs et des lacunes et une sacrée séance samedi prochain.
Il reste donc aux Rouge et Noir quatre finales à gagner pour exister dans cette coupe d’Europe et surtout dans ce groupe si relevé. Les instances s’étant montrées particulièrement équitables et reconnaissantes envers le palmarès du RCT.
L’autre question que je me pose depuis quelques mois est celle-ci : où est passée l’âme de Mayol ?
A Toulon, nous sommes privilégiés de cet héritage unique : un stade au cœur de la ville, entouré de bistrots et de bateaux. Le temple toulonnais, le temple de Besagne. Un Mordu dit toujours : « Je vais à Mayol » et non « Je vais au stade ». Les politiques, fins stratèges, ne s’y trompent pas car aucun n’a pris le risque de déménager Mayol. La magie du lieu pèse sur tout et sur tous : nos joueurs, les autres et, même s’ils s’en défendent, des arbitres. Se rendre à Mayol reste pour un Mordu un pèlerinage initiatique afin de communier avec les « Rouge et Noir ». Et surtout, il est unique ce stade où se côtoient la tribune Finale et Bonnus, transformées aisément au fil de la troisième mi-temps en Finale et Brennus.
Tana Umaga avait résumé l’essentiel en déclarant : « L’important, c’est de comprendre pourquoi tant de ferveur, de fièvre, d’amour, tant de haine, de comprendre l’histoire de ce club, et savoir pourquoi nous sommes là, bien payés et surtout d’y réfléchir tous les jours ».
Mayol est connu et reconnu sur la planète Ovalie et les témoignages plus ou moins agréables sont nombreux dans les discours de joueurs français, étrangers, dirigeants et supporters. Il se passe toujours des choses à Mayol, rarement un match sur ce terrain est « plat », car si cela venait à se sentir, si le regard venait à s’évader vers le Faron ou le port, les abonnés auraient vite fait de se faire entendre un peu plus qu’ailleurs sans aucun doute.
Mayol, c’est un Etat dans l’Etat, c’est le Vatican de la République de Besagne, c’est le Saint Siège du Rugby Club Toulonnais.
Mayol est unique : aucun stade de France présente la particularité d’être adossé à des remparts. De là à en faire une forteresse, il n’y a qu’un pas. Un lieu magique, un territoire défendu par une mosaïque de joueurs, voilà une image lourde de sens qui porte beaucoup plus loin que la ligne d’en but.
Il est vrai que l’origine de ce stade est pour le moins significative : peu de gens le savent mais Mayol a été jusqu’en 1920 une arène de tauromachie.
Mais où est donc passé Mayol, le vrai, l’authentique ? Dimanche dernier j’ai cru par moment me trouver dans le silence d’un isoloir (c’était le jour) et j’avoue avoir été consterné de n’entendre les tribunes qu’au seul moment où le RCT meublait le score. Ce nouveau public (en partie) a transformé Mayol en cocotte minute car il ne gronde plus que quelques minutes par rencontre. Mayol mérite plus que le simple fait de s’y rendre pour pavaner et dire « j’y étais », faire des selfies et passer plus de temps sur son smartphone qu’à regarder et soutenir les Rouge et Noir surtout lorsqu’ils sont dans le dur.
Etant bien copain avec lui, parrain Félix m’a engueulé dimanche soir et m’a ordonné de (re) faire bouillir sa maison. N’ayant pas ce pouvoir, j’en appelle à tous les (vrais) supports terre. Ceux de Mayol.


Besagne le 18 décembre 2015

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 30.12.15 22:17

LA BUCHE DE NOËL.

Ainsi donc la tradition a été une fois de plus respectée : le RCT a tendu une main (pour ne pas dire les deux) à notre parrain qui était pourtant secoué par son élimination en coupe d’Europe.
Mauvaise habitude prise depuis quelques années et qui devient l’une de nos spécialités : faire ressortir de l’eau les clubs qui sont en « difficulté ». La bûche de Noël nous reste en travers de la gorge.

Dimanche dernier nos Rouge et Noir habillés de Rouge et Rouge (sans doute pour faire papa Noël), s’en sont donné à cœur joie : un essai « contre son camp », des tirs au but immanquables mais à côté, une panne d’inspiration conjuguée à une vitesse d’exécution qui ne déclencherait pas un radar de la première génération, le tout agrémenté par les décisions habituelles du directeur de jeu dans ce genre de rencontre.
Sur la place Besagne un ami innocent (en matière de rugby) me demandait de lui expliquer pourquoi une faute des Noirs sur leur ligne n’engendre qu’une simple pénalité, pourquoi Toulouse peut écrouler « x » mêlées dans leurs cinq mètres sans prendre ni biscotte ni essai de pénalité…lequel leur sera accordé illico presto un peu plus tard. Vaste débat bien connu des « vieux » supporters…qui en ont vu d’autres. Après tout le préposé au sifflet peut lui aussi faire des cadeaux y compris aux Toulousains de confondre les rucks avec les plages du Mourillon.
Mais il n’y est pour rien lorsque les placages manqués sont légion, lorsque le numéro huit d’en face nous traverse trop facilement, lorsqu’il est évident que certains de nos joueurs étaient encore devant le sapin à ouvrir les cadeaux avec leurs enfants.
Cela ne remet pas en cause la légitimité de la victoire Toulousaine, ils avaient ce petit supplément d’âme qui fait la différence, ils avaient un buteur, ils avaient plus envie.

Reste qu’à l’université de Besagne les questions du jour tournaient beaucoup sur la justesse d’innover une nouvelle charnière, sur le véritable objectif de cette rencontre, et surtout sur le sort réservé à certaines recrues. C’est une tradition bien ancrée que de jouer au sélectionneur et de composer la meilleure équipe (selon l’un ou l’autre). L’un d’eux a même évoqué la possibilité aux supporters de voter afin de sélectionner les « meilleurs ». Savait il que cela s’était déjà produit ? En effet au cours de la saison 1946/47 ( !) un référendum a été organisé par les journaux le Petit Varois et République, trois mille bulletins de vote ont été déposés et le plus surprenant c’est qu’ils furent validés par la commission sportive. Composition qui n’empêchera pas la défaite en huitième de finale contre, vous l’avez deviné, le Stade Toulousain. Plus intéressant est l’article de l’hebdomadaire « Drop » : "on ne forme pas une équipe avec des noms. Veut on que finalement lassés et découragés, nos jeunes aillent tenter leur chance ailleurs ?". Je rappelle que ces lignes datent de mars 1947…
Donc rien de nouveau sous le soleil.

Cette déconvenue vient peut être calmer ceux qui pensaient que notre belle victoire en Irlande allait faire trembler nos adversaires, provoquer une admiration béate et nous laisser développer notre jeu comme lors des séances à Berg. Nous sommes depuis longtemps une équipe à réaction épidermique. Cela provoque des sautes d’humeur.
Claude Nougaro l’a chanté : " Ici si tu cognes tu gagnes, même les mémés aiment la castagne ". On ne peut pas battre Toulouse avec la fleur au fusil, il faut baisser la tête et les faire reculer. Plus facile à dire qu’a faire surtout lorsque Toulouse à la gueule de bois européenne.

Dimanche le RCT reçoit Pau, un club qui vient de profiter d’un miracle (ou d’un vol) arbitral pour battre La Rochelle. Cela me rappelle un bien mauvais souvenir suite à un match « heurté » (en mars 2008) Toulon avait écopé de quatre joueurs suspendus, un seul Palois bien entendu et d’une amende double de celle des Béarnais.
Pour faire mesure le préposé au sifflet avait ce jour là atteint l’Everest en matière d’arbitrage en infligeant un carton rouge à Tana Umaga qui officiait comme porteur d’eau. Quel trophée ! Comme le lui avait suggéré André Boniface dans la bible jaune : " certains accrochent dans leur salon des maillots de joueurs, vous pouvez faire encadrer ce carton ".

Après l’indigestion provoquée par la bûche, il serait opportun d’être intransigeants sur la qualité des huîtres. Une rechute serait très mal perçue sur la place Besagne.
Bon réveillon à tous, sortez couverts et s’il le faut rentrez à pied.

Besagne le 30 décembre 2015

Loubiére

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 08.01.16 9:54

HISTOIRE D’EAU.

Le RCT avait terminé l’année la tête sous l’eau de la Garonne. Histoire de ne pas transiger avec cette tradition qui consiste à faire des non matchs pendant cette période les Rouge et Noir sont restés bien au fond. Le calendrier faisant que dimanche prochain nos adversaires viennent de Bath, on peut se demander la teneur du prochain épisode.
Attention ne pas se noyer dans le parking sous la pelouse car il arrive qu’il soit inondé…

Bien entendu il est « normal » que les supporters acharnés que nous sommes soient exigeants envers le rendement de nos favoris. Bien entendu nous savons tous que nos préférés ne peuvent pas être à fond pendant toute la saison, mais si il y a un critère sur lequel ils sont intransigeants c’est celui de l’envie. Les supporters veulent que les Rouge et Noir sortent du terrain à plat ventre, le maillot boueux et plein de sang s’il le faut.
Dimanche dernier, comment une équipe qui au départ n’avait que son courage et une grosse envie à nous opposer peut elle rêver à cinq minutes de la fin à un possible exploit ? Comment Toulon qui vient de subir une déroute peut il attaquer le match sur un rythme de match de vétérans ? Comment peut on se laisser endormir à la maison par un promu aussi respectable soit il ? Les habituelles excuses des frasques arbitrales n’expliquent pas tout, même si ces Palois ont été très très rapides pour monter en défense et si notre talonneur prend une biscotte pour un placage sans ballon à soixante mètres de notre en-but. Le préposé au sifflet ayant du considérer qu’il y avait possibilité d’essai. Il a été aussi mauvais que nous.
Résultat des courses quatre points (bien content) et les sages de la place ont eu cette conclusion philosophique : « il vaut mieux gagner un non match que perdre une rencontre imperdable, comme d’autres Rouge et Noir à Paris ». Voir plus loin pour les circonstances…

Je l’ai déjà souligné (et cela n’engage que moi) : je ressens de plus en plus souvent un brin de suffisance dans notre attitude et le jeu de rugby ne tolère pas ce genre de comportement. Si certains s’auto persuadent que nos adversaires vont avoir les jambes qui tremblent en rentrant sur le terrain ou se coucher pour qu’on leur passe dessus plus facilement, ils vont avoir de sacrées désillusions. Une équipe n’est pas une addition de noms et s’il est vrai qu’il faut quelques temps pour que la Mayolaise prenne, il va falloir se secouer.
Pour moi il y avait beaucoup trop de sourires à la fin du match chez certains.
Qu’on le veuille ou non contre Pau le RCT a perdu un point, qui vient s’ajouter à ceux de Brive ou de Grenoble. La situation particulière engendrée par un double management pose t elle problème ? Y a-t-il des tensions dans l’effectif ?
Seuls les acteurs peuvent répondre, mais qu’ils le fassent sur le terrain et rapidement. Clore le premier acte par « le retour de la force en musique » c’est bien, jouer la partition sur le pré c’est beaucoup mieux.

Cette journée a été marquée par une nouvelle Cardonade. Pour une fois, et bien qu’il y est encore des Rouge et Noir dans le coup, nous ne sommes pas concernés. Pour autant nous serons vigilants sur les sanctions qui vont sans aucun doute tomber sur certains joueurs Toulousains car je ne suis pas certain que les vœux aient été le sujet de « conversation » avec le marchand de voiture après le coup de sifflet final. Le record de jours de suspension (codétenu par notre président et notre manager) ne me semble pourtant pas en danger, allez savoir pourquoi.

Le nouveau sélectionneur et ancien gourou de la Garonne a été super sympa avec le RCT en nous laissant un maximum de joueurs, comme l’a souligné notre président cela devrait nous arranger les jours de doublon. Sur la place Besagne seuls les mauvais esprits y ont vu un sentiment anti Toulon…

C’est la coutume en début d’année : des tonnes de vœux sont échangés et parmi eux deux ou trois reviennent régulièrement : une bonne santé, une averse d’euros et une pluie de pénalités en faveur de nos Rouge et Noir.
Mes racines me poussent à vous présenter les miens en langue Corse, n’en déplaise aux soi disant bien pensants de la République une et indivisible qui ne se privent pas à l’occasion de la morceler lorsque ça arrange leur magouillage.

Bon di e bon annu e bon capu d’annu, pace e salute per tuttu l’annu.

Afin que cette formule ne reste pas un vœu pieu, faisons tous un petit effort pour se supporter et pour vivre ensemble une année un peu plus sereine.

Besagne le 08 janvier 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 15.01.16 22:11

L’AIR DE LA CALOMNIE.


D’absurdes fictions
Font plus d’une blessure
Et portent dans les cœurs
Le feu de leurs poisons
Le mal est fait, il chemine, il s’avance
De bouche en bouche il est porté.

Cet extrait du célèbre opéra « le barbier de Séville » est depuis la nuit des temps la musique qui accompagne l’histoire du Rugby Club Toulonnais. A la lecture de l’interview de notre président dans la bible jaune il est aisé de comprendre que cette situation commence à lui peser. Et c’est plus que normal.

Qui ne serait pas lassé devant autant de magouilles, d’injustice, de coups bas, et cela malgré les changements révolutionnaires qui se sont produit grâce (à cause) du RCT et de la politique de son président ?

Qui ne serait pas écoeuré par les déclarations de cet « auvergnat » vice président de la ligue qui se demandait « s’il fallait accepter tout le monde comme président de club ? ».

Qui ne serait pas usé par les innombrables décisions iniques des arbitres, des instances fédérales, de la ligue, tout cela dans l’intérêt supérieur du rugby ?

Qui s’élève contre cette campagne éhontée qui provoque la haine y compris envers nos équipes de jeunes ? Personne. Pas un président, pas un joueur, pas un entraîneur et encore moins un journaliste.

Qui a élevé la voix lorsque le RCT a été volontairement ignoré lors de la cérémonie de la nuit du rugby ? Personne. Pas un président, pas un joueur, pas un entraîneur et encore moins un journaliste.

Qui a défendu Toulon lorsque Hayman a été suspendu pour la finale contre Toulouse sans avoir reçu un carton alors que certains ont été miraculeusement qualifiés en huit jours après avoir été exclu sur carton rouge ? Personne. Pas un président, pas un joueur, pas un entraîneur et encore moins un journaliste.

Dix ans de contrôles spéciaux RCT, dix ans d’accusations de tous bords sans preuves tangibles, dix ans de soupçons, dix ans de jalousie pure, de haine savamment distillée à travers des articles tendancieux et quelquefois à connotation raciste.

Dix ans qui ont vu le président et le manager établir le record du monde d’une suspension, qui ont vu le castrais et président de la ligue se déplacer pour la finale du pro D2 le jour où Toulon jouait une finale du challenge européen, qui ont vu le baron basque venir dans le vestiaire de son club le soir d’une autre finale alors qu’il était en principe le président de tous les clubs.

Dix ans qui ont vu la bible jaune faire une pleine page du titre de Castres et un timbre poste pour le sacre européen du RCT.

Dix ans qui ont vu des pseudo spécialistes du Racing Club de Toulon et autres experts écrire des énormités uniquement pour faire le buzz, mais particulièrement discrets quelques mois après lorsque leur scoop se dégonfle comme un sac de poubelle vide.

A t on vu sur la chaîne cryptée un bandeau défilant toute la journée au bas de l’écran : « le dopage organisé à Toulon n’existait pas, la journaliste de RTL a commis une faute professionnelle. Non.

Combien de présidents, joueurs, anciens joueurs, entraîneurs, font de Toulon et de son président la cause principale de tous les maux du rugby français ? Ces gens accrochés comme des arapèdes à leurs privilèges symbolisés par leur badge pendu à leur cou et l’importance de leur tour de taille, mais capables, sans broncher, d’annuler une rencontre internationale un quart d’heure avant le coup d’envoi.

Cette liste est loin d’être exhaustive et il serait fastidieux de l’allonger encore mais les derniers évènements récents ne sont pas réjouissants : après le désastre de la coupe du monde rien ne bouge sauf que le gourou de la Garonne a vu son pouvoir s’étendre bien au-delà de Marcoussis. Lui qui passait pour être le meilleur arbitre de France devient le grand ordonnateur : suite aux échanges avec Cardonna à la fin de Toulouse Stade Français miracle, le marchand de voitures ne consigne rien sur son rapport et le patron des arbitres pense qu’il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu.
Est il donc si surprenant que la soupape de sécurité de notre président soit sollicitée ? Lui qui déclare que le RCT est avant tout un projet émotionnel avant d’être industriel.
Lui qui a été invité lors de la coupe du monde dans les populaires pendant que les « bonnes » personnalités avalaient les bulles et les petits fours dans les loges.

Etant curieux j’ai donc cherché la définition exacte de la désinformation dans l’encyclopédie : La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et d'influencer l’opinion publique.

Je me suis donc pris au jeu avec comme base l’article de la bible jaune qui cite le président de l’UBB :
Mais Laurent Marti n’en démordait pas, le coup du sort subi par les Bordelais venait selon lui d’un savoir-faire adverse qu’on méconnaît trop souvent. Les Clermontois sont champions du monde pour tirer les maillots, il faut quand même le dire. Le carton rouge vient de là. Et j’espère qu’ils seront un jour sanctionnés pour ça. Il nous reste un match de championnat ici contre eux et nous ferons en sorte qu’ils arrêtent ces pratiques.


Version Toulon.
Mais Mourad Boudjellal, le bouillant président du RCT, n’en démordait pas, le coup du sort subi par les Toulonnais venait selon lui d’un savoir faire adverse qu’on méconnaît volontairement : Les Clermontois sont champions du monde pour tirer les maillots, cela leur fait un titre mais il faut le dire, le carton rouge vient de là. Quand seront-ils sanctionnés pour ça ? Il nous reste un match à Mayol contre eux et nous ferons en sorte qu’ils arrêtent ces pratiques.

Conclusion publique sous le titre racoleur : le président de Toulon menace Clermont (le midol), Boudjellal met le feu (RTL), c’est une honte pour l’intérêt supérieur du rugby (la ligue), qu’on le sanctionne encore (les arbitres, les présidents, les spécialistes) etc. On le voit il n’est pas nécessaire d’être agrégé de lettres modernes pour influencer l’opinion.

Alors amis « support terre » ceux de Mayol, le club est dans le dur, le président a le blues, les vautours sont à l’affût. C’est le moment de leur prouver qu’ici tout est différent.
Parce que Toulon !

Besagne le 15 janvier 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 27.01.16 15:14

CE N’EST PAS POSSIBLE.

Dimanche 10 janvier 2016 à Mayol : il reste trois minutes à jouer et le RCT est éliminé de la coupe d’Europe. Les bulles sortent un peu partout dans les rédactions, à la ligue, à la fédé, dans presque toute l’Ovalie et elles restent coincées dans le gosier de beaucoup avec cette pénalité de la gagne.
Et de soupirer : « ce n’est pas possible ».

Dimanche 17 janvier 2016 à Mayol : cette fois, c’est la bonne, le match est terminé et le RCT est (enfin) éliminé. Les mêmes ressortent les bulles mais avec les petits fours car ce coup ci c’est fait. Les rédactions ont déjà leur titre en gros et en gras, le paf du sport fait la danse du ventre sauf que les bulles se coincent et les petits fours deviennent indigestes.
Et de soupirer : « ce n’est pas possible ».

Samedi 23 janvier 2016 : Il reste cinq minutes de jeu et les Anglais ont la pénalité de la gagne au bout du pied de l’ouvreur : le ballon file droit entre les barres sauf qu’au dernier moment un coup de vent le fait raser le poteau droit. Pire l’arrière du RCT se permet de passer la sienne à deux minutes du terme et qualifie ainsi Toulon. Cette fois ils avaient pris les précautions et les bulles étaient restées dans le frigo.
Et de soupirer : « ce n’est pas possible ».

Le vent devrait être cité et suspendu au nom de l’intérêt supérieur du rugby.

De cette campagne Européenne il faut retenir plusieurs constatations :

1. Les dramatiques évènements dans notre pays ont bouleversé le calendrier et cela ne nous a pas arrangé.
2. Gagner des matchs de ce niveau sans buteur paraissait impossible.
3. Gagner des matchs de ce niveau avec les élucubrations arbitrales des préposés au sifflet Anglo-saxon paraissait improbable.
4. Que malgré un jeu qui grince et des nouveaux en phase d’apprentissage le RCT est toujours en vie.
5. Que sortir de cette poule (où le RCT triple champion d’Europe a été scandaleusement placé) est un exploit, ce qui a fait dire au président que nous jouons la coupe en verlan.

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

Qui s’est insurgé sur le fait que le RCT n’a jamais Trévise dans sa poule ce qui permet de démarrer avec dix points d’avance ? Cela n’a choqué personne.
Qui s’est insurgé samedi dernier de constater que dans la composition de Bath se trouvent des internationaux Anglais, Ecossais, Argentin ? Pas un spécialiste ou autre expert. Tous ces gens qui à longueur de saison dissertent sur le RCT ont été bien discrets sur le fait que ce club rassemble jusqu’à trois millions de téléspectateurs.
Où sont donc ces sacro-saintes valeurs si souvent mises en avant dans le monde du rugby? Où est la justice lorsque le triple champion d’Europe est traité comme un nouveau venu ? Il faut savoir qu’un changement de règlement a été nécessaire pour que le RCT ne soit pas « tête de série ».

Il y a bien des années le dictateur Agenais avait dit d’André Boniface (embrouillé pour la millième fois avec les joueurs, les arbitres et la planète ovale entière) « qu’il n’était pas fait pour le rugby car il ne supportait pas l’injustice ».
A Toulon l’injustice c’est le quotidien du club mais Toulon est fait historiquement pour le rugby.

Le verdict de la phase préliminaire est tombé, cette coupe d’Europe se résume à un France Angleterre. Les faits marquants sont que le tenant du titre est bien là malgré tout, que Toulouse termine dernier de sa poule et que le Michelin club a crevé ses quatre roues sur sa pelouse. Cette fois la dépanneuse Berdos ou Cardona n’a rien pu faire. Ce club étiqueté comme le plus BCBG de notre ovalie, ce club qui a des élus à tous les étages de la ligue et de la fédé a fait une nouvelle démonstration de son incapacité chronique à gagner les matchs couperets. Pire, les joueurs et les responsables ont fait étalage de leur ignorance du règlement car il suffisait de mettre la dernière pénalité pour être qualifié. A leur décharge ce règlement est tellement tordu qu’un diplômé de l’université de Besagne ne s’y retrouve pas. Il faut sortir au moins d’Oxford ou de Cambridge.

Arrivé à ce stade de la saison je constate deux évidences : il faut (pour redorer le blason après le séisme de la coupe du monde) qu’un club Anglais soit champion d’Europe, et dans notre Top 14 on se demande pourquoi le Racing n’est pas encore en possession du bouclier de Brennus. Les rédactions parisiennes en frétillent déjà et rêvent d’une finale à Barcelone Racing-Stade Français. Cela aurait de la gueule et enfin un air nouveau soufflerait sur le rugby bien de chez nous.
Problème : en bas à droite de l’Ovalie j’en connais qui ne sont pas du tout d’accord.

Dimanche c’est de la haute Savoie que je vais regarder notre prestation à Nice. J’avoue craindre cette rencontre en espérant me tromper complètement.

Besagne le 27 janvier 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 12.02.16 16:32

CARTON ROUGE.

L’année médiatique du Rugby Club Toulonnais démarre sur les chapeaux de roue, qu’on en juge : au cours de l’émission Les GG du sport (comprendre grandes gueules) un chroniqueur a osé déclarer : « le Racing va-t-il enfin débarrasser l’Europe de Toulon ». Cette formule honteuse a été dite sur les antennes à 11 heures 23, le 24 janvier 2016 sur une radio où notre président et le manager général officient.
Et c’est bien ce qui me désole le plus. Pas de réaction (à ma connaissance), c’est sans doute ça le « rugbysness ».

Carton rouge pour tous.

Revenons sur le pré et la victoire du RCT sur les soldats roses : certes c’est un Toulon poussif (comme le souligne beaucoup de spécialistes) mais j’avoue que si c’est un Toulon poussif qui va au bout cela me convient parfaitement. Je ne fais pas partie des inconditionnels du rugby spectacle et ma préférence va toujours vers la victoire étriquée plutôt qu’une magnifique défaite imméritée mais bien réelle.
Evidement si les deux sont au rendez-vous c’est le rêve. L’issue de ce match a donné lieu à une polémique engendrée par un ex Rouge et Noir et aujourd’hui entraîneur des Parisiens qui a trouvé le moyen de déclarer que le RCT avait été avantagé par l’arbitre. Pour moi c’est d’une nouveauté extraordinaire et ce monsieur occulte aisément les temps de jeu où ses joueurs ont sciemment fait des fautes en principe passibles de biscottes que le préposé au sifflet a oublié de sortir de sa poche et à un (ou deux) de moins tout change.
En parlant de favoritisme pour Toulon il passe allégrement sur ce même arbitre qui a coûté au club une finale en validant pour le Michelin club un essai de basketteur et en refusant de demander la vidéo arbitrage…

Carton rouge au chef des soldats roses.

La première journée du tournoi a été riche en révélations : les miracles ne sont pas exclusifs, RCT et les Bleus s’en sont inspirés en passant par le petit trou de la serrure et surtout grâce à un moment de folie de Sergio qui a cru pendant un centième de seconde qu’il jouait au foot. A sa décharge lorsque l’on naît Argentin et que l’on devient Italien cela ne peut pas se faire impunément, y compris pour la comédia dell’arte.
Le lendemain un match d’une autre planète opposait Gallois et Irlandais et je me suis surpris à me demander le montant de l’addition si nous étions invités dans ce type de rencontre.

Dimanche prochain nous nous rendons dans le Bordelais chez ce président qui a eu le pouvoir de bouleverser le calendrier afin de délocaliser la rencontre et de faire du pognon. Car, en ce week-end de tournoi, nous sommes les seuls à jouer et ce monsieur a eu gain de cause alors que les autres matchs se joueront dans cinq semaines.
La ligue a été bien compréhensive envers lui et celui du RCT doit rêver d’avoir un jour autant de sollicitude de la part des instances. Car je n’ose envisager le cas inverse.
Ce déplacement dans les vignes ne nous a pas beaucoup réussi ces dernières années car après un naufrage complet il y a deux ans et (presque) une mi-temps correcte l’an dernier les Rouge et Noir se sont perdus dans les vapeurs du vin préféré de notre président.

Carton (de)rouge, mais cette fois en bouteilles.

La valse des blessés de longue durée continue. Le géant vert ne portera donc pas le maillot de Toulon et son souvenir de Mayol sera celui d’une défaite en coupe d’Europe (janvier 2011).
Après une consultation privée avec parrain Félix dans sa loge panoramique au dessus du stade, celui-ci est optimiste en prétendant qu’un jeune va exploser en tant que tracteur dans le pack de Toulon.

Nouvelles de la ligue : un vice président auvergnat vient de prendre la fuite car il ne supportait plus (entre autres choses) « les lancinantes jérémiades des autos proclamées tête de gondole de notre championnat ». Cet individu ne se renouvelle pas beaucoup car il est célèbre sur la place Besagne pour avoir déclaré « on peut se demander si on accepte n’importe qui comme président », il est aisé de comprendre de qui il parlait.
Il conclu son exposé par un modeste « lorsque un ministre n’adhère plus à une politique il démissionne ». Il est regrettable que deux décennies aient été nécessaires pour qu’il comprenne. Il est vrai que dans notre pays les ministres virés par la porte reviennent par la fenêtre.

Ce carton rouge tombe bien, pourvu que son club de cœur ne fasse pas appel.


Besagne le 12 fevrier 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 23.02.16 13:52

QUE DES PROS.


C’est par une confrontation contre d’autres Rouge et Noir que les nôtres ont clos cette journée du Top 14. Dire que l’on était en pays de connaissance est d’une évidence criante car le RCT a rencontré Oyo avec trente pour cent d’ex Toulonnais dans ses rangs.
Au final cinq points qui rattrapent (un peu) le non match en Gironde.
Pour ceux qui doutaient que (le cerveau) de l’ouvreur est un élément clé, la démonstration a été limpide dans l’Ain.
Comme souvent notre comportement est « à réaction » et cela devient une habitude, attention donc de ne pas se voir trop beau contre les Brivistes qui ne vont pas venir en touristes et qui sont traditionnellement des « pénibles ».

Mais sur la place Besagne les discussions portent sur cette soi disant affaire du capitaine des Bleus que les spécialistes et autres experts ont mis sur orbite médiatique.
Il faut donc d’abord examiner les faits : 23 joueurs (dans neuf clubs) ont été titularisés, six ont disputé le match dans son intégralité et une bonne dizaine sont restés sur le terrain plus longtemps que le seul cas qui pose problème.
Que le Racing, le Stade Français, La Rochelle, le Michelin club et d’autres clubs aient utilisé leurs internationaux ne gênent personne, mais que le RCT intègre son talonneur pour cause de blessures multiples à ce poste provoque les réactions ridicules des uns et des autres et hier, pendant le match les commentateurs de la chaîne cryptée étaient tétanisés, chronomètre en main.
Ce matin même un bandeau défilant indique en boucle que le capitaine des Bleus a joué une heure, c’est du délire.
Ce traitement spécial RCT fait suite aux autres (suspension, traitement de l’info, contrôles divers, déclarations venimeuses) et dans le genre je me pose toujours cette question les jours de tournoi : il y a les jeunes et les filles qui rencontrent leurs homologues, la dernière journée s’est déroulée à Perpignan, Narbonne, Bourg en Bresse, Toulon ne figurerait donc pas sur la carte de notre ovalie ?

Comme l’a souligné le président (du RCT) la fédération renvoie les joueurs en club pour ne pas les payer…mais en demandant de ne pas les faire jouer.
Comme nous sommes dans le domaine de l’entreprise et qu’une loi sur le code du travail fait débat en ce moment (pour retourner au XIX ème siècle), il serait intéressant de proposer au grand patronat de payer ses employés…pour qu’ils restent chez eux.

Je l’ai souligné souvent nous payons là l’immobilisme des caciques de la ligue et de la fédé qui ont pris le train du professionnalisme en marche, contraints et forcés, accrochés comme des arapèdes à leurs privilèges. Vingt ans après ce tournant historique et une coupe du monde désastreuse rien ne bouge : l’organigramme des institutions est gravé dans le marbre.
Tous ces pros, experts et agitateurs médiatiques (spécialistes oui, mais du « buzz ») se complaisent dans le fait divers, le people, le faire savoir plutôt que le savoir faire. Armés de leur badge passe partout ils se croient parmi les puissants de ce monde et se permettent de diffuser des informations sans aucun travail élémentaire de vérification. Pas plus tard que la semaine dernière, avant le match contre Bordeaux, un artiste du jaune invoquait le désavantage du club local de ne pas connaître ce stade alors que le RCT avait perdu sa demi finale sur cette pelouse contre… Clermont.
Le Stade Français appréciera.
A sa décharge l’exemple vient d’en haut : notre ancien ailier maintenant à Castres, après avoir été convoqué pour jouer contre les Gallois, provoque bien involontairement une nouvelle affaire : personne ne savait qu’il n’était pas éligible.

Que des pros.

Vendredi prochain les Bleus vont pouvoir se tester dans le plus beau stade du monde et devant une chorale qui va leur donner la chair de poule. C’est pourtant bien de coqs en colère que nous allons avoir besoin car sinon le fantôme du dernier match de la coupe du monde risque de ressurgir. Il y a quelques mois les Bleus étaient dans le noir, vendredi attention de ne pas se mettre dans le rouge. Pas de soucis à avoir pour le banquet des officiels, c’est un domaine où ils sont à la hauteur.

Que des pros.

Besagne le 23 février 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 01.03.16 10:39

BIENVENUE CHEZ NOUS.

La dernière « place Besagne » avait vu les supporters du RCT disserter longuement sur le buzz médiatique provoqué par certains spécialistes qui s’occupent beaucoup plus du côté anecdotique que des véritables problèmes qui se posent depuis que jouer au rugby est devenu un métier.
Naïvement je pensais que ce chapitre était clos (momentanément au moins) et j’ai du me rendre à l’évidence il y avait une saison 2 aux élucubrations de ces pros.

La ligue et la fédé, sans doute jalouses du vacarme provoqué par le sélectionneur des manchots, ont fait l’effort de sélectionner un joueur qui ne pouvait pas l’être, le rugby retrouve ainsi ses racines du ballon rond.
Mais la grande nouvelle c’est ce miracle en matière de sanction. Le talonneur du Stade Français suspendu quatre mois par l’Europe s’est réveillé blanchi par la France.
J’avoue avoir appris à cette occasion l’existence d’un « conseil mixte d’extension » lequel compte dans ses rangs cinq membres (deux FFR et trois Ligue) plus un président. On peut philosopher sur cette décision mais je pense très sincèrement que l’on peut donner un nom à cette commission : Carl Hayman.
Sur RCL (radio cours Lafayette) les mauvaises langues prétendent que si ce joueur avait évolué à Toulon…vous devinez la suite.

Pour rester dans ce domaine je vous fais partager ces quelques lignes (extraits) :
« En ce qui concerne le match, soit l’arbitre ne connaissait pas les règles, soit il n’a pas été capable de les appliquer. Quand on recense une douzaine d’erreurs contre soi on l’accepte, mais quand on en compte plus de trente ce n’est plus possible. Si l’on continue avec ce niveau d’arbitrage le Top 14 demeurera une compétition moyenne. »
Ces propos sont de l’entraîneur de Grenoble qui se plaint de …Cardona. La roue tourne, mais c’est plus compliqué d’être du mauvais côté.
Autre épisode dans le genre « que des pros » : le président de Toulouse se demande « Je ne sais pas s'il y a beaucoup de 'pipes' à la Fédération et à la Ligue, je crois qu'il ne faut pas le dire, c'est un mot interdit. Par contre, il y a beaucoup de tartuffes et de jocrisses. Je les remercie de nous offrir des matches comme celui-ci et de nous mettre dans les difficultés dans lesquelles ils nous mettent depuis des semaines. Et ça va continuer".
Il parle comme un livre, lui qui est resté des décennies aux commandes des instances, mais tant que son club (et deux ou trois autres) se baladait dans ce qui était alors un Top 4, cela ne le dérangeait pas outre mesure.
Dans la foulée les paris ont été ouverts place Besagne sur le nombre de semaines de suspension que ces gens là vont sans aucun doute devoir purger, au nom de l’intérêt supérieur du rugby.
Enfin un site du premier quotidien du sport qui fête ses soixante dix ans commence ainsi son analyse de la dernière journée : « Fort d'un match supplémentaire et remporté contre Bordeaux Bègles, il y a deux semaines, Toulon prend la tête devant le Racing 92. »

Que des pros (saison 2).

Samedi dernier, histoire de jouer « bienvenue chez nous », le RCT avait commandé une météo Corrézienne car tous les « Rouge et Noir » avaient apprécié le ciel bleu dans le haut Bugey. Cela n’a eu aucun effet pervers et la démonstration a été faite que lorsque Toulon prend le match par le bon bout, soleil ou pluie, vent ou pas, le résultat est là. On peut chanter sous la pluie, sauf peut être les pauvres abonnés en plein air qui auraient sans aucun doute privilégié un toit plutôt que des bocaux en verre destinés à ceux qui sont déjà à l’abri.
C’est la loi (de la hauteur) du compte en banque.

Les Bleus, malgré tout leur courage et leur envie ont eu du mal à digérer la soupe de poireaux servie par le dragon rouge des Gallois. Le miracle ne s’est renouvelé cette fois mais ce match a eu le mérite de montrer à toute notre ovalie que le capitaine a été supersonique même avec soixante et une minute dans les jambes.

Dimanche prochain le RCT se rend sur les bords de l’Atlantique, là où des supporters se déguisent en bagnards. Attention donc de ne pas se comporter en boulets car il y a fort à parier que les gens du cru ont du se faire secouer après leur prestation chez Ferrasse.
Un groupe vexé, ultra motivé par un avant né à La Seyne ça peut faire mal (ou pas).
A nous de mettre les ingrédients nécessaires pour calmer tout ce beau monde : une entame comme contre Oyo, une discipline des bons élèves à l’école et un jeu simple, efficace et sans état d’âme. Je vous le concède, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Pourvu que dans le car les joueurs chantent au retour « j’aime les ports de l’Atlantique ».

Je n’ai pu résister à la tentation d’écrire cette place Besagne un 29 février car dans quatre ans…


Besagne le 29 février 2016

Loubiére

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Re: Place Besagne by Loubière

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