Place Besagne by Loubière

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 11.03.16 13:58

UN RCT EN CDD.

N’étant pas aussi doué que les politiques, je ne vais pas vous raconter des salades ; je n’ai pas vu le match chez les bagnards. En cause un rhume XXL accompagné comme il se doit de la tête comme un tambour, les yeux qui pleurent et un filet de voix ridicule. J’en ai donc été réduit à quelques infos sur l’ordi, quelques images sur « Info sport » et des commentaires sur d’autres médias.
Je vous le concède cela ne présente pas beaucoup de garantie car sur le premier média l’info était que Toulon allait chercher sa troisième victoire à l’extérieur (il me semblait bien pourtant que le RCT était revenu vainqueur de Paris, Clermont et Oyo), les quelques images m’ont montré les points et une agression caractérisée sur notre ailier qui s’est soldée « par un indulgent carton jaune », dixit la bible de la même couleur. Sur la place Besagne un vent de philosophie à soufflé avec cette déclaration : « Il vaut mieux jouer en Jaune et Noir qu’en Rouge et Noir ».
Quand à l’émission dominicale sur la chaîne publique le spécialiste a conclu par un surprenant : « Toulon a gagné à la Rochelle ».
Pendant quelques instants la fièvre étant retombée… j’ai donc du étudier les commentaires des uns et des autres pour « comprendre » ce qui s’était passé après que nos joueurs aient viré en tête aux citrons et l’assurance d’avoir le vent dans le dos pour la seconde période. J’ai trouvé une explication de l’entraîneur des gros : « Nous ne sommes pas ressorti du vestiaire ».
J’en ai une autre : ces professionnels pourtant bien payés n’ont pas hésité à soutenir les travailleurs (pour un autre tarif) qui luttent contre un projet de loi sur le code du travail faisant un retour spectaculaire vers le dix neuvième siècle et le chef d’œuvre d’Emile Zola.
Ils ont donc fait grève et obtenu illico presto le droit de travailler à mi-temps. Un contrat en CDD.

La Rochelle pense que c’était la finale de la coupe d’Europe, l’auteur de leur essai parle de « moments exceptionnels dans la carrière d’un joueur ». Faut il que l’aura du Rugby Club Toulonnais soit si importante pour qu’un simple match de la saison déclenche une telle hystérie collective et démesurée. Que font faire ces gens là le jour où ils vont gagner une rencontre éliminatoire ? Vu leur comportement ils doivent avoir des ancêtres qui ont séjourné au bagne de Toulon.

Arbitrage news : les déclarations se multiplient sur les élucubrations arbitrales dont le lauréat est incontestablement notre marchand de voiture bien connu à Toulon depuis un certain Toulon Grenoble…Il est regrettable que notre président n’ai pas fait breveté ses dires sur le niveau de l’arbitrage du Top 14 car c’est du « copier coller » de ce qu’il a dit…bien avant tout le monde.
Mais le pompon de la journée revient à l’arbitre vidéo de Brive Toulouse qui, malgré les images, ne voit pas deux joueurs qui sont devant la ligne, sans parler de celui qui est déjà sur la touche pour rentrer au vestiaire. La règle étant (pour une fois) claire : tous les joueurs doivent se replier derrière leur ligne de but, il n’y a que deux possibilités, soit il faut changer les lunettes, soit il ne connaît pas la règle, et dans ce cas que fait il là ?

Vous savez depuis longtemps que le tennis m’intéresse et notamment la seule compétition par équipe de ce sport hautement individuel. Le week-end dernier l’équipe « de France » s’est qualifiée mais ce n’est pas le but de mon propos.
J’ai trouvé plus judicieux de comparer deux faits indiscutables :
1. les étrangers qui évoluent dans le Top 14, qui résident en France et payent leurs impôts à Bercy, déclenchent chaque semaine une quantité industrielle d’articles de propos navrants, souvent faux, quelquefois xénophobes.
2. l’équipe de « France » de coupe Davis était constituée de quatre joueurs (sur quatre) qui résident en Suisse pour des raisons fiscales. Cela ne fait pas beaucoup de bruit dans le landerneau.

La semaine commence bien : le moustachu de la Ligue de foot vient d’annoncer qu’il ne se représenterait pas pour un prochain mandat. Ce sinistre individu étant peu fiable il faut surveiller car j’en connais qui ont déclaré solennellement se retirer (et revenir à cause de la pression insoutenable de quelques uns). Une chose est certaine il est, parait il, passionné de la montagne, je ne suis pas certain qu’il se lance sur le GR 20.

Besagne le 10 mars 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 29.03.16 15:15

UN RCT CHAMPION.

Cette dernière journée du Top 14 a été l’occasion de démontrer que le jeu de rugby laisse des opportunités là où le commun des mortels et la presse spécialisée n’en voyaient aucune.
A lire quelques avis de spécialistes on se demandait sur la place Besagne s’il était utile de faire plus de mille bornes pour jouer cette rencontre car le résultat était déjà connu. La suite est révélatrice : les minots s’y sont filé et hormis les dix dernières (longues) minutes ils ont mis au frigo les joueurs de la capitale.
Histoire de bien (dé) montrer que Toulon faisait l’impasse, la chaîne cryptée s’est même fendue en présentant un XV des joueurs laissés au repos, la suite a prouvé que les « coiffeurs » avaient de l’envie et surtout du talent.
Etant curieux j’ai recherché l’origine de l’expression « les coiffeurs ». Deux hypothèses prédominent : pendant une coupe du monde de foot les remplaçants désoeuvrés coupaient les cheveux aux titulaires, l’autre version étant que dans les salons parisiens huppés du siècle dernier les employés attendaient avec leurs clients assis sur un banc à côté d’eux pour les faire patienter. D’où le rapprochement avec le banc des remplaçants.
Personnellement à la vue de certaines coupes de cheveux, je pense que c’est bien les coiffeurs qui sont remplacés.

Le RCT a rejoué « Bienvenue chez les Ch’tis » mais cela peut sembler normal car des scènes du film ont été tournées à Bergues.
La seule fausse note est venue du marchand de voiture qui a fermé les yeux sur l’agression inqualifiable d’un ex Toulonnais sur Bruni. L’écran ne devait pas être assez géant.
Cet individu et c’est bien connu, est resté coincé dans un rugby des années soixante dix. Il a d’ailleurs terminé son match en se faisant (encore) remarquer par ses sifflets lors de la tentative victorieuse de notre ouvreur. Les oies blanches de la ligue vont-elles prendre des sanctions pour agression et comportement portant atteinte « à l’intérêt
supérieur du rugby ». ?

Ainsi donc le RCT est champion de (l’île) de France après avoir battu le Stade Français et le Racing. Après tout, pourquoi se priver, le Michelin club a bien été sacré champion d’automne le jour du printemps.
Les commentaires des spécialistes et experts ont été revus et corrigés illico presto car les articles dithyrambiques sur l’écrasante victoire du Racing étaient déjà sur le papier. Le pompon des coupeurs de cheveux en quatre revient à cette revue dont le rédacteur en chef dort avec une écharpe rouge qui a titré : « le braquage de Toulon ». Quelle expression aurait employé ce journaliste si le Racing avait remporté ce match en étant mené au score pendant soixante dix huit minutes ?
La bible jaune, sans doute jalouse, a aussitôt fait un effort en interviewant Ollivon : « À titre personnel, vous avez joué 80 minutes, et c’était la première fois depuis le match aller perdu à Colombes contre le Racing 92, fin août ».
Doit on conclure que le RCT a joué le match aller à Paris et le retour à Lille ? Encore un pro de l’info.

Mercredi dernier dans les travées de Mayol beaucoup de têtes blanches se sont revues quelques années en arrière : le crunch entre les deux marines a été l’occasion d’en déclencher une bonne à l’ancienne, pourvu que le terrain ne subisse pas les foudres de la ligue et qu’une suspension ne tombe pas du ministre des armées.

La semaine précédente avait été marquée par la disparition de Serge Kampf : mécène hors norme de certains clubs et du rugby, tenant à bout de chéquier les Barbarians, le tout avec une discrétion légendaire. Interrogé sur l’évolution du rugby depuis qu’il est un métier, sa réponse avait été claire et limpide : Êtes-vous déçu par les rugbymen ?
« Non, j’ai été déçu par les pontes du Cac 40, dont j’ai tâté la générosité. Lorsque l’un d’eux vous invite, il plie soigneusement la note et la fait passer en frais. Les grands patrons ont des oursins dans les poches. »

Le LOU de Pierrot Mignoni et de Bruno devient une annexe du RCT. Rien de plus naturel car ils sont déjà des Rouge et Noir. Certains d’entre nous regrettent de voir partir des jeunes formés chez nous et qui prouvent très souvent leurs qualités sur le terrain. Débat interminable où chacun peut avoir ses bonnes raisons.

Besagne le 29 mars 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 14.04.16 19:35

ET SI, ET SI ET SI AVEC….

Il fallait bien que cela arrive un jour. Sportivement parlant c’est logique et puis cela fait plaisir à tant de monde que cela en devient presque un plaisir.
L’énergumène de RMC qui se demandait il y a peu si le Racing allait enfin débarrasser l’Europe de Toulon a vu son vœu le plus cher exaucé.
Comment en est on arrivé là ? Comme toujours par l’addition de mille choses : blessures, mauvaises inspirations sur le pré, manque de réussite, choix du manager, contexte peu favorable, situation floue au niveau des dirigeants (j’oublie fréquemment la présence de Diego), la triple casquette du candidat Laporte etc.
Pour ma part je fais un parallèle entre les deux derniers matchs en considérant que nous perdons en dominant la rencontre. Le RCT est toujours aussi puissant, volontaire, féroce, mais il n’est plus implacable. Il ne dégage plus cette impression terrible de fatalité envers son adversaire : que le score va inexorablement s’aggraver. Ces deux défaites peuvent se résumer ainsi : on ne concrétise pas sur nos temps forts, ce qui laisse la tête des autres hors de l’eau et chacun sait ce qu’il arrive dans ces cas là.
Bien sur cela peut paraître paradoxal de perdre des matchs par inefficacité offensive en étant la meilleure attaque du championnat mais c’est un fait incontestable.
Le manager candidat a eu cette phrase qui mérite réflexion : « il y a une différence entre le fait de ne pas marquer de points et en donner à l’adversaire en faisant des fautes inadmissibles. ». Chacun a sans doute son opinion.

Et si notre centre ne tente pas une croisée téléphonée, et s’il regarde à gauche, et si en fin de première période on ne se contente pas de trois points, et si au bout d’une heure de jeu et après une interminable séquence on va sous les poteaux, et si les blessés ne l’étaient pas, et avec un buteur, et dans une poule avec un club Italien pour partir avec dix points de bonus et avec des si, c’est bien connu on peut mettre Paris en bouteille.
Pour compléter le tableau nous avons effectué une entrée en matière digne d’un mauvais roman et, s’il faut souligner notre volonté de revenir au score, cela nous a coûté sans doute beaucoup d’énergie…laquelle nous fait défaut en fin de rencontre car, qu’on le veuille ou non, on encaisse cette pénalité parce que nous n’arrivons pas à aller chez eux. Tout cela avec l’appui du vent. Les deux sinistres entraîneurs du Racing ont (une fois de plus) fait étalage de leur sportivité, l’un en déclarant après le match à Lille et les sifflets de l’un de ses joueurs (je cite) : « Sur le bord du terrain, les remplaçants ont crié. Marc était sur le terrain mais je ne suis pas sûr qu’il y en ait eu d’autres. Ce n’est pas du tout dans un but antisportif, il regrette son geste ».
Les sifflets c’était sans doute pour appeler son caniche.
Son aller ego, sans doute jaloux, y est allé de son couplet en déclarant avant la rencontre « que la pelouse était grasse et que ce n’était pas bon pour les adducteurs (sous entendu de Giteau) ». Et ces gens, avec une telle mentalité se posent en donneur de leçon.

Sur la place Besagne les supporters philosophaient sur le fait que trois miracles avaient eu lieu en janvier et nous avaient permis de se qualifier pour la phase finale et tous approuvaient les mots du président qui venait de déclarer « que si on lui avait dit qu’il serait déçu après trois titres européens il aurait signé ».
Certains experts prédisent déjà une saison blanche pour le RCT, ce qui serait un évènement, d’autres plus sages disent le contraire, mais c’est surtout aux supports terre que je pense car le moment est venu de démontrer que même dans la défaite nous sommes toujours là. Il est plus difficile de chanter lorsque ça va mal et j’ai déjà exprimé mon opinion sur ce Mayol triste et plat, aux Antipodes du volcan qu’il n’aurait jamais du cesser d’être.

En regardant le classement du Top 14 j’avoue ne pas être d’une sérénité débordante car il reste six rencontres à disputer dont la moitié dehors, plus une à Nice contre Toulouse (donc à l’extérieur) et deux à Mayol contre Castres qui joue sa place dans les six et l’UBB qui tente de conserver la sienne. Il ne faudrait pas que ces deux défaites simultanées nous trottent longtemps dans la tête car la suite de notre championnat ne sera pas un long fleuve tranquille.

Samedi nous allons dans la cité d’Henri IV, quelques anciens se souviendront d’un guet-apens pendant lequel un complexé armé d’un sifflet avait fait un festival et s’était rendu célèbre sur la planète Ovalie en établissant le record du monde de cartons de toutes les couleurs, sans oublier celui infligé à Tana Umaga qui officiait comme soigneur !

J’ai effectué le voyage de retour du « far ouest » dimanche, et dés mon installation devant le poste j’avais pourtant eu une bonne impression : contrairement à mes craintes pas de retour de flash de radar, pas de convocation du fisc pour le scandale Panama papers, Renaud était l’invité sur la chaîne qui retransmettait la rencontre.
Tout allait bien à 17h 15. Je ne vous parle pas des trois minutes suivantes…il y a des moments où il faut se frotter les yeux pour croire ce que l’on voit.

Besagne le 14 avril 2016

Bon anniversaire Léa

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 29.04.16 10:22

COMMENT…ET POURQUOI ?


Sur la place Besagne les discussions allaient bon train au lendemain de la victoire du Métro ce qui peut paraître logique. Evidemment les supporters regrettaient encore plus notre absence vu la prestation de ces Tigres endormis comme des gros chatons et désormais détenteurs du record d’Europe de fautes de mains en une seule rencontre.

Si la victoire du Racing ne se discute pas l’analyse de la presse prête à réflexion. En effet, j’ai en archive ces commentaires « élogieux » sur la Wilko dépendance, sur le fait que Toulon ne produisait qu’un ersatz de jeu, sur la négation du rugby, les mercenaires, le détournement de la loi sur le salary cap, le dopage et bien d’autres appréciations du même genre.
La bible jaune s’étant refendue d’un titre ronflant : « Racing, grand club de France », je plains le rédacteur de l’article après la finale surtout si elle est victorieuse car il va falloir pondre des qualificatifs qui n’existent pas encore.
L’espace de deux matchs victorieux du Racing le ciel de notre Ovalie est serein, il est bleu et blanc.


Comment tous ces spécialistes et experts peuvent ils s’extasier devant un plan de jeu qui ressemble en bien des points, qu’ils le veuillent ou non, à celui de Toulon des années précédentes ? Le Métro a pris le train en marche.
Comment ces gens qui étaient si critique envers la manière du RCT de pratiquer le jeu de rugby peuvent ils rayer d’un trait de plume leurs regrets de ne plus voir de jeu, de l’ennui qui ressort de ces rencontres cadenassées, de la notion de spectacle. Comme si le jeu de rugby pouvait être assimilé à un cirque.
Comment les oies blanches et outragées peuvent elles devenir muettes par enchantement devant un club dont le milliardaire président ne fait venir que des mercenaires qui creusent donc la tombe du rugby de France ? Le Racing est certes historiquement un grand club, premier champion de France en 1895 (même si le titre ne se jouait qu’entre deux clubs) avec déjà dans ses rangs des Péruviens, des Anglais et des Ecossais. Il ne semble pas qu’à cette époque cet effectif ait déclenché l’hystérie que nous connaissons aujourd’hui.


Comment peut il y avoir d’un coup ce silence assourdissant, y compris de ceux à la ligue qui se demandaient si « on pouvait accepter n’importe qui comme président » et des innombrables « spécialistes » des forum bien cachés derrière leur pseudo ?


Alors comment et pourquoi cette discrimination ?


Faut il y voir un sentiment anti RCT ? Pour être jugé présentable et BCBG faut il être logé dans la capitale (de la France) ou celle du rugby (Toulouse) ? C’est vrai j’oublie qu’à Toulon nous sommes paranos comme me l’avait signifié un spécialiste du jaune.
Entendons nous bien, j’ai souvent écrit et je persiste que je préfère une victoire étriquée à une « magnifique » défaite. C’est l’essence même d’une rencontre de rugby que de tendre vers la victoire et les Britanniques en sont la démonstration flagrante car pour eux la notion de match amical ne veut rien dire, alors une rencontre éliminatoire c’est comme une finale : seule la victoire est belle.

Qui, ayant pratiqué à son petit niveau n’a pas participé un jour à un match amical qui s’est brusquement tendu au moins jusqu’à l’heure de la troisième mi-temps ? Souvenirs, souvenirs.


La fin de la phase régulière est proche et notre calendrier est copieux, attention de ne pas le rendre encore plus compliqué. Agen mis à part (et encore) les clubs que nous allons rencontrer ont les dents qui rayent la pelouse pour être dans le bon wagon des six.

Etant donné les statistiques de nos matchs à l’extérieur il y a de quoi s’interroger sur le fait de donner la priorité au tiroir caisse.
Je le dis souvent et le répète : Nice ou Marseille c’est pareil, nous jouons à l’extérieur. Cette situation a une influence positive sur l’appréhension du match de nos adversaires, négative sur nos propres joueurs qui ne sont plus dans leur jardin et même les arbitres sont soulagés de ne pas siffler à Mayol.

Comme vous le savez maintenant je me suis promis de ne plus faire de déplacement depuis le RCT Leinster au vélodrome et le comportement de certains « supporters » en Rouge et Noir, c’est donc devant le petit écran (qui devient de plus en plus grand d’ailleurs) que je vais suivre cette rencontre.
Bien entendu, si le jeu avait décidé que nous soyons à la place du Métro la tentation aurait été grande d’aller dans la capitale des Gaules, mais que voulez vous ? Trois ans de suite que le Rugby Club Toulonnais devient l’empereur d’Europe sur le territoire britannique et pour une fois (enfin) que la finale a lieu chez nous nous restons à la maison.



Nous ne faisons rien comme les autres, c’est vrai, ici tout est différent !

Besagne le 29 avril 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 03.05.16 14:59

LETTRE À ELLIS.

Que Beethoven me pardonne de parodier le titre de sa pièce musicale mais j’ai trouvé la musique de ces mots apaisante et dans le contexte actuel cela ne fait pas de mal.


William Webb,

Samedi dernier des milliers de supporters du Rugby Club Toulonnais ont fait trois cents bornes pour jouer pas loin de chez toi. Dire que ce fût simple relève du rêve et d’ailleurs tu dois savoir que la direction du club s’est fendue d’une lettre d’excuse…
Si je te sollicite ce n’est pas pour parler encombrements et crise de nerfs autour de ce stade, mais bien pour te demander ton avis sur notre équipe. Après le vélodrome, Colombes, Pau, Nice, nous sommes devenus les spécialistes du voyage à Rome sans voir le pape. Nous sommes incapables de marquer des points à la main ou avec les pieds et nous perdons des rencontres contre des équipes qui ne font pas grand-chose en terme de jeu.
Les raisons doivent être plus évidentes pour toi avec ta vue imprenable sur le rectangle de vérité.
Merci de me donner ton opinion et de faire partager ton analyse aux supporters.

Ami supporter,

Ta lettre me touche car tu es l’un des rares à t’intéresser à moi alors que beaucoup de « gens du rugby » ignorent même que j’ai ma loge panoramique à quelques encablures de ce stade.
La première remarque et nous sommes d’accord (car je lis la place Besagne) c’est bien que l’approche d’un match à l’extérieur n’a rien à voir avec une rencontre dans le temple de Besagne. Cela est valable pour vos adversaires, vos joueurs, le public et les arbitres.
L’autre critère c’est bien entendu ce mal chronique qui vous ronge depuis quelques matchs et ce constat est d’une simplicité enfantine : il suffit d’attendre que Toulon s’épuise, s’énerve, fasse des fautes, surtout qu’il n’ y a pas de risque d’encaisser des points car aucun joueur des Rouge et Noir n’est capable de marquer des pénalités lointaines.
La discrétion m’impose de ne pas tout divulguer mais il parait évident que la gestion des ressources humaines a été catastrophique depuis le début de la saison : un manager général qui fait le drone entre station de radio, chaînes de télé et campagne électorale, un futur entraîneur fantomatique, des joueurs (Toulonnais) débarqués en pleine saison, les éternelles rumeurs présidentielles, une année noire pour les blessures de longue durée, tous les autres qui font contre Toulon le match de la saison et voilà la situation à ce jour.
Le match de samedi est en quelque sorte exemplaire : un stade bruyant comme une cathédrale, un arrière qui ne sait toujours pas qu’il joue au rugby à quinze et non au football australien, quelques mauvais choix, un million de maladresse et à la sortie un point miracle au lieu de quatre.
Je suis persuadé que tu as peu apprécié le comportement de certains à la fin du match qui papotaient allègrement avec leur concitoyen d’en face ou d’ailleurs. Cela est insupportable car le rugby ne permet de venir sur le terrain comme on va au bureau. Attention de ne pas perdre l’âme du RCT.
Heureusement que cette rencontre n’avait pas lieu le lendemain car le pauvre muguet…
Certes il n’y a pas le feu mais je sais que Besagne a mal dormi samedi soir et les cauchemars ont été nombreux avec ces mêlées dévastées, cette impuissance chronique et cette inefficacité récurrente.
Ami supporter, c’est le moment d’être exemplaire et de prouver que chez les tiens tout est différent…parce que Toulon !

William Webb Ellis, créateur controversé du jeu de rugby.

La réponse de William Webb a été rapide et n’engage que lui, mais puisque le titre de mon billet parle de piano on ne peut oublier que si le rugby en est un « il y a ceux qui en jouent et ceux qui les déménagent ».
Samedi dernier le RCT avait dans ses rangs beaucoup trop de joueurs avec les gants blancs, tous les spécialistes s’accordent à dire que dans le rugby actuel un match se gagne (entre autres choses) au sol. Dans ce groupe certains ont cru que la rencontre se jouait sur la promenade des Anglais le thé en main et le petit doigt en l’air et cela le jeu de rugby et les supporters Toulonnais ne peuvent pas l’encaisser. Il n’y a peut-être pas le feu sur la place Besagne mais j’entends le moteur des Canadairs qui ronfle déjà.
Je l’ai souvent dit contrairement à beaucoup : la seule nationalité qui importe vraiment c’est celle d’être naturalisé Rouge et Noir. Attention de ne pas se comporter en (hauts) fonctionnaires.
Il faut mettre du charbon dans la chaudière pour sauver une place dans les quatre et ne pas disputer un match de plus à l’extérieur.

Besagne le 03 mai 2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 20.05.16 10:38

AVANT TOULON C’ETAIT QUI* ?

Sur la place Besagne la question qui revient souvent depuis samedi dernier est celle-ci : Qui était donc champion d’Europe avant le Rugby Club Toulonnais ?
Les spécialistes s’étaient empressés de donner le nom du successeur en Bleu et Blanc plutôt que de faire des recherches. Les pauvres, ils ne savaient pas que seuls des Rouge et Noir pouvaient succéder à des Rouge et Noir.
Le Racing devait, selon beaucoup d’experts, être obligatoirement champion d’Europe : un groupe solide, un buteur stratosphérique, la chance de jouer dans notre Ovalie, deux têtes pensantes qui détenaient la vérité et la clé de la victoire, un club bien comme il faut, l’aura de la capitale, un parcours exemplaire, tombeur du tenant du titre, j’en passe et des meilleures. Ils ont vite compris qu’il ne suffit pas d’avoir Carter dans son effectif pour cueillir la médaille d’or comme son homonyme le fit dans le tombeau de Toutankhamon. On ne pénètre pas dans la vallée des rois aussi facilement parce que la presse en a envie ou pour débarrasser l’Europe de Toulon comme le rêvait ce « journaliste » de RMC.
Un match c’est sur le terrain qu’il faut le gagner. Il faut marquer un point de plus que ceux d’en face. Et c’est plus compliqué lorsque la rencontre ne démarre pas à 10/0 comme contre Toulon. On ne gagne pas le gros lot à tous les coups.
A la sortie un match qui aurait pu durer deux jours, des bourriques qui tapent contre un mur et les grandes envolées parisiennes oubliées dans le vestiaire. Et dire que certains reprochaient au RCT une Wilko dépendance et un jeu restrictif.
Résultat des courses : trente six passes pendant quatre vingt minutes. La raison : il pleuvait. Heureusement que le rugby ne se joue plus avec un ballon en cuir qui pesait dix tonnes.
Ces paramètres ne m’empêche pas d’être d’accord avec le président du club parisien qui a déclaré : « il n’y a pas de rugby particulier, il n’y a qu’un rugby qui fait gagner ».
Bien entendu on peut évoquer les blessures, la météo, l’arbitre, mais avec des si on met Paris en bouteille et c’est bien ce qu’on fait ces Rouge et Noir d’outre manche.
La morale de cette histoire est d’une simplicité enfantine : le triplé du RCT est gravé dans le marbre pour un bout de temps et cela confirme que n’est pas Toulon qui veut. Peut être certains mesureront-ils la portée historique de trois titres consécutifs qu’ils espéraient voir disparaître avec une victoire « parisienne ».

Les deux commentateurs se sont fait remarquer par leur partialité et leur attitude outrée devant quelques décisions « Owensienne » certes surprenantes, mais on les a connu beaucoup plus discrets envers les nôtres. Les entraîneurs ont trouvé le moyen d’allumer la presse et fait une nouvelle démonstration de leur sportivité et j’ai une pensée pour notre président s’il avait fait une déclaration du même acabit.
En lisant le jaune de lundi j’ai été partiellement rassuré car je l’avais envisagé en noir pour le jour de deuil décrété automatiquement après la défaite du Racing.
L’autre grande nouvelle est évidente : pour que ce club BCBG ne connaisse pas une saison blanche il serait de bon ton de le déclarer champion de France pour compenser l’outrage fait par les Rouge et Noir. Comme pour réparer une sorte d’injustice, style le Michelin’s club qui d’après son capitaine, méritait un titre d’office vu leur parcours.

C’est le moment du festival de Cannes et le rugby y est à l’honneur puisqu’un film relate le parcours d’un jeune pilier Wallisien qui quitte tout pour devenir joueur de rugby professionnel dans notre Ovalie. Le titre du film est éloquent et se passe de commentaire : « Mercenaire ». Il me parait bon de préciser que le président du Rugby Club Toulonnais ne participe en rien à cette réalisation et qu’il n’est pas non plus dans la distribution afin de ne pas lui décerner de palme.

Samedi prochain le Rugby Club Toulonnais se rend dans le pays du tsar agenais qui a si souvent fait des siennes avec des décisions spéciales RCT que j’ai évoqué en de multiples occasions dans la « place Besagne ».
J’ai des souvenirs douloureux de nos prestations au pays des pruneaux (valises pleines) et si le dictateur n’est plus de ce monde son fantôme rode encore en haut des tribunes. Bon je veux bien admettre que le temps est révolu où rien que le fait de s’asseoir paralysait l’arbitre et permettait aux locaux de démarrer le match avec trois pénalités consécutives, il serait fou de croire que ces gens vont nous regarder dérouler notre rugby en étant béats d’admiration.
Bien au contraire ils vont s’y filer et j’ai d’ailleurs le souvenir d’un Toulon Agen en clôture à Mayol (l’année de notre descente) qui ne s’était pas trop bien passé (on avait encore fait le plein) et la fin du match avait été mouvementée pour ne pas dire plus.
La différence c’est que les rôles sont inversés et c’est le club des pruneaux qui est dans la charrette.

* le Leinster.

Besagne le 20/05/2016

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 03.06.16 16:27

LA DER DE BERNIE A MAYOL ( ?)


Je le confesse (ceci étant une façon de parler) je n’étais pas des plus enthousiaste lorsque la venue de l’ex secrétaire aux sports a été officialisée.
Les politiques m’inspirant une défiance de plus en plus aigue au fil du temps j’avais la crainte que notre Rugby Club Toulonnais ne soit qu’un moyen de meubler l’emploi du temps de l’ex secrétaire sous couvert de passion rugbystique subite pour Toulon qu’il avait si souvent décrié.
Etant « conservateur » d’archives j’ai donc recherché les déclarations de l’époque et bien entendu j’ai trouvé des affirmations pas très reluisantes, le tout agrémenté des prévisions alarmistes de la presse spécialisée qui était persuadée que l’entente de ce duo à la tête du club était hautement improbable. Le président avait pourtant été clair en déclarant « je préfère quelqu’un qui me tient tête que quelqu’un qui baisse la tête ».
Force est de constater que le mandat du candidat à la présidence restera gravé dans le marbre et que le triplé du RCT sera unique pour un long moment. Sa personnalité, ses coups de gueule et son osmose avec le président ont fait la « une » bien souvent et les résultats ont été au-delà des espérances les plus folles.
On ne peut qu’apprécier cette période dorée que certains ont déjà tendance à oublier. Cette frange de ce nouveau public n’a connu que le Toulon vainqueur et a une certaine tendance a brûler ceux qu’elle encensait il y a peu. Il suffit pour cela d’écouter quelques discussions dans les tribunes de Mayol pour s’en convaincre, tout n’est pas aussi simple et s’il est vrai que le pain noir est plus difficile à avaler, il faut avoir une faim de loup et ça passe.
Pour remettre les choses à leur place il me semble nécessaire de rappeler que le Rugby Club Toulonnais est victime depuis le 5 juin 2015 et la mort tragique de Collins d’une cascade de longues blessures qui doit être un record.
Le RCT joue depuis le début de la saison sans buteur du calibre de notre Gallois et cela pèse sur notre jeu, sur le score et surtout sur le jeu de nos adversaires qui se sentent « à l’abri ». On y ajoute la reussitte, les interprétations arbitrales, les points perdus pour des tas de raisons et malgré tout cela le RCT peut encore aller en demi directement, beaucoup on tendance à l’oublier.
Le dernier match est la démonstration indiscutable de ce que nous subissons : une interprétation arbitrale d’entrée, deux essais en contre, quelques mauvais choix et une défaite amère au final. Dimanche dernier Toulon a fait le jeu et Montpellier a gagné. Il m’a semblé voir les Rouge et Noir avec Wilko mais du côté bleu.

Mais bon, dans quelques jours un autre championnat à six commence et si le chat noir veut bien nous laisser tranquille…

Toulon joue et même bien par moment mais il y a trop souvent quelques grincements dans la machine Rouge et Noir. Quelques joueurs se sont fait tailler un costume par Bernie, c’est à la mode (ministérielle), il ne reste plus qu’à leur mettre un carton jaune pour déclaration de patrimoine falsifiée car ils ont oublié d’y inclure Mayol, Besagne, les supporters et parrain Félix dans l’héritage.
Sur la place Besagne certains évoquaient le préposé au sifflet (qu’il avait sans doute perdu lors de notre période de domination, mais qu’il a fait chauffer lorsque les Bleus ont pris le dessus), d’autres soulignaient justement que notre président se focalise sur la recette de l’éventuel barrage à Mayol et de la magie du temple, mais qu’il aurait mieux fait d’y recevoir Toulouse et Clermont.
Le quotidien local est d’un optimisme remarquable car il catalogue le match de dimanche comme étant le dernier de Bernie à Mayol, je préfère y ajouter un point d’interrogation.
Attention car ces gens là ne nous réussissent pas beaucoup et étant donné qu’ils n’ont strictement rien à perdre il vaut mieux éviter notre mauvaise habitude qui consiste à rester coincé dans les vestiaires au début de la rencontre ou après les citrons.

La saison touche à sa fin et c’est l’heure des premiers bilans :
L’école de rugby du RCT est classée deuxième au niveau national.
Les Crabos sont champions de France.
Les Espoirs ont perdu en demi.
Les cadets ont été éliminés en quart.

Pas de doute le RCT est un club de mercenaires….

Mes Basques préférés sont à quatre vingt minutes du Top14, et j’espère pour eux (et pour nous) que la saison prochaine leur hymne sublime résonnera à Mayol…sans négliger la perspective d’un déplacement à Baiona qui vaut toujours son pesant d’or d’ambiance, de convivialité et de chants qui donnent des frissons.

La dernière nouvelle est d’importance : le déroulement du tournoi de tennis de Roland Garros se trouve contrarié par une météo d’automne. Faut il y voir une justice dans le fait qu’un chômeur SDF et un tournoi (qui offre tout de même deux millions d’euros au vainqueur),se retrouvent tous deux sous le déluge et sans toit ?.
Bon d’accord la différence est majeure : les uns c’est pour taper dans une balle, les autres c’est pour essayer de (sur)vivre. Quand on vous dit que l’argent ne fait pas le bonheur…


Besagne le 03 juin 2016

Loubiére

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 22.06.16 9:57

V.S.D.L.


Vendredi :

Ce formidable week-end de rugby a débuté par la première demi finale de notre Top 14. Le Michelin’club a fait comme souvent, c'est-à-dire qu’il est allé à Rome, sans voir le pape.
A la vue des images la notion d’en avant doit être un paramètre à géométrie variable pour le vidéo arbitre. Quelle différence y a-t-il entre l’essai refusé à Clermont et celui accordé au Racing ? Une place en finale.
J’attends avec impatience les commentaires des dirigeants Auvergnat, eux qui avaient effrontément philosophé après l’essai de basketteur de leur pilier contre le RCT et qui les avait propulsé à Paris. Lundi matin dans le jaune nous devrions donc lire : « l’arbitre fait partie du jeu comme le vent ou la pluie, ça s’équilibre sur une saison.».
Surtout que, comme le souligne un supporter de la Yellow Army : « Chez Michelin, on n’aime pas les syndicats. A l’ASM on n’apprécie guère les supporters qui râlent. Il ne faut pas faire de vagues ». Je ne peux que les plaindre très sincèrement.
Je l’ai souvent prétendu, l’ASM est un club de très bons élèves, au premier rang de la classe, toujours prêt a dire oui monsieur, le RCT lui est au fond, prés du radiateur l’hiver ou de la fenêtre pour regarder dehors le soleil et les filles qui font du sport, (souvenirs scolaires personnels) le printemps venu.

Samedi :

Avalanche de matchs internationaux et à la sortie les Blacks gagnent, les Boks passent par le trou de la serrure et les Anglais mettent les Australiens sous l’eau. Ces rencontres servant pour les gardiens de la place Besagne de mise en bouche, le pic de la soirée a bien été le choc RCT Montpellier. Un club Héraultais au complet malgré une fin de match à l’ancienne en barrage, mais la commission de discipline n’étant pas libre avant la fin du mois, les joueurs concernés attendront pour d’éventuelles sanctions, surtout qu’ils sont tous en vacances. Pensée pour Carl Hayman lui qui a été suspendu au sortir de la douche…tout en ne sachant pas s’il pouvait être sanctionné.
Pendant cinquante minutes Toulon a fait le match quasi parfait jusqu’à ce que…mais ne gâchons pas notre plaisir. La performance collective a été agrémentée de la cerise sur le gâteau avec notre arrière buteur qui a influencé le déroulement du match, le score et le jeu de l’adversaire. Même cet arbitre aux décisions déroutantes n’a pas réussi longtemps à nous faire douter.
Reste encore une marche dans le temple des footeux, je ne demande qu’une chose (mise à part le bouclier) : que tout se passe normalement mais quand on voit le vidéo arbitrage du Racing…

Dimanche :

Hier soir les Bleus ont défié les Gauchos, le gourou de la Garonne a concocté une équipe de jeunes et d’après les commentaires il y a de l’espoir.

News :

Mes Basques préférés sont de retour en Top 14 et cela me fait plaisir, le déplacement me tente déjà et j’espère bien profiter de cette opportunité pour faire un week-end convivial dans ce magnifique pays.
Pour rester dans le coin le baron du BO se fait découper dans le jaune sur ses positions et ses jongleries avec l’argent des autres, on pourrait se croire en pleine campagne électorale.
Trois clubs de Pro D2 sont « rétrogradés » en fédérale, le but du jeu consiste à deviner lequel va être sauvé par une intervention divine et miraculeuse.

Lundi :

« Surprise » le président du Michelin’club a oublié la philosophie.
Je cite : « La "filière biterroise".
Les raisons de son courroux ? L'essai refusé à Wesley Fofana pour une passe en-avant d'Alexandre Lapandry (19e), un hors-jeu de Johan Goosen sur le premier essai du Racing ou un carton jaune injustifié à son troisième ligne Viktor Kolelishvili (95e). Et sur l'essai de la victoire, inscrit par Juan Imhoff au bout la prolongation, le président de l'ASM a décelé deux fautes : en-avant de Kruger et Strettle retenu par le maillot.
Un autre point a attiré l'attention du Eric de Cromières, comme il l'a expliqué dans La Montagne : "Je trouve anormal que dans des matches de ce niveau, deux joueurs du Racing (Szarzewski, Nyanga), l'arbitre principal et celui de la vidéo sortent tous de la même région, ce qu'on pourrait appeler la "filière biterroise" [...] Je ne dis pas qu'il y a de quoi que ce soit derrière, mais quand les choses se passent mal, cela laisse un arrière-goût de cendres et de suspicion".

Pas de doute il va être sanctionné pour atteinte à l’intérêt supérieur du rugby, et son ancien adjoint va sans doute se demander si l’on peut accepter tout le monde comme président. Le notre peut demander des droits d’auteur.

Vendredi le Rugby Club Toulonnais a l’occasion d’écrire une nouvelle page dans le livre de son histoire mouvementée. Les anciens se souviennent qu’un 2 mai 1987 le RCT devenait champion de France en battant le Racing et ses papillons roses, titre attendu depuis 56 ans. Puisse le nouveau public se rendre compte de la chance qu’il a depuis quelques années.

La tension sur la place Besagne était retombée d’un coup, sans doute à cause des premières chaleurs, lorsqu’un individu osa cette question : « Connaissez-vous le score de France Suisse ? ». Dans le foulée le jury de l’université de Besagne, convoqué en session extraordinaire, rendit son verdict : « Condamné à payer la tournée pour outrage envers le RCT » et vu le nombre des membres du jury, des experts et des spécialistes présents l’addition va être salée.
Pas autant que pour aller à Barcelone mais quand même.

Besagne le 22 juin 2016

Loubiére

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par Loubiére le 27.06.16 15:33

SONGE D’UNE NUIT D’ETE.


Qu’on le veuille ou non, une nouvelle page de notre Ovalie s’est écrite vendredi soir dans l’arène espagnole. Certes triste pour nous mais l’histoire retiendra que le RCT a été capable de perdre une finale qu’il a cru terminée à la trentième minute.

Comment en est on arrivé là ? Qui peut prétendre avoir réalisé que Machenaud en étant exclu emmenait avec lui une bonne partie de l’équipe ? Il est indiscutable que certains ont (inconsciemment) visionné beaucoup trop tôt leur image soulevant le bouclier devant leurs supporters en folie. Il est (pour moi) tout aussi évident que l’arbitrage a été influencé par ce fait de jeu et qu’une sorte de compensation est apparue, notamment en seconde période et jusqu’au bout de la nuit avec cette dernière mêlée de la gagne et étrangement à l’avantage du Racing, lui qui a été pulvérisé dans ce domaine pendant quatre vingt minutes.

Mais quand on encaisse un vingt à zéro en supériorité numérique on ne peut rien revendiquer.

Peut être juste poser la question suivante : Si en vingt sept matchs le Rugby Club Toulonnais a été l’équipe la plus disciplinée, comment expliquer cette avalanche de pénalités contre lui lorsque le Racing peut gratter, plonger et être à la limite tranquillement sans faire une faute ?
Le capitaine de Toulon a bien essayé d’obtenir des explications, sans succès.
S’il y a une filière biterroise, selon l’auvergnat, pas de souci pour un clan catalan comme l’avait judicieusement insinué le capitaine parisien à qui voulait bien l’entendre…tout en étant persuadé du contraire selon lui, mais le doute était semé dans les esprits.

Ceci dit, il est indéniable que le comportement de certains joueurs a évolué dans une spirale négative au cours de ce match : après une entrée en matière correcte, plusieurs ont voulu faire leur numéro personnel car « c’était gagné », puis ils ont continué dans ce registre pour sauver la patrie et enfin ont sombré définitivement noyés dans le torrent des pénalités plus ou moins évidentes.
Ce phénomène n’est pas propre à Toulon et j’ai le souvenir d’un France Galles en coupe du monde où les Bleus avaient eu toutes les peines du monde à battre des Gallois réduits à quatorze d’entrée de match. Contrairement aux idées reçues il n’est pas aisé de gérer une telle situation mais c’est pourtant ce que doivent savoir faire des professionnels.
Nos Rouge et Noir ont manifestement éprouvé ce sentiment jubilatoire de domination et n’ont plus respecté, ni l’esprit du jeu de rugby ni l’adversaire. Il est bien connu qu’un groupe qui a la tête sous l’eau doit y rester et ne doit jamais recevoir une main secourable, or nous les avons hissé avec les deux mains, les deux pieds et même prodigué du bouche à bouche. Le taureau ciel et blanc était à genoux, Toulon a oublié la « mise à mort ».

A Barcelone c’est impardonnable.

Sur la place Besagne les sages de l’université éponyme avaient tendance à se regarder et pour une fois en silence. Tous avouaient ne pas avoir cru ce que leurs yeux voyaient lors du déroulement de cette rencontre qui s’est terminée avec des accents Shakespeariens comme une tragédie de cet auteur, ce qui parait logique dans ce songe cauchemardesque d’une nuit d’été.
L’aventure du RCT avec Laporte se termine donc sur une fausse note et un palmarès exceptionnel. Dans leur grande sagesse les philosophes de l’université de Besagne ont eu cette conclusion : « Pour gagner encore il faut perdre ».
Après une année noire pour les blessés de longue durée, l’absence de buteur, les élucubrations de RTL, les mesures habituelles de la ligue spéciale Toulon, le RCT s’incline en finale ce qui était inespéré il y a deux mois. Bien entendu la pilule est dure à avaler mais n’oublions jamais que Toulon se relève toujours, surtout lorsque ça va mal.

La place Besagne est depuis quelques jours écrasée de chaleur, de folie Rouge et Noir et depuis samedi matin encombrée de millions de tonnes de regrets. Attention aux excès et de ne pas jouer avec les allumettes par temps de mistral même si la direction du RCT s’est montrée nulle et méprisante envers les supporters de la France d’en bas. Tous n’ont pas un budget permettant de prendre l’avion. L’appel au peuple après la défaite à Nice a été vite enterré et oublié.

Je vais arrêter la place Besagne et cette fois c’est définitif.
Grâce à Michel vous avez été aussi nombreux que la population de Toulon (en nombre de visiteurs) à avoir pris quelques minutes pour lire ces lignes qui n’avaient pour seul but que de « philosopher » sur cette émotion identitaire qu’est pour nous le Rugby Club Toulonnais.

Merci à Yves, ami fidèle, maître généreux et complaisant devant « ma littérature », lui aussi passionné par ce jeu que certains appellent le sport roi.
Personnellement cette aventure, car c’en est une que de se connecter (c’est la mode) chaque semaine depuis quatre ans avec des milliers de visiteurs toujours aussi assidus et compréhensifs, a été une révélation et un plaisir.

Merci à vous tous et bien entendu plus que jamais : Allez Toulon !

Besagne le 27 juin 2016

Loubiére

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Re: Place Besagne by Loubière

Message par KANGOUROU06 le 27.06.16 21:15

Je verse ma



🔴⚫️😪

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