Les Fantaisies Toulonnaises

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Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mer 31 Aoû - 19:48

LES FANTAISIES TOULONNAISES


Sous ce titre se cache le nom du premier théâtre de Toulon où se sont produits de grands artistes jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle. Il n’existe plus mais la porte est encore visible dans une rue du centre ville, les représentations tragi-comiques sont elles encore bien réelles bien qu’ayant été déplacées vers Mayol via le Cours Lafayette.

Ma première préoccupation de cet été meurtrier pour les canapés (foot, Roland Garros, tour de France, jeux olympiques) et bénéfique pour les pizzaïolos, a été de regarder à froid le cauchemar de Barcelone. Et là j’ai vu ce que mes yeux avaient refusé d’analyser en direct ce soir là*: une gigantesque illusion d’optique.

En effet, il est facile de constater que, contrairement aux affirmations courantes, le Rugby Club Toulonnais n’a évolué à quinze contre quatorze que pendant exactement onze minutes, du carton rouge à notre premier essai. A partir de ce moment là le préposé au sifflet s’est discrètement revêtu du maillot bleu et blanc et on peut même prétendre qu’il a remplacé deux joueurs. Ce paramètre ajouté à l’inconscient Toulonnais qui se voyait déjà avec le bouclier a permis le résultat que l’on connaît.

Bien entendu ces lignes vont être taxées de favoritisme mais il m’a semblé intéressant de disséquer dans le jaune les déclarations de l’arbitre catalan:*«*j’ai sorti trois cartons rouges ces trois dernières années, tous les trois avant la vingtième minute et l’équipe à quatorze a gagné les trois fois*». Cette phrase n’est elle pas révélatrice de la transformation qui s’opère dans le cerveau de ce monsieur dés qu’il pense avoir (trop*?) pénalisé une équipe. Quant au deuxième rouge qu’il aurait du sortir, et bien qu’il s’en défende, c’est la peur de «*tuer*» le match et les conséquences sur le «*spectacle*» offert à cent mille personnes qui a pris le dessus. La commission de discipline n’a pas eu la même perception des choses tout en se faisant remarquer car le carton rouge est suspendu un match, celui passé à travers du jugement arbitral écope lui de deux…

Je passe sur le «*spectacle*» du tour de France avec son lot de magouilles et de suspicion, ces singeries du siècle que sont devenues
les décisions de ces commissaires à la botte d’une équipe qui doit gagner.
Les jeux olympiques ont apporté leur quota de scandales, de doutes, de joies sincères, de larmes, de nationalisme nauséabond, de règlements de comptes, sans oublier quelques records d’extra terrestres.
Celui du 400mètres a été pulvérisé par Van Niekerk, d’accord ce n’est pas l’ancien capitaine du RCT mais cela permet de ne pas l’oublier. Le rugby ayant fait son retour aux jeux a permis à notre ailier de devenir champion olympique, remercions Laporte de lui avoir conseillé de jouer pour son pays plutôt que de céder aux sirènes de ceux qui voulaient le récupérer pour les Bleus, les mêmes d’ailleurs qui traitent de mercenaires les joueurs du RCT.
Les Bleus ont été supers, malchanceux, concernés, battus, vainqueurs et honteux comme la prestation de certaines et certains en tennis.

Je suis toujours aussi agacé par ce décompte permanent des médailles car il me parait idiot de comparer les résultats sportifs d’un pays ou de tel autre étant donné les paramètres ignorés*: nombre d’habitants, conditions et niveau de vie, dopage ou pas, structures ou pas, surtout que le classement subit certaines évolutions des années plus tard grâce aux progrès de la science en matière de lutte contre le dopage.
Puisqu’il faut y venir nous pouvons peut être comparer notre bilan avec celui de la Grande Bretagne (niveau de vie et nombre d’habitants comparables) et il faut bien reconnaître leur réussite. Bien entendu ils trichent également en incluant dans leur total les médailles Ecossaises et Galloises, mais je préfère retenir leur système scolaire (cours le matin et sport l’après midi) qui donne des résultats et qui est impossible à mettre en place chez nous depuis la nuit des temps et malgré des tonnes de ministres de l’éducation.
Reste une grosse dose d’interrogation sur des résultats surprenants…

Une autre médaille est passée inaperçue*: notre beau pays est médaille de bronze de la finance. Les actionnaires du monde entier se sont partagés entre avril et juin 372 milliards d’euros, l’Europe se distingue avec 124 milliards et en France les dividendes ont augmenté de 11% pour atteindre 35 milliards d’euros.
Putain de crise.

Fantaisie toulonnaise oblige le RCT a inauguré la saison par un feuilleton classique chez nous*: la partie de carte rejouée par le président, le manager, les responsables nouveaux et anciens, sans oublier la presse people d’Ovalie qui s’est délectée de ces élucubrations. Parce qu’ici tout est différent sans doute.

L’autre évènement qui a permis aux experts de se faire remarquer c’est l’amende infligée au RCT sous le prétexte du dépassement du plafond des salaires. Notre président ayant précisé sa position et les conditions dans lesquelles ce plafond a été crevé, je vous communique ma réaction et vous invite à en faire de même*:
J’ai pris la décision d’écrire au cabinet comptable auvergnat pour qu’ils appliquent aux supporters du RCT la même méthode qui consiste à considérer que nos salaires et pensions sont sous évalués. Pas de problème le plafond peut être crevé.
Que chacun constitue son dossier.

Le premier coup de sifflet de la nouvelle saison n’était pas encore donné que le résultat final était déjà connu des experts et des spécialistes*: le Racing va faire le doublé. Si on se souvient que le capitaine du Michelin club prétendait que son club méritait un titre au mérite (*!) que viennent donc faire les autres dans cette galère*?
Il me semble probable que d’autres clubs aient aussi cette ambition mais cela doit être inconvenant.

Le RCT étaient chez mes Basques préférés lors de la première journée et j’en ai voulu à la ligue d’avoir programmé ce match un dimanche soir car j’avais depuis longtemps projeté un super week-end dans ce beau pays. Dire que nous avons été laxistes est un doux euphémisme et il était évident que la furia des Bleus et Blanc allait payer. Certes on peut se consoler par quelques décisions arbitrales venues d’ailleurs mais ce n’est pas le directeur de jeu qui manque les passes, les plaquages, qui fait les mauvais choix et qui donne l’impression d’être sur le pré parce qu’il le faut. Les Basques avaient eu une piqûre de Bleu et Blanc, il serait de bon ton que les nôtres reçoivent une méga dose de Rouge et Noir.
Dire que cette défaite m’a fait plaisir serait faux mais bon, tant qu’à perdre autant que ce soit chez eux bien qu’ils aient démontré que les abrutis étaient aussi en nombre à Jean Dauger et qu’il est honteux d’avoir sifflé leur minot. Celui-ci a été l’une des rares satisfactions du match avec notre buteur et je dois avouer que j’ai trouvé le public bien endormi sauf lorsque son équipe marquait, mais ça c’est le plus facile.

La deuxième étape nous a amené dans la cité du bon roi Henri surnommé le vert galant à cause de l’ardeur légendaire qu’il manifestait envers ses soixante treize maîtresses (officiellement) recensées. On espérait donc que nos Rouge et Noir fassent de même envers les quinze représentants du Béarn. Tout ne fut pas parfait loin de là mais comme je le répète souvent*: il vaut mieux une victoire étriquée qu’une défaite à la fin d’un beau match. Le RCT (avec un Basque comme capitaine) a été accueilli par «*la balade irlandaise*» et cela ne s’est pas vu sur le terrain.
Heureusement que Halfpenny n’a pas fait les choses à moitié et continué son sans faute*: onze tirs au but sur onze et trente points depuis la première journée.
Le RCT semble avoir (re) trouvé un autre Jonny, des gros et une mêlée, que des choses qui plaisent beaucoup aux supporters Toulonnais.
J’avoue ne pas avoir d’explications sur le choix des Palois qui n’ont pas pris une mêlée sur la ligne à huit contre six et je voyais déjà le scénario*: une, deux, x mêlées et essai de pénalité…Fallait il qu’ils nous craignent dans ce secteur.

Enfin et pour terminer ces «*Fantaisies Toulonnaises*» d’Août, il me semble nécessaire de décerner une médaille d’or aux décideurs qui programment un match de rugby à 14h 45 par 38° et qui vont récidiver en février en faisant jouer le match à 21 heures. L’ancien médecin du RCT et du XV de France déplore dans le jaune l’inconscience de ces dirigeants.
Mais parmi ces gens là, combien sont ils à avoir eu un jour un ballon de rugby en main*?

Toulon le 31 août 2016

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Ven 30 Sep - 16:05

LES FANTAISIES TOULONNAISES


Suite au numéro un des «*Fantaisies Toulonnaises*» plusieurs m’ont demandé où se trouvait la façade de ce théâtre et (cela ne s’invente pas), elle se situe rue de la Comédie.
Cette ruelle pourrait devenir célèbre car certaines conférences de presse et autres réunions publiques du staff RCT auraient fière allure de se tenir dans ce lieu.
Pourquoi ne pas aussi les délocaliser*?
Le RCT a vécu (et fait vivre à ses supporters) une semaine exceptionnelle en termes de moments tragiques, pathétiques et quelquefois comiques. La presse «*spécialisée*» en a eu pour ses sous et l’Ovalie s’est régalée.

Dans la bible jaune j’ai appris que lors de la finale notre pilier (cloué au pilori pour son histoire de crampons) avait bien signalé au juge de touche qu’il serait prêt en trois secondes, mais que celui-ci avait refusé ces délais. Sur ordre de qui*?

Rétro*: Ce 7 septembre 2016 marque le cinquantième anniversaire du jubilé de Michel Rocchia, illustre pilier du RCT des années 60. C’était le temps où lorsqu’un pilar tordait le sien on ne le remplaçait pas par un tout frais. En cas d’incompatibilité d’humeur ça se réglait sur le pré, personne ne faisait le moulin à vent pour influencer l’arbitre et aucun de ces joueurs ne se plaignait. La mise à niveau se faisait après le match au comptoir.
Ayant donc visionné ces images (d’ailleurs visibles sur une célèbre application de vidéos), quelle ne fût pas ma (demi) surprise d’entendre le commentateur parler du Racing Club Toulonnais*! Il y a cinquante ans*!

Journée 3*: J’espère fortement que cet ancien pilier n’a pas pu voir la «*performance*» des Rouge et Noir contre Brive car, de mémoire, j’ai du mal à me souvenir d’un tel festival*:
Le record du monde d’en avant a été pulvérisé et heureusement que les ramasseuses de balle n’étaient pas prévues pour ces ballons là car elles auraient toutes un lumbago.
Des joueurs qui coûtent trois points dés leur entrée sur le terrain.
D’autres qui sont persuadés que de porter le maillot de Toulon est une garantie de bonus sans mettre les mains dans le cambouis. Il serait temps de comprendre que les genoux qui tremblent de peur dans le couloir c’est de l’histoire.
Attention car le peuple de Besagne ne supporte pas que les siens ne sortent pas à plat ventre. Il veut bien que les Rouge et Noir perdent (ou plutôt qu’ils ne gagnent pas) mais pas souvent et avec la manière. Celle de ce simulacre de match a été honteuse. Bien entendu l’Ovalie s’est roulée par terre de joie, les Corréziens ont parlé d’exploit à raconter aux petits enfants. Pas de doute le RCT représente le Graal pour ces gens là et gagner à Toulon leur but suprême. Chacun a ses ambitions.
Quant au déferlement médiatique qui a suivi cette rencontre, les auteurs de ce charivari ont tout simplement oublié un paramètre*: historiquement Toulon se relève toujours lorsqu’il est enterré, surtout par ces «*spécialistes*» ignorant tout de la genèse du club.

Journée 4*: Merci à Grenoble et Brive de m’avoir fait rajeunir de quarante bonnes années. Attendons de voir les sanctions car il y a toujours des miracles lorsque le RCT n’est pas concerné. Attendons aussi la réaction de la commission de discipline sur le cas de l’entraîneur de Castres qui a royalement déclaré (entre autre) que «*Paris sait recevoir aussi les arbitres*».
Espérons que les sanctions soient à la hauteur de l’intérêt supérieur du rugby, comme c’est le cas lorsque le RCT est dans le collimateur.
Honte au champion de France d’être aller en Auvergne en chaussettes, bravo au journaliste qui a écrit «*Clermont n’est pas premier mais c’est tout comme*» et bien entendu félicitations à nos Rouge et Noir. Seul les anti Toulon primaires avaient déjà anticipé la réalisation des rêves qui hantent leurs nuits. L’un d’entre eux a même osé dimanche dernier dire que Toulon avait enfin stoppé sa série de défaites…
Mes amis ont reconnu en moi un fin pronostiqueur car j’avais annoncé la victoire des Rouge et Noir dans ce «*match capitole*», sans préciser lesquels bien sûr.
Les experts ont estimé que Toulon n’avait rien produit et ont passé sous silence un fait de jeu important*: c’est bien sur un coup de pied à suivre de Bastareau que nous marquons le deuxième essai*!
L’autre remarque concerne les commentateurs*: il leur a été nécessaire d’entendre Delmas hurler «*le bonus*» à la 77ème minute pour se rendre compte que depuis les citrons que cette éventualité était évidente. Par contre ils ont souligné cent fois que Toulouse pouvait revenir dans le bonus défensif.
Ont-ils seulement vu qu’à la fin du match Diégo était (un peu plus) libre dans sa tête*?
Dal Maso a fait la bise à Delmas ce qui peu paraître normal lorsque l’on porte le même nom dans la même maison.

Un pilier Toulonnais n’arrive pas à ouvrir les flots de la mer rouge pour le peuple de Besagne, le publiciste aurait été inspiré de lui faire relier la mer rouge et …la mer noire, c’était évident.

Journée 5*: Le LOU (RCT bis) a battu Toulouse. La dernière fois c’était en 1954. Pierrot Mignoni était à un quart de siècle d’apercevoir un ballon de rugby et ses Noir et Rouge ont gagné comme je l’avais pronostiqué, ce qui était facile entre Rouge et Noir et Noir et Rouge.
Retrouvailles quelques semaines après Barcelone et la métamorphose du siffleur Catalan, retrouvailles avec des gens qui viennent de se vendre contre le Michelin club et qui comptent se refaire sur notre dos.
Après des périodes correctes mais faméliques au score et des creux de dix mètres nous repartons de la capitale fanny. Certes nos gros s’imposent mais les 9 coincent et nous en prenons quarante en établissant sans doute des records*: trois essais en 12 minutes en première période et autant en gros quart d’heure après les citrons.
Derrière c’était portes ouvertes, phénomène sans doute provoqué par les journées du patrimoine. Le Rugby Club Toulonnais, n’en déplaise à certains, faisant partie du patrimoine de notre Ovalie, nous avons ouvert les portes en grand.
Que retenir de ce match*? Que le capitaine de l’équipe championne de France a le privilège d’être aussi arbitre assistant, qu’il ne faut pas perdre de vue que nous sommes en construction, que peu de club supporterait un tel chambardement, que la scoumoune nous poursuit avec les blessures à répétition, mais surtout qu’au soir du match dans la capitale il nous manque quoi*? Les trois points contre Brive.
L’Ovalie bien pensante est en transe, dans les rédactions on danse sur les tables, notre président a présenté son programme s’il est élu à la tête de la ligue, il a au moins le mérite de le faire.

Délocalisation encore*: Lourdes s’est déplacé entre Grenoble et Brive car trois ou une semaine de suspension pour ces gens là cela tient du miracle tout comme le manager de Castres qui pour le moment s’en tire sans aucune sanction. Ses déclarations ne mettent donc pas l’intérêt supérieur du rugby en danger.
Où sont donc les barèmes spéciaux RCT*? Ceux pour Hayman, Tillous Borde, Boudjellal, Laporte etc.…C’est vrai à Toulon nous sommes paranos.

Infos*: Les Irlandais vont jouer en violet…Lors d’une coupe du monde les All Black s’étaient présenté en deux tons de noir et gris…ce qui avait permis de vérifier que «*l’habit ne fait pas le moine*» puisqu’ils s’étaient baladé.
La raison est parait il historique puisque le violet serait la couleur de la casquette qui était remise à l’occasion de la première sélection. Pourquoi pas mais je connais quelques vieux guerriers qui vont avaler leur Guinness de travers.

Journée 6*: Le match phare de cette journée s’est déroulé à Mayol et bien en a pris au président de ne pas le délocaliser car je suis intimement persuadé qu’à Nice ou Marseille l’issue aurait été différente. C’est ce que j’appelle cette émotion identitaire qui fait que des gens venus des quatre coins d’Ovalie deviennent Toulonnais. Dimanche le peuple de Besagne a retrouvé un pack digne de Toulon, et avec un buteur fiable ça peut passer. Nous n’avons pas à l’heure actuelle les moyens de faire beau. Le Michelin club a eu une réussite insolente avec les deux coups de pied qui rapportent douze points, bien entendu ça compte mais les rebonds ne seront pas toujours aussi auvergnats.
Le spécialiste de la chaîne cryptée a rappelé cent fois que le Michelin club avait gagné à Mayol en 2011 et il a cru encore que les Auvergnats allaient s’imposer jusqu’à l’essai de la gagne (désespoir perceptible immédiatement dans le commentaire).
Le champion de France et son challenger du jour (Castres) ont trouvé des ressources pour continuer le match avec un round supplémentaire après le coup de sifflet final…mais qui en a entendu parler*?

Notre président à le blues et se déclare fatigué. Cela peut se comprendre lui qui encaisse depuis dix ans toutes sortes d’insultes et qui constate amèrement que, contrairement à ses convictions, le monde du rugby est très loin des valeurs qu’il revendique à tort et à travers. Sans historique sur ce sujet à son arrivée il ne pouvait pas savoir qu’il s’attaquait à des institutions fonctionnant comme une secte, accrochées à leurs privilèges ancestraux et capables de tous les coups bas, de toutes les trahisons, un milieu où les gros pardessus gouvernent comme au moyen âge.
Lui qui clamait haut et fort que le passé ne présentait aucun intérêt vient cependant de déclarer que*:*«*J’ai la nostalgie de mes deux années en Pro D2. Je suis d’ailleurs encore les résultats et je fais partie parfois des rares téléspectateurs des matchs du jeudi soir ! Le Top 14 n’était pas fait pour moi. Le Pro D2, nous allions dans des villes improbables avec des publics qui avaient des étoiles dans les yeux. Je me rappelle de mes déplacements à Aurillac, Blagnac, Limoges ou Oyonnax avec des garçons qui avaient gagné une ou deux
Coupes du monde. C’était magique !*».
Ne vient il pas de rejoindre le camp des*«*vieux*» qui regrettent les véritables valeurs du rugby*?


Effet immédiat le schtroumpf grincheux déclare que notre président est le seul intéressant du Top 14, il me tarde de lire et d’entendre toutes ces futures louanges qui vont fleurir sur la toile, sans occulter la déferlante de haine qui va arriver en même temps.

En attendant dimanche nous rencontrons une autre armée et cette fois le match est à l’extérieur chez les footeux, alors je suis inquiet.

La bombe est tombée hier*: le sélectionneur des footeux a appelé Laporte avec les Bleus. Sacré Bernie.

Toulon le 30 septembre 2016.

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Lun 31 Oct - 19:26

LES FANTAISIES TOULONNAISES

Octobre 2016

Je mets au défi de trouver un supporter ayant seulement rêvé le soir de Brive que nos «*Rouge et Noir*» sortiraient vainqueurs de Toulouse, du Michelin club et Montpellier en empochant quatorze points sur 15. Je l’ai souvent souligné*: historiquement Toulon est un avion à réactions, reste à trouver le rythme de croisière ce qui n’est pas si simple autour de Mayol.

Journée 7*: Ce match que je craignais beaucoup chez les footeux a été une démonstration de force, seuls les pisse vinaigre n’ont pas apprécié, mais le peuple de Besagne lui était aux anges. Il aime le jeu d’avants et même le jeu d’avant…
Notre ouvreur a donné la touche finale avec une splendide reprise de volée, au vélodrome cette fantaisie a été appréciée.
Cette journée a été riche en enseignement*: j’ai appris qu’un joueur pouvait demander la vidéo (l’ouvreur de Castres), évolution favorable pour ma part car depuis «*l’affaire de St Etienne*» je prétends qu’il faut en arriver comme au tennis*: deux possibilités aux capitaines de demander la vidéo. Cette fois les Auvergnats n’ont pas cru utile de faire des accusations fracassantes comme cela avait été le cas après la demi finale perdue contre le Racing et dont les sanctions sont d’ailleurs toujours attendues.
Dans le match «*mes Basques préférés contre le RCT bis*» le jeu a voulu qu’une dizaine d’ex Toulonnais se quittent sur un score de parité.
Un clin d’oeil*agréable.

Le champion de France n’a toujours pas marqué un seul point loin de ses bases, vont-ils suivre l’exemple de leurs confrères parisiens «*l’année d’après*»*? La dernière coqueluche des experts et autres spécialistes c’est le club de l’atlantique et s’il faut reconnaître son excellent début de saison je trouve les commentaires
dithyrambiques, mais il est vrai que le «*jaune et noir*» est plus apprécié que «*le rouge et noir*».

Berg*: L’entraînement «*public*» hebdomadaire ne l’est plus (public) car il lui arrive d’être réservé aux abonnés et aux partenaires. Je trouve cette mesure totalement scandaleuse car c’est une sélection (de plus) par l’argent, mais surtout parce que les Varois et Toulonnais que le rugby intéresse autant qu’un redressement fiscal payent dans leurs impôts le stade Mayol et autres subventions sans qu’on leur demande leur avis, même s’ils ne regardent jamais un match. Le maire et supporter du RCT rappelle d’ailleurs que les clefs de Mayol, de Berg et des installations sont à l’hôtel de ville.
Il serait inspiré de penser à ses administrés et d’ouvrir les portes du centre d’entraînement à tous.

Discipline et sanctions*: dans la bible jaune un article intéressant sur l’effet secondaire et une conséquence directe des joueurs suspendus*: leur salaire est versé par le club bien qu’ils ne puissent pas «*travailler*». Brive chiffre le montant à plusieurs centaines de milliers d’euros après une minute et demi de bagarre, somme à laquelle il faut ajouter le coût des voyages pour se rendre en commission, cela représente six mois cumulés de salaires. Reste l’image déplorable du club et la mauvaise humeur des partenaires qui ne veulent qu’une chose*: tirer indirectement des bénéfices de leur investissement et dégager une communication positive tout azimuts. Conclusion*: comment «*ne pas baisser le pantalon*» mais d’une manière réglementaire*?

Délocalisation*: La capitale de la Corée du Nord s’est déplacée dans la notre. «*L’élection*» du président de la ligue s’est transformée en un plébiscite royal à l’occasion duquel beaucoup de défenseurs de l’intérêt supérieur du rugby se sont couchés devant le fait du prince. Seul le président de Toulouse s’est fait remarqué par son soutien au notre mais il a déjà quitté la ligue écoeuré, même si cela a pris du temps.
Le président du RCT a du se rendre à l’évidence*: malgré son bilan exceptionnel, malgré ses idées, malgré ses qualités et ses défauts le monde du rugby ne veut pas de lui. Il a eu raison de clamer que les sacro saintes valeurs sont sacrifiées sur l’autel des magouilles de ces arapèdes accrochés à leurs privilèges depuis la nuit des temps, des gens impliqués dans le scandale des billets revendus par le trésorier (le couvercle a été vite mis sur la marmite), des gens capables d’annuler un match international quelques minutes avant le coup de sifflet, des gens qui ont pris le train du rugby pro avec des années de retard.

La bible jaune s’est fendue d’un titre éloquent*suite à cette «*élection*»*: «*Ecarter Boudjellal une erreur majeure du rugby français*»

Cette soumission n’est que la suite logique de la célèbre «*nuit du rugby*», nuit à laquelle le Rugby Club Toulonnais champion d’Europe n’avait même pas été invité, mais qui avait été sifflé par certains participants de la grand messe, acte courageux en l’absence de représentant de Toulon dans la salle.

Délocalisation toujours*: Lourdes s’est télé portée à Paris.
La nouvelle du vendredi éclate tôt le matin, les faits*:

1. Le quotidien sportif annonce que trois joueurs du Racing sont contrôlés avec des traces de corticoïdes.

2. Dans la foulée le club inonde les médias des banalités d’usage dans ces cas là.

3. La ligue, la fédération par la voix du docteur spécialiste anti dopage, et Provale expliquent qu’il n’ y a rien à voir. Tous ces gens rejoignent avec un ensemble parfait «*le monde des outragés essentiellement soucieux d’éteindre l’incendie*» comme le souligne Verdier dans le jaune.
Circulez tout est clair.

4. Le standard de Radio Cours Lafayette explose car selon le principe qu’il n’y a pas de fumée sans feu le peuple de Besagne se pose les questions suivantes*:

Quelle interprétation peut on faire sur cette levée hystérique de boucliers pour expliquer que ces pratiques sont autorisées, officielles et sans aucune mesure avec le dopage sans savoir de quoi il s’agit*?
Quelle interprétation peut on faire des responsables de la ligue ou de la fédération qui, dans la foulée et comme un seul homme, viennent jurer les yeux dans la caméra qu’il est impossible que ces trois joueurs aient été dopés volontairement*?
Et surtout le peuple de Besagne se pose LA question*: mais où étaient donc ces gens là lorsque la journaliste de RTL a fait son cirque ou lorsque Steffon Armitage a été jeté en pâture avant d’être innocenté. Pourquoi le chargé de la lutte contre le dopage de la FFR affirme t il être persuadé de l’innocence des accusés, lui qui a été si discret pour nos joueurs*?
L’un des entraîneurs du Racing philosophe :*«*Quand ça touche des personnes, leur honneur et leur carrière ça devient grave*» il considère donc que pour Armitage et le Rugby Club Toulonnais en totalité ça ne l’était pas, ce qui explique qu’il n’ait pas éprouvé le besoin de faire la moindre déclaration. Pour ne pas être en reste sa moitié insiste par*:*«*Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que derrière tout cela il y a des hommes des pères de famille et des familles*».
On ne peut qu’applaudir et avoir une pensée pour Steffon Armitage, sa famille, ses enfants, ses parents, les joueurs du Rugby Club Toulonnais, les dirigeants, les éducateurs, la ville de Toulon, son édile et le peuple de Besagne en général.
Cette affaire, car c’est une affaire qu’on le veuille ou non, tombe la semaine où une tenniswoman vient de voir sa suspension réduite après avoir été condamnée pour prise de «*médicament*» interdit mais autorisé selon le mode d’application.
Un jeune skieur de l’équipe de France a bien résumé la situation*: bientôt il n’y aura plus que des malades sur les circuits professionnels sportifs.

Pendant le journal du rugby sur info sport plus le vendredi 7 octobre 2016 (19h/19h30) une autre information est venue apporter de l’eau à ce moulin*: lors de la finale onze joueurs ont reconnu avoir eu déjà recours à ce type d’infiltration.
En résumé une dernière question*: comment le Rugby Club Toulonnais a-t-il pu perdre ce match sachant que*:
-Le Racing avait joué des prolongations une semaine avant.
-Le Racing a joué une heure à quatorze.
-Le Racing a joué avec onze blessés.

Alors bien entendu les expertises vont avoir lieu pour déceler dans ces traces si ces joueurs sont dopés à l’insu de leur plein gré ou si c’était uniquement pour qu’ils puissent jouer.
Une solution semble pourtant évidente*: si l’individu est blessé il faut le laisser au repos ne serait ce que pour préserver son «*capital*».

Ma crainte c’est qu’avec tous ces spécialistes du Racing Club de Toulon cette histoire nous retombe encore dessus.

Journée 8*: Le RCT, pour une fois n’a pas perdu à La Rochelle même s’il n’y a pas gagné, le Racing est passé dans un trou de souris (avec un essai de Chat), le marchand de voiture au sifflet n’a rien voulu savoir et a refusé de demander la vidéo sur l’action qui fait gagner les Bleus et Blancs.

Mes Basques préférés ont explosé à Grenoble, la bande à Pierrot maintien le cap à la maison.

Infos sport moins*: 11 octobre 2016, compte rendu sur info sport plus de la nuit du rugby*: Joueur du Racing, staff du Racing, joueur du Racing ne figurant pas au palmarès mais filmé ironiquement dans un vestiaire en train de boire une boisson, regret éternel du journaliste qui déplore l’absence du jeune talonneur du Racing.
Naïvement j’attendais les images du meilleur international français et du plus bel essai de la saison, à ma grande «*surprise*»* le reportage est passé subitement au golf. Le fait que le RCT soit récompensé dans ces deux catégories pose sans doute un problème de plus.

Délocalisation encore*: Bernadette Soubirous est Parisienne*: La commission de lutte contre le dopage a rendu un verdict express et beaucoup plus prévisible que les numéros gagnants du loto. Cette décision va peut être avoir une conséquence majeure*: le maillot du Racing va devoir se séparer des rayures bleues et conserver seulement le blanc et y rajouter les ailes des anges dans le dos.

En conférence de presse télévisée (une heure de direct s’il vous plait) j’apprends que le Racing est plus blanc que blanc et que son président a fait retirer à un journaliste le qualificatif*«*dopage*» de son article …en téléphonant à son rédacteur en chef. J’imagine les réactions si le notre…
Europe journée 1*: Avec le score inversé c’est le type de match qui fait dire dix ans plus tard*: «*j’y étais*».
J’avoue avoir eu l’impression en première période qu’ils étaient plus nombreux que nous sur le terrain, ces Anglais m’ont donné cette sensation de résultat inéluctable, une force tranquille et implacable exactement comme l’était il y a deux ans le Rugby Club Toulonnais.
Toulon a donc joué quinze matchs de coupe d’Europe avant d’en perdre un dans le temple de Besagne. Quel club peut en dire autant? Mais qui en a parlé, surtout pas celui qui avait écrit que Toulon en gagnant à Toulouse avait stoppé sa série de défaites (2).

L’autre nouvelle c’est bien entendu le décès de l’emblématique capitaine du grand Munster. Ce numéro huit de classe exceptionnelle (62 sélections avec l’Irlande) était, selon le mot d’un supporter, le Munster lui-même*: qu’on en juge*: 202 fois il a ferraillé sous le maillot rouge, lui dont le père était le trois-quarts aile rugueux des héros d’octobre 1978 puisqu’à ce jour le Munster reste la seule équipe Irlandaise à avoir battu les All Blacks (12/0 à Thomond Park).
Anthony Foley est parti prendre sa place dans les tribunes bien au dessus de Thomond Park et surtout beaucoup trop tôt. Le peuple de Besagne connaisseur en numéro huit ne lui avait trouvé qu’un seul «*défaut*»*: il était Rouge Munster à fond, il ne lui manquait qu’un peu de noir sur le maillot pour être Toulonnais.

Europe journée 2*: Je trouve dommage que certains ne retiennent que le point de bonus offensif «*perdu*» contre Sale. Bien sûr qui n’a pas extrapolé à la vue du premier quart d’heure mais autant le point de bonus défensif aurait été mérité contre les Sarries, autant vendredi soir il n’a plus été question de festival après notre entame dans le plus pur style des Saracens à Mayol. Pourquoi*?
Qui a relevé la semaine dernière que les Saracens ont eu une heure pour marquer le quatrième essai…sans y parvenir*? Il faut car même se rendre compte que ceux d’en face existent aussi.
Dans un match au score de basket le Michelin club et l’UBB ont fait les choses bien*: cinq points d’un côté et un de l’autre, onze essais, des bisous partout, des courbettes à n’en plus finir, ne manquaient que les petits fours dans l’en but. Un véritable match de Barbarians comme l’ont étiqueté les revendeuses du Cours Lafayette, mais chacun sait que se sont des mauvaises langues.

Fantaisies Toulonnaises*: Ce que tout Besagne pressentait est arrivé*: Diégo est de nouveau libre. Dans sa tête ce n’est pas certain mais pour le reste il peut re prendre son tour du monde. Le président assume c’est le boss qui décide, à tort ou à raison et la sanction tombe. Il avait touché l’euro millions avec Wilko, il avait gagné au loto avec Bernie, il a perdu au poker avec Diégo.
La situation sportive du club est loin d’être alarmante mais le rugby actuel fonctionne comme une entreprise*: même lorsque ça tourne on vire du monde. Il faut gagner encore et toujours comme il faut faire toujours plus de profit. Entre la vente ou pas et la valse des dirigeants (ce n’est peut être pas terminé) Toulon fait du Toulon et les Canadairs ronronnent déjà sur le tarmac.
Pendant ce temps le supporter regarde désabusé cette cent cinquantième crise dans le club et encore je passe sur des historiques célèbres pour ceux qui n’ont pas découvert le Rugby Club Toulonnais avec l’arrivée du président actuel.
Donc rien de bien nouveau sous le soleil et puis faut pas déconner*: l’OM a changé d’entraîneur cette semaine, alors pour nous qui sommes l’OM du rugby, il était impensable de ne pas se mettre à niveau.

Journée 9*: Le RCT fait le job contre le fantôme du pack de Grenoble (Fouroux doit se retourner dans sa tombe), le nouvel entraîneur a été clair*:*«*je pense que les avants dominent dans cette équipe, nous serions stupides de ne pas s’en servir*». Et encore il ne sait pas encore qu’à Mayol les essais d’avants ça nous plait. Jusqu'à preuve du contraire un essai sur un ballon porté et un essai de gazelles après vingt passes rapportent cinq points. C’est moins beau*? Mais le jeu de rugby n’est pas fait pour être joli, ce n’est pas du patinage artistique
Toulouse passe à Pau par la petite porte, Montpellier par le trou de la serrure, mais la grande nouvelle de la journée sur les ondes c’est bien les premiers points marqués à l’extérieur par le Racing affublé par certains du titre de vice champion d’Europe. Il a été nécessaire que mes Basques préférés prennent trois biscottes mais bon l’essentiel est là.
Le Michelin club fait un festival à Brive, à cette occasion l’expert de canal a affirmé haut et fort que jamais le club corrézien n’avait pris quarante points chez lui. Vu sa chevelure clairsemée il me semble qu’il devait être né le 19 septembre 2014 lorsque le RCT est venu à Amédée Domenech et a gagné 53 à 13 avec huit essais à la clé.


Voilà pour les Fantaisies Toulonnaises d’octobre, vous avez déjà compris que ces lignes sont écrites «*au fil de l’eau*» et que si certaines choses paraissent inexactes c’est qu’elles ont été vraies…quelques temps*!
Le prochain match va être une rencontre de Rouge et Noir et d’anciens Toulonnais, souhaitons une bonne rencontre à tous sous les yeux et le sifflet de …Cardona.

Toulon le 31 octobre 2016

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Laurent le Mar 1 Nov - 19:02

Bravo à toi Loubière ... tes écrits mériterais d'être publiés sur le blog des Fils de Besagne.

Est-ce possible ? Le Bureau a-t-il ton accord pour les faire paraître?
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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Julien le Mar 1 Nov - 19:28

Laurent a écrit:Bravo à toi Loubière ... tes écrits mériterais d'être publiés sur le blog des Fils de Besagne.

Est-ce possible ? Le Bureau a-t-il ton accord pour les faire paraître?

OK pour moi.
Si Loubière est OK, on s'occupera de mettre ca en ligne.
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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par DanielV le Mer 2 Nov - 7:58

Très bonne idée, que je partage. Daniel

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Ven 4 Nov - 13:32

Aucun problème pour moi
Merci

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mer 30 Nov - 14:10

LES FANTAISIES TOULONNAISES

Novembre 2016

Ce mois est celui du record de victoires simultanées en rencontres internationales, préciser que les All Black en sont les propriétaires est indécent. Sitôt gravé dans le marbre, sitôt rayé, car les Néo Zélandais sont tombé devant la furia Irlandaise qui a effacé plus d’un siècle de défaites. Bel hommage à Foley qui a du être aux anges dans sa nouvelle loge. Le manager des All Black a d’ailleurs été d’une clairvoyance et d’une honnêteté absolue dans son commentaire*:*«*aucune excuse et surtout pas celle des joueurs manquants, ils avaient plus envie que nous*». Ca change du Top 14.
Un regret (personnel) que cette victoire historique ait eu lieu à Chicago.

Fantaisies Toulonnaises*: L’ère Laporte s’est refermée. Le dernier survivant en a eu marre d’être au fond du terrain en spectateur et a donc été mis en retrait à sa demande selon la direction du club. Dire que cet épisode est le dernier de la saga est risqué car comme chacun le sait «*ici tout est différent*».

News*: La première puissance mondiale a élu Donald, ça coule de source (celle où l’argent coule à flots bien entendu) au pays de Mickey. Chacun peut se faire son opinion sur un système électoral qui permet l’élection de celui qui a obtenu le moins de voix, le président du RCT a déjà publié la sienne en coupant aussitôt ses rêves de faire des châteaux de sable avec le Rugby Club Toulonnais sur les plages de Floride.
L’ambiance autour du RCT fait pourtant toujours penser plutôt à Dallas…

Journée 10*: Première des six journées de doublons (vrais ou faux). Le RCT a réussit l’exploit de jouer un match amical en plein Top 14, Pierrot et ses gones en ont profité, Cardona a fait son festival, on s’est fait des bises pendant le match, X Toulonnais ont gagné et Y Toulonnais ont perdu. Tout ce beau monde avait l’air satisfait sauf les supporters qui se tapent les kilomètres, les frais, et qui repartent battus, cocus et pas contents devant ce «*spectacle*» donné par ses préférés.
Nous avons fait notre devoir en perdant chez les deux promus, maintenant basta.
Grenoble s’est fait volé contre le Michelin club, Castres a mangé la feuille à Toulouse.

Elections*: La FFR s’est débrouillée pour ne pas accepter le vote décentralisé, certes des tours de magie ont été nécessaire mais les experts en trafic sont légions dans cette institution. Résultat des courses l’élection du président et ses vassaux risque d’être comme d’habitude une vaste fumisterie. Les votants vont venir les poches bourrées de procurations et les gros pardessus vont assurer leurs gueuletons, leurs invitations, leurs places gratuites et leur super badge autour du cou. Je souhaite vraiment me tromper sur cette perspective.

Le couvercle de la marmite dans laquelle le scandale de la billetterie était bien au chaud vient de sauter. Trafic alimenté par des hauts dirigeants de la FFR, sans doute dans l’intérêt supérieur de leur compte en banque. Cerise sur le gâteau on apprend que le président actuel (et candidat) avait été condamné il y a deux ans mais ne s’était pas présenté au tribunal. Bien entendu il s’est empressé de démentir, son vice président (en charge du marketing et du commercial) a démissionné en catastrophe espérant sans doute éteindre le feu et mettre un voile pudique sur les cent mille euros encaissés grâce au trafic.
Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ces gens là (trente sept membres) disposent chacun de trente à cinquante places gratuites pour chaque rencontre des Bleus…
Le tarif de la revente, c’est vrai, est un argument de poids.
On se croit en pleines élections, législatives, municipales ou régionales dans lesquelles les candidats sont plus ou moins ex condamnés, ex mis en examen, ex exilés fiscaux ou convoqués pour de multiples affaires de trafic d’influence ou de détournement de fonds publics. En un mot un certain reflet de notre société.
A ce constat vient s’ajouter une surfacturation de 780000 euros, notamment pour l’impression de programmes et autres cartes postales dont le coût a été exponentiel. Les collectionneurs devaient ignorer qu’ils possédaient de tels trésors, mais comme le précise le président actuel il ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque membre du comité directeur.

Comme le chante si bien le natif d’Agen et chanteur célèbre*:*«*Ca continue encore et encore, c’est toujours le même film qui passe.*»…

Test*: Les Bleus font le spectacle avec les pauvres smicards du pacifique, seul ombre au tableau notre ouvreur blessé pour plusieurs mois et qui avait été très bon jusqu’à sa fracture.

Journée 11*: Le club des «*sodomisés de l’arbitrage*» s’agrandit*: Grenoble, Bayonne, Lyon, tout ces gens pestent vertement contre des décisions venues d’ailleurs. Tout cela devant force micros caméras et images repassées en boucle.
Attendons les sanctions pour atteinte à l’intérêt supérieur du rugby car un nombre conséquent de jours de suspension est nécessaire pour obtenir la carte de membre signée par le président de l’association et le secrétaire général (Boudjellal et Laporte).

Les Rouge et Noir devant les soldats roses ont eu l’élégance d’offrir plusieurs matchs en un à leurs courageux supporteurs (merci la chaîne cryptée pour la programmation).
Une entame de feu, une pause, une accélération, une pause, et à la sortie un point laissé d’abord pendant notre sieste de dix minutes après la demi heure de jeu et à cause des mains palmées d’un ailier sur la sirène.

Test*: Les Bleus vont faire face aux Australiens, à la lecture de la composition de l’équipe de France il me revient en mémoire les déclarations de ce lecteur de la bible jaune qui avait intitulé son réquisitoire contre la politique du RCT par un ronflant «*ras le bol*» et avait essayé ainsi d’argumenter son raisonnement par le sempiternel débat qui oppose «*les étrangers et les petits bleus*». J’avoue être curieux de sa réaction lorsqu’il va constater que le groupe est constitué de trente pour cent de gens nés en Nouvelle Zélande, aux Fidji ou en Afrique du Sud.
Il est vrai qu’un expert (sosie empégué du schtroumpf grincheux) a fait étalage de ses connaissances géographiques en cataloguant un joueur Néo Calédonien de «*pas Français*».

Journée 12*: Encore un doublon, comme d’habitude le RCT est revenu de Castres bredouille. Après une entame plus que correcte mais sans concrétisation marquante au tableau on atteint les citrons dans les clous (quatre points d’écart) puis la journée porte ouverte commence et nous faisons tout notre possible pour leur offrir le point de bonus. Je pronostique un nouvel épisode de Dallas.
Le Lou revient avec un seul point de Clermont, les mauvaises langues prétendent que la facture a été présentée après les déclarations de Pierrot*: deux essais refusés et des interprétations venues d’ailleurs…Le Racing et ses anges blancs s’en tirent bien contre un Grenoble séduisant, et le Stade Français s’offre Montpellier.
Mes Basques préférés ont fait le triplé chez eux*: Toulon, Clermont, Toulouse. Cela peut il être suffisant*?

Tests*: Cette année est décidément historique car après la victoire des Irlandais contre les Blacks c’est l’Italie qui ouvre son compteur contre les Sud Af. Les Bleus calent contre les Australiens qui gagnent leur deuxième match en deux semaines avec la marge infime qui sépare une victoire d’une défaite, le tout avec une vidéo et une dernière mêlée arbitrée style Top 14 au Michelin. Le staff des Bleus va-t-il rejoindre le club des… (voir plus haut).

Samedi prochain c’est la montagne noire qui se profile, le gourou de la Garonne va avoir mal à la tête cette semaine et se pose déjà la question de savoir si l’habit ne fait pas le moine. Faire jouer les All Blacks en Black et White relève plus d’une opération publicitaire pour une marque de whisky que de la tradition. Ca fait le buzz pour l*équipementier mais cela n’a pas fait rire le ministre des affaires étrangères qui a déclaré*:*«*le sponsor prend désormais plus de place que la fougère et le sigle All Blacks. Quelle honte*».
Question*: comment vont les appeler les commentateurs*?

(S)Election: un premier round (payant) s’est déroulé dans notre pays. Les blancs bonnets se sont étripés avec les bonnets blancs, avant de s’embrasser sur la bouche dimanche prochain pour les deux finalistes qui se trouveront soudain une multitude de points communs, ce qui est d’ailleurs la stricte vérité.
À la sortie on nous présente le renouveau*: des gens élus depuis le siècle dernier, ayant occupé un nombre incalculable de fauteuils dans de nombreux gouvernements, ayant promis tout et son contraire. Des gens dont le métier est de laver le cerveau de ceux à qui ils font les poches. Tout ce beau monde revient affirmer représenter le futur. Quelle perspective pour nos jeunes.

Dans le Midol un article intitulé «*Fait d’hiver*» relate le drame d’un jeune pilier Fidjien qui a mis fin à ses jours, broyé par la machine qu’est devenu le rugby pro. Mourir à trente ans dans «*la région du rugby,*celle où les passionnés du rugby vont vivre au quotidien les valeurs et l’identité de la région*» comme l’indique la pub du journal jaune, quelle tristesse.
Il ne supportait plus l’isolement, l’absence des siens et «*la solitude qui était devenue la sienne sitôt l’entraînement terminé*». Le rugby est devenu un métier et les délocalisations ont les mêmes effets pour les ouvriers et employés des usines que pour les sportifs immigrés, éblouis par notre championnat.

All Blacks (and white)*: Les Bleus font un super match et les formules toutes faites sont nombreuses pour qualifier cette rencontre*: ils sont allé à Rome sans voir le pape, il nous faut cinq occasions pour en mettre une au fond, et à la fin ce sont les AB qui gagnent. C’est vrai ils ont eu 200% de réussite et ont été quelques peu suffisants, attitude nouvelle de leur part et qui ne les honore pas. Comme si leur talent ne suffisait pas il faut tenir compte (et ce depuis toujours) du poids de leur statut de demi dieux. Leur aura est telle que l’arbitre le plus honnête du monde ne les regarde pas comme l’autre équipe (voir les deux essais accordés à tort contre l’Irlande lors de la revanche) et les interprétations sont toujours à leur avantage dans les cas de situations équilibrées. Ce n’est pas nouveau et dans beaucoup de sports les meilleurs ont aussi la préférence de l’inconscient.
Ils ne sont pas aussi clairs, respectueux de la règle et fair play que les médias veulent bien le crier sur tous les toits mais tant que ça gagne…

Election encore*: Dans quelques jours, au mois de Noël on peut rêver qu’un frémissement de démocratie ait lieu dans cette coterie qu’est devenue la fédération de rugby, (sa cousine la ligue ayant déjà fait la démonstration de sa conception de la démocratie), une véritable secte tenue par des individus intéressés par leurs avantages et leur pouvoir.
Après tout c’est le mois des cadeaux. Pour moi le plus beau serait un coup de balai gigantesque. Je rêve*? Vous avez raison.
Je termine avec cet éditorial intitulé «*Les valeurs de quoi*?*» sur le site des Fils de Besagne et auquel j’adhère entièrement. Cette analyse confirme ce que je répète et ce que je ressens depuis un bon moment*: le nouveau public se «*footballise*», un rayon de soleil dans cet article avec la formidable réception de ceux que j’appelle mes «*Basques préférés*», l’imbécillité étant atteinte à Castres (pays de rugby).
Les joueurs deviennent des rocks stars et pas uniquement pour le salaire. Le comportement de certains est scandaleux, aucun respect pour les cochons de payant, aucun respect pour les acharnés qui donnent tout pour le RCT, aucun respect pour le maillot.
Il serait temps de prendre des mesures et, c’est personnel, j’irai jusqu’à supprimer temporairement le «*pilou pilou*» car il est évident que certains n’ont rien de terribles guerriers.
Finalement les abrutis qui scandent «*et ils sont où les Toulonnais*» une fois la victoire acquise sont peut être dans le vrai car il est difficile en ce moment de trouver des Toulonnais avec les valeurs de ce club.
Attention car le peuple de Besagne accepte que les siens perdent ou plutôt qu’ils ne gagnent pas, deux conditions à cela*: que ce soit rare et surtout que les joueurs sortent du terrain à quatre pattes, vidés et suant sang et eau.
Attention car le peuple de Besagne en a assez de ces feuilletons interminables dans les coulisses du club, assez que le club soit en perpétuelle ébullition, assez d’être à la rubrique people ou faits divers.

Ces fantaisies toulonnaises deviennent pénibles à supporter.


Toulon le 30 novembre 2016

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mer 21 Déc - 17:14

LES FANTAISIES TOULONNAISES

Frimaire 2016

C’est la révolution.

La première bonne nouvelle de ce mois de décembre est tombée*: amnistie pour le RCT dans «*l’affaire*» du salary cap, les magouilles fédérales commandées par certains présidents et le cabinet Michelin aux ordres ont été vaines. Le peuple de Besagne attend maintenant les sanctions contre ces experts comptables qui, manifestement, ne savent pas faire une addition. N’oublions pas les tonitruantes déclarations dans le jaune du président rose ou du manager du Michelin club (et encore ceux là ont eu le cran de se réjouir au grand jour) lorsque d’autres se contentaient de coups de téléphones anonymes.

Election*: Deuxième bombe*: un véritable tsunami «*Laportien*» a fait exploser les digues de la vieille maison FFR où un demi siècle de despotisme, de copinage, de malversations, de décisions iniques s’était installé depuis le coup d’état du tsar Agenais. Gageons que celui-ci en a avalé son cigare dans sa tribune car il faut bien analyser la situation*:

1. Pour la première fois depuis cinquante ans le trône ne se lègue pas de «*père en fils*» comme dans une étude notariale.
2. Pour la première fois une opposition était présente.
3. Pour la première fois les procurations bidon n’ont pas été suffisantes.
4. Pour la première fois un président de la FFR élu avec une écrasante majorité est passé par le Rugby Club Toulonnais (avec les résultats que l’on connaît).

Lui, le banni, l’homme qui détient le record du nombre de jours de suspension, lui à qui on a interdit de se rendre dans le vestiaire de ses joueurs, de leur parler, lui qui a encaissé l’humiliation de la nuit du rugby et le mépris affiché envers le RCT champion d’Europe en titre, est maintenant le patron du rugby français.

Attention de ne pas construire une autre dynastie.

Il est fort probable que certains dans les couloirs feutrés de la FFR doivent se faire plus que discrets car comme le nouveau président l’a tout de suite précisé*:*«*Une fédération n’a qu’un patron*».
Effet immédiat le président du Michelin club vient de réaliser que le temps des gros pardessus était terminé et que la nouvelle musique ne lui convenait pas. C’est certain le temps béni des colonies c’était hier, bien installé à tous les étages dans l’organigramme fédéral ou dans celui de la ligue, à bricoler les arrangements entre amis bien pensant et à se demander «*si on doit accepter tout le monde comme président*».
Il va falloir vite comprendre que maintenant «*À la fédé, tout est différent*».
Le notre s’est réjoui de cette élection et sans doute cela lui évitera t il de se retrouver à la baraque à sandwichs comme cela avait été le cas pendant la coupe du monde organisée en France.
Enfin un président qui sait où se situe le stade Mayol sur la carte de notre Ovalie. Peut être verrons nous un jour des rencontres internationales des différentes équipes de jeunes, privilège réservé jusqu’à présent au sud ouest.
Pour les anciens qui fréquentent Mayol depuis le temps où la tribune Finale était une butte parsemée d’herbes folles il faut se rendre compte que cette élection est la concrétisation d’une hypothèse que l’on n’envisageait qu’au comptoir du bar en face du stade et qui s’appelait d’ailleurs «*le Besagne*» et après quelques tournées de jaune.
Pour ceux qui se souviennent (ou pas) voici les déclarations du tsar agenais*en 1988, demi finale Toulon Tarbes*:

«* Oui j’ai des préférences, non je n’irai jamais à Toulon, oui j’ai prévenu l’arbitre, oui je fais le déplacement avec Tarbes, oui je dis allez Tarbes*».

Et le pire c’est qu’on avait pris la rouste.

Election toujours*: En quelques jours l’actualité a fait un pas de géant pour la planète Ovalie certes mais également dans d’autres domaines*:
Un ex président qui avait reçu un carton rouge de la part des Français voulait revenir par la fenêtre et se fait exclure, un autre encore qualifié s’inflige la même sanction et quitte le terrain, et enfin le dernier qui voulait encore une part du gâteau fédéral prend un rouge par un ex secrétaire aux sports de l’ex président exclu.
Vous me suivez*?

Paradis*: Le commun des mortels apprend (?) que des footeux multi millionnaires ont étouffé des centaines de million d’euros dans les paradis fiscaux, j’avoue ne rien y comprendre car ceux-ci devaient disparaître.

Journée 13*: Nous sommes à la mi-temps du championnat et malgré toutes les fantaisies Toulonnaises depuis la reprise le RCT est dans le peloton de tête. Mes Basque préférés ont bu un 51 à Paris, Grenoble a eu droit au même tarif (51) mais servi à domicile, Pierrot n’est pas content de la prestation des siens contre Castres et a donc supprimé les vacances. Pau s’est payé le Michelin club mais attention de ne pas l’oublier ils ont un titre*: champion d’automne.
Les experts et les autres spécialistes sont en feu et je me demande s’il ne faudrait pas créer un trophée que l’on pourrait nommé*: «*le pneu d’or*».
Les Bordelais ont fait comme d’habitude à Mayol*: Lors du dernier match en juin ils avaient pris la tête d’un joueur au sol pour un ballon, et dimanche l’exploit a été renouvelé. Deux cartons de couleur rouge en deux matchs, c’est difficile de faire mieux. Je pense que le fait de jouer sur le terrain des Girondins est la cause de ces dérives.
Comme le souligne le président nous avons gagné un match en supériorité numérique, il aurait pu ajouter que nous avons mis vingt minutes à sortir des vestiaires mais l’essentiel est là*: cinq points.
Les casques audio ont été interdits sur l’avenue des légendes, les joueurs ont fait le tour du stade, enfin un comportement digne du peuple de Besagne. C’est un minimum.

Coupe d’Europe*: N’ayant pas dans notre poule un club Italien pour partir avec dix points d’avance, il fallait faire le plein contre ces Gallois très joueurs. Pour une fois le RCT a pris le match par le bon bout et est resté au vestiaire bien au chaud après les citrons. Les Gallois ont aussitôt développé leur jeu qui est d’ailleurs séduisant. A la sortie un nombre de points impressionnant*: 51 ce qui peut paraître normal chez nous.
Ne pas attendre de cadeau la semaine prochaine chez eux et c’est bien normal. Reste qu’un Mayol où des rangées entières sont vides et où il faut une intervention directe du Père Noël pour remplir d’autres travées devrait faire réfléchir quelques individus.
La désaffection du public pour cette compétition est manifeste car qu’on le veuille ou pas il y a des tribunes clairsemées voire carrément désertes dans tous les stades et le suivi télé est ridicule depuis que la H Cup est devenue la Bein cup.
Magnifique transaction menée par deux dirigeants du Michelin club qui devraient prendre des leçons d’économie auprès de notre président.
Les anges blancs du Racing ont les ailes coupées, sur RCL les mauvaises langues prétendent que c’est le résultat d’un éventuel contrôle, Toulouse prend cinq points en Italie (quelle surprise) et le Michelin club deux en vertu d’un règlement qui permet à une équipe battue de marquer autant de points q’une autre qui ne perd pas en faisant match nul. Le rédacteur de cette curiosité devait être dans un sacré état lorsqu’il a pondu cette curiosité.

Troisième déflagration*: Un joueur ayant succombé au chantage de l’ex président après avoir signé un contrat va devoir payer 125000 euros au club, je lui conseille de taper la poche de son employeur, information suivie par le gain de cause du RCT dans l’affaire du droit à l’image et la possibilité de ne pas inclure celui-ci dans le salaire. Et dire que certains clubs vont profiter de cette jurisprudence, les mêmes qui ont téléphoné anonymement pour que le RCT soit sanctionné. Il serait de bon ton de donner le nom de Mourad Boudjellal à cette décision de justice.

Quatrième explosion*: Le sinistre président de la commission centrale des arbitres est viré. Lui l’intouchable, le hautain, le dédaigneux qui répondait aux questions par un éternel*«*parce que c’est comme ça*» se retrouve sur la touche et se lamente sur la manière dont il a reçu son carton rouge. C’est plus facile de les distribuer.
Nous sommes vraiment dans le mois de Frimaire, mois de décembre du calendrier révolutionnaire.
Ne manque plus qu’une petite dernière (explosion) dans la commission de discipline et le feu d’artifice sera gigantesque. Je propose comme fond musical la chanson de Jean Ferrat*:*«*Un air de liberté*».

Coupe d’Europe*:*Les anges blancs parisiens ont fait carton plein*: 3 sur 3 (défaites) et zéro point. Mais sont donc les extras terrestres de juin dernier qui pouvaient disputer des prolongations, jouer une finale à quatorze et galoper comme des purs sangs*? Certes se sont des questions des mauvaises langues sur RCL, vous avez dit bizarre comme c’est bizarre.
Bordeaux prend encore un rouge mais pas de points à la maison.

Exploits*: Toulouse a pris 10 points contre les Italiens et le Michelin s’est baladé contre les Irlandais.

Le RCT a encore battu son record de mise en route à l’extérieur et a mis cinquante minutes à sortir des vestiaires, voilà qui promet des jours de congés imprévus. J’ai eu l’impression que nous les avons pris de haut, sentiment inconcevable en rugby et sanctionné par une défaite synonyme d’élimination. Ces Gallois on fait honneur à leur maillot, attitude moins évidente chez quelques uns de nos joueurs. Ces gens là n’ont pas compris «*qu’ici tout est différent*» et que le peuple de Besagne ne supporte pas cette attitude d’enfants gâtés. Ils n’ont pas envie*? Qu’ils soient honnêtes et annoncent haut et fort ne pas vouloir jouer.
Les gros n’ont pas été à la hauteur pendant les deux tiers du match, le RCT a été éclipsé par la hargne, l’envie de tout donner de nos adversaires et lorsque ceux-ci se sont retrouvés sans essence à dix minutes de la fin c’est notre incapacité à meubler le score qui a été criarde.
Dans un match où nous rentrons trois fois dans leur 22 en quatre vingt minutes et avec deux occasions d’essai comment notre pilier peut il faire cette faute que je qualifie de professionnelle*? Comment peut on laisser pour la pénalité de la gagne à notre buteur qui est manifestement dans un jour un peu «*court*»*?
Notre charnière est toujours transparente et encore plus dramatique lorsque les gros n’y sont pas. Le hold up possible en fin de match ne peut masquer notre (petit) niveau de jeu et ce dans un groupe de départ où il y avait quatorze internationaux sur quinze.
Triste constat mais je pense que c’est la réalité…et en regardant le calendrier je ne pense pas être défaitiste en prédisant des jours sombres, tout en souhaitant de me tromper bien entendu et espérer un beau cadeau de Noël.

Nous approchons du jour attendu par des millions de minots même si (hélas) tous n’auront pas des cadeaux par-dessus la tête et que d’autres vont recevoir des bombes sur la tête en guise de présents, je vous souhaite donc à tous et à toutes un joyeux Noël, rendez vous l’année prochaine en espérant que ce match contre les anges blancs de Paris soit le départ d’une nouvelle épopée des Rouge et Noir. Certes il va falloir qu’ils redeviennent de terribles guerriers et accepter de mettre les mains dans le cambouis, se mettre minables, sortir à plat ventre et couverts de sang rouge et noir, enfin en un mot redevenir Toulonnais.
Quant à ceux qui se réjouissent déjà de notre élimination*: mèfi, Toulon se relève toujours surtout lorsque ça va mal.

Hier j’ai eu une discussion rugbystique avec le président de mon club de tennis*: double avantage c’est l'ancien talonneur du RCT et il s’appelle… Noël*!!

Bon natale a tutti è a l’annata prossima.

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Mayolesque le Ven 23 Déc - 9:54

Loubiére a écrit:LES FANTAISIES TOULONNAISES

Frimaire 2016

C’est la révolution.

La première bonne nouvelle de ce mois de décembre est tombée*: amnistie pour le RCT dans «*l’affaire*» du salary cap, les magouilles fédérales commandées par certains présidents et le cabinet Michelin aux ordres ont été vaines. Le peuple de Besagne attend maintenant les sanctions contre ces experts comptables qui, manifestement, ne savent pas faire une addition. N’oublions pas les tonitruantes déclarations dans le jaune du président rose ou du manager du Michelin club (et encore ceux là ont eu le cran de se réjouir au grand jour) lorsque d’autres se contentaient de coups de téléphones anonymes.

Election*: Deuxième bombe*: un véritable tsunami «*Laportien*» a fait exploser les digues de la vieille maison FFR où un demi siècle de despotisme, de copinage, de malversations, de décisions iniques s’était installé depuis le coup d’état du tsar Agenais. Gageons que celui-ci en a avalé son cigare dans sa tribune car il faut bien analyser la situation*:

1. Pour la première fois depuis cinquante ans le trône ne se lègue pas de «*père en fils*» comme dans une étude notariale.
2. Pour la première fois une opposition était présente.
3. Pour la première fois les procurations bidon n’ont pas été suffisantes.
4. Pour la première fois un président de la FFR élu avec une écrasante majorité est passé par le Rugby Club Toulonnais (avec les résultats que l’on connaît).

Lui, le banni, l’homme qui détient le record du nombre de jours de suspension, lui à qui on a interdit de se rendre dans le vestiaire de ses joueurs, de leur parler, lui qui a encaissé l’humiliation de la nuit du rugby et le mépris affiché envers le RCT champion d’Europe en titre, est maintenant le patron du rugby français.

Attention de ne pas construire une autre dynastie.

Il est fort probable que certains dans les couloirs feutrés de la FFR doivent se faire plus que discrets car comme le nouveau président l’a tout de suite précisé*:*«*Une fédération n’a qu’un patron*».
Effet immédiat le président du Michelin club vient de réaliser que le temps des gros pardessus était terminé et que la nouvelle musique ne lui convenait pas. C’est certain le temps béni des colonies c’était hier, bien installé à tous les étages dans l’organigramme fédéral ou dans celui de la ligue, à bricoler les arrangements entre amis bien pensant et à se demander «*si on doit accepter tout le monde comme président*».
Il va falloir vite comprendre que maintenant «*À la fédé, tout est différent*».
Le notre s’est réjoui de cette élection et sans doute cela lui évitera t il de se retrouver à la baraque à sandwichs comme cela avait été le cas pendant la coupe du monde organisée en France.
Enfin un président qui sait où se situe le stade Mayol sur la carte de notre Ovalie. Peut être verrons nous un jour des rencontres internationales des différentes équipes de jeunes, privilège réservé jusqu’à présent au sud ouest.
Pour les anciens qui fréquentent Mayol depuis le temps où la tribune Finale était une butte parsemée d’herbes folles il faut se rendre compte que cette élection est la concrétisation d’une hypothèse que l’on n’envisageait qu’au comptoir du bar en face du stade et qui s’appelait d’ailleurs «*le Besagne*» et après quelques tournées de jaune.
Pour ceux qui se souviennent (ou pas) voici les déclarations du tsar agenais*en 1988, demi finale Toulon Tarbes*:

«* Oui j’ai des préférences, non je n’irai jamais à Toulon, oui j’ai prévenu l’arbitre, oui je fais le déplacement avec Tarbes, oui je dis allez Tarbes*».

Et le pire c’est qu’on avait pris la rouste.

Election toujours*: En quelques jours l’actualité a fait un pas de géant pour la planète Ovalie certes mais également dans d’autres domaines*:
Un ex président qui avait reçu un carton rouge de la part des Français voulait revenir par la fenêtre et se fait exclure, un autre encore qualifié s’inflige la même sanction et quitte le terrain, et enfin le dernier qui voulait encore une part du gâteau fédéral prend un rouge par un ex secrétaire aux sports de l’ex président exclu.
Vous me suivez*?

Paradis*: Le commun des mortels apprend (?) que des footeux multi millionnaires ont étouffé des centaines de million d’euros dans les paradis fiscaux, j’avoue ne rien y comprendre car ceux-ci devaient disparaître.

Journée 13*: Nous sommes à la mi-temps du championnat et malgré toutes les fantaisies Toulonnaises depuis la reprise le RCT est dans le peloton de tête. Mes Basque préférés ont bu un 51 à Paris, Grenoble a eu droit au même tarif (51) mais servi à domicile, Pierrot n’est pas content de la prestation des siens contre Castres et a donc supprimé les vacances. Pau s’est payé le Michelin club mais attention de ne pas l’oublier ils ont un titre*: champion d’automne.
Les experts et les autres spécialistes sont en feu et je me demande s’il ne faudrait pas créer un trophée que l’on pourrait nommé*: «*le pneu d’or*».
Les Bordelais ont fait comme d’habitude à Mayol*: Lors du dernier match en juin ils avaient pris la tête d’un joueur au sol pour un ballon, et dimanche l’exploit a été renouvelé. Deux cartons de couleur rouge en deux matchs, c’est difficile de faire mieux. Je pense que le fait de jouer sur le terrain des Girondins est la cause de ces dérives.
Comme le souligne le président nous avons gagné un match en supériorité numérique, il aurait pu ajouter que nous avons mis vingt minutes à sortir des vestiaires mais l’essentiel est là*: cinq points.
Les casques audio ont été interdits sur l’avenue des légendes, les joueurs ont fait le tour du stade, enfin un comportement digne du peuple de Besagne. C’est un minimum.

Coupe d’Europe*: N’ayant pas dans notre poule un club Italien pour partir avec dix points d’avance, il fallait faire le plein contre ces Gallois très joueurs. Pour une fois le RCT a pris le match par le bon bout et est resté au vestiaire bien au chaud après les citrons. Les Gallois ont aussitôt développé leur jeu qui est d’ailleurs séduisant. A la sortie un nombre de points impressionnant*: 51 ce qui peut paraître normal chez nous.
Ne pas attendre de cadeau la semaine prochaine chez eux et c’est bien normal. Reste qu’un Mayol où des rangées entières sont vides et où il faut une intervention directe du Père Noël pour remplir d’autres travées devrait faire réfléchir quelques individus.
La désaffection du public pour cette compétition est manifeste car qu’on le veuille ou pas il y a des tribunes clairsemées voire carrément désertes dans tous les stades et le suivi télé est ridicule depuis que la H Cup est devenue la Bein cup.
Magnifique transaction menée par deux dirigeants du Michelin club qui devraient prendre des leçons d’économie auprès de notre président.
Les anges blancs du Racing ont les ailes coupées, sur RCL les mauvaises langues prétendent que c’est le résultat d’un éventuel contrôle, Toulouse prend cinq points en Italie (quelle surprise) et le Michelin club deux en vertu d’un règlement qui permet à une équipe battue de marquer autant de points q’une autre qui ne perd pas en faisant match nul. Le rédacteur de cette curiosité devait être dans un sacré état lorsqu’il a pondu cette curiosité.

Troisième déflagration*: Un joueur ayant succombé au chantage de l’ex président après avoir signé un contrat va devoir payer 125000 euros au club, je lui conseille de taper la poche de son employeur, information suivie par le gain de cause du RCT dans l’affaire du droit à l’image et la possibilité de ne pas inclure celui-ci dans le salaire. Et dire que certains clubs vont profiter de cette jurisprudence, les mêmes qui ont téléphoné anonymement pour que le RCT soit sanctionné. Il serait de bon ton de donner le nom de Mourad Boudjellal à cette décision de justice.

Quatrième explosion*: Le sinistre président de la commission centrale des arbitres est viré. Lui l’intouchable, le hautain, le dédaigneux qui répondait aux questions par un éternel*«*parce que c’est comme ça*» se retrouve sur la touche et se lamente sur la manière dont il a reçu son carton rouge. C’est plus facile de les distribuer.
Nous sommes vraiment dans le mois de Frimaire, mois de décembre du calendrier révolutionnaire.
Ne manque plus qu’une petite dernière (explosion) dans la commission de discipline et le feu d’artifice sera gigantesque. Je propose comme fond musical la chanson de Jean Ferrat*:*«*Un air de liberté*».

Coupe d’Europe*:*Les anges blancs parisiens ont fait carton plein*: 3 sur 3 (défaites) et zéro point. Mais sont donc les extras terrestres de juin dernier qui pouvaient disputer des prolongations, jouer une finale à quatorze et galoper comme des purs sangs*? Certes se sont des questions des mauvaises langues sur RCL, vous avez dit bizarre comme c’est bizarre.
Bordeaux prend encore un rouge mais pas de points à la maison.

Exploits*: Toulouse a pris 10 points contre les Italiens et le Michelin s’est baladé contre les Irlandais.

Le RCT a encore battu son record de mise en route à l’extérieur et a mis cinquante minutes à sortir des vestiaires, voilà qui promet des jours de congés imprévus. J’ai eu l’impression que nous les avons pris de haut, sentiment inconcevable en rugby et sanctionné par une défaite synonyme d’élimination. Ces Gallois on fait honneur à leur maillot, attitude moins évidente chez quelques uns de nos joueurs. Ces gens là n’ont pas compris «*qu’ici tout est différent*» et que le peuple de Besagne ne supporte pas cette attitude d’enfants gâtés. Ils n’ont pas envie*? Qu’ils soient honnêtes et annoncent haut et fort ne pas vouloir jouer.
Les gros n’ont pas été à la hauteur pendant les deux tiers du match, le RCT a été éclipsé par la hargne, l’envie de tout donner de nos adversaires et lorsque ceux-ci se sont retrouvés sans essence à dix minutes de la fin c’est notre incapacité à meubler le score qui a été criarde.
Dans un match où nous rentrons trois fois dans leur 22 en quatre vingt minutes et avec deux occasions d’essai comment notre pilier peut il faire cette faute que je qualifie de professionnelle*? Comment peut on laisser pour la pénalité de la gagne à notre buteur qui est manifestement dans un jour un peu «*court*»*?
Notre charnière est toujours transparente et encore plus dramatique lorsque les gros n’y sont pas. Le hold up possible en fin de match ne peut masquer notre (petit) niveau de jeu et ce dans un groupe de départ où il y avait quatorze internationaux sur quinze.
Triste constat mais je pense que c’est la réalité…et en regardant le calendrier je ne pense pas être défaitiste en prédisant des jours sombres, tout en souhaitant de me tromper bien entendu et espérer un beau cadeau de Noël.

Nous approchons du jour attendu par des millions de minots même si (hélas) tous n’auront pas des cadeaux par-dessus la tête et que d’autres vont recevoir des bombes sur la tête en guise de présents, je vous souhaite donc à tous et à toutes un joyeux Noël, rendez vous l’année prochaine en espérant que ce match contre les anges blancs de Paris soit le départ d’une nouvelle épopée des Rouge et Noir. Certes il va falloir qu’ils redeviennent de terribles guerriers et accepter de mettre les mains dans le cambouis, se mettre minables, sortir à plat ventre et couverts de sang rouge et noir, enfin en un mot redevenir Toulonnais.
Quant à ceux qui se réjouissent déjà de notre élimination*: mèfi, Toulon se relève toujours surtout lorsque ça va mal.

Hier j’ai eu une discussion rugbystique avec le président de mon club de tennis*: double avantage c’est l'ancien talonneur du RCT et il s’appelle… Noël*!!

Bon natale a tutti è a l’annata prossima.

MAGNIFIQUE !!!
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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mer 1 Fév - 12:14

LES FANTAISIES TOULONNAISES

Janvier 2017

Comment ne pas sacrifier à la tradition et vous offrir à toutes et tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle année ? Les derniers évènements sur notre planète montrent si besoin était que le temps de la barbarie n’est pas révolu loin s’en faut. Donc meilleurs vœux à vous et à tous vos proches, je ne vais pas être original en déclarant que la priorité des priorités c’est avant tout une bonne santé. Si elle est accompagnée d’une pluie d’euros et de pénalités pour le RCT ce n’est pas plus mal.
Il est je crois nécessaire de replacer un match de rugby dans son contexte même lorsque le comportement des Rouge et Noir nous fait monter la tension, lorsque le siffleur est persuadé qu’il est surveillé par le fantôme de Ferrasse dans les tribunes ou lorsque notre RCT devient une équipe comme une autre ce qui est intolérable sur les bancs de l’université de Besagne.

Infos : La bûche de Noël a du mal à passer dans un club bien de chez nous et je ne peux résister à la tentation de vous communiquer quelques mots du manager général et du président :
L'entraîneur en chef a dénoncé « le manque d'équité dans la sanction infligée à son pilier suspendu sept semaines pour une fourchette, alors que les Anglo-saxons restent intouchables, assure-t-il. Il y a deux poids, deux mesures, c'est inadmissible. Les personnes changent, mais les dérives restent les mêmes et les clubs français chargent toujours de la même manière alors que les Anglo-saxons restent intouchables".

Le président considère lui « qu’il n’y a pas d’équité dans les sanctions alors que c’est le rôle de l’EPCR de s’assurer de l’équité de sa compétition et qu’il se réserve le droit d’engager toute procédure adéquate ».

Question : Quel est donc ce club dont le manager général et le président se permettent de soupçonner et de critiquer les instances suprêmes ? Encore les pénibles en bas à droite ?

Que nenni !!

C’est bien le club le plus BCBG de la planète ovale, celui qui a le meilleur public, les joueurs les plus fair play, celui qui proclame royalement que les erreurs d’arbitrage s’équilibrent sur une saison, celui qui a à sa tête des gens comme il faut, assis au premier rang de la classe, élus à tous les étages des instances, ce club qui a réussi à faire qualifier un joueur suspendu pour jouer avec son pays (le Portugal) avant que celui-ci décide finalement de jouer contre Toulon, une région où les volcans s’appellent Berdos ou Cardona, un club ainsi étiqueté par la bible jaune :
« Une équipe attachante, un président à sa mesure drapé d’humour et de distance face aux évènements qui l’entourent ». (Juin 2015).

Mais c’est bien sur :

Le Michelin club !

Mais ces gens étaient donc tous aphones lors de l’affaire Hayman, moqueurs lorsque notre président déclarait « qu’il était intéressant d’avoir sa boite aux lettres à côté de celle de l’instance européenne » comme c’était le cas du Munster, muets lorsque le manager du RCT et le président ont pulvérisé le record du monde des sanctions et serins comme des sénateurs lors de la demi finale à St Etienne perdue par le RCT sur un essai de basketteur de leur pilier.
Alors messieurs un peu de tenue. Le fond de votre courroux ne se discute peut être pas mais si au lieu de railler Toulon, qui s’est trouvé très souvent dans votre cas, vous aviez eu un tant soi peu de courage pour s’insurger à ce moment là les choses ne seraient peut être pas là où elles en sont.
Mais taper sur la table ça fait du bruit et vous préférez les petits arrangements entre amis dans les salons de thé.

Top 14 journée 14 : Le fait de la journée c’est bien la victoire des Béarnais à Bordeaux et son magnifique public qui a montré ses limites en sifflant son jeune demi de mêlée et buteur qui a eu l’outrecuidance de manquer des pénalités. Jouer dans un stade de foot engendre donc un public de foot. Celui de Brive mérite le prix « d’excellence » car il croit que Delon Armitage joue encore à Toulon et le siffle copieusement sans savoir pourquoi, mais bon les moutons c’est bien connu il suffit que le premier saute et…
Grenoble à force de pleurer a eu le petit coup de pouce espéré pour battre Toulouse (vidéo demandée à soixante mètres de la ligne), le Stade Français a joué un quart d’heure contre le Michelin club, les anges blancs ont fait le travail contre Castres et La Rochelle a pulvérisé mes Basques préférés à Jean Dauger.

Nos Rouge et Noir après être passé prés de la rouste à Montpellier ont fait honneur à leur maillot et pris un point inespéré. Dire qu’il y a du mieux oui mais surtout dans l’état d’esprit et encore par moments. Comme toujours le rugby commence devant leur paquet d’avants nous a broyé sur les ballons portés. Dire pour quelles raisons seuls les intéressés doivent le savoir. Résultat des courses ce point peut compter dans quatre mois mais il faut impérativement sortir un autre genre de match le jour de l’an pour calmer les anges blancs et bleus.

Lu dans le jaune : « on mesurait bien l’humeur enjouée de la Ligue à cette deuxième idée royale lancée, je le suppose, après boire, un soir de demi brume : la mise en place, pour chaque rencontre de Top 14, d’un hymne façon Gladiator à l’entrée des joueurs et à leur retour aux vestiaires.
Plus con que ça, tu meurs ! On s’émut à Pau, à Bayonne, comme à Toulon, où l’on a craint pour« La Honhada », « la Pena Baiona » et le « Pilou Pilou ». Voulait-on leur enlever les derniers signes identitaires ? Que nenni ! Personne n’ayant pensé que la Ligue, décidément pince-sans-rire, entendait seulement lancer la mode de la daube de Noël. »

L’explication de ce délire est évidente : les gros de la ligue veulent vider la cave avant la fin de l’année, le fonctionnement budgétaire doit être semblable à celui de certaines administrations : la partie du budget non utilisée est automatiquement soustraite au prochain. Donc il faut tout boire avec des conséquences immédiates de ce type.
Dans la foulée le président de la ligue fait voter téléphoniquement un report de trente minutes du match de Top 14 le dimanche après midi. Les clubs amateurs apprécieront, seul le président de Brive fait des bonds de joie devant cette pantalonnade, pouvait-il faire autrement en tant que salarié de Bolloré, propriétaire de canal.

Top 14 journée 15 : Le Michelin club, Montpellier, Brive, BB passent à la trappe, mes Basques préférés sont au fond du seau et pourtant ils font ce qu’ils peuvent.
A Mayol les anges blancs ont fait show-biz et ont bu le champagne avant le match. Ils ont été prudents (pour le champagne) car ils auraient été splendides à la fin du match, puis prétentieux : refus de marquer un point et à la sortie ils font Fanny.
Le chat noir est cette année rouge et noir car trois blessés graves en un quart d’heure est sûrement un record dans le genre. Ce début de rencontre m’a fait peur car trois blessés et zéro point, c’était surréaliste, heureusement les Rouge et Noir ont montré qu’ils en avaient. L’un des entraîneurs parisien se lamente sur le jaune de leur arrière mais est beaucoup plus discret sur les trois mauls écroulés dans la zone des cinq mètres en deux minutes sans que le préposé au sifflet file sous les poteaux comme le règlement le préconise.

Mais le fait historique c’est bien dans les tribunes de Mayol la présence du président de la FFR et du patron des Bleus.

Malgré toutes mes recherches je n’ai pas trouvé de traces dans mes archives d’un tel évènement. Gardez précieusement la photo.
Il est vrai qu’il fait beau et bon chez nous, le jaune dans le carré météo avait même prévu 32° (page 2). Ici tout est différent.
Top 14 journée 16 : Montpellier secoue L’UBB, Toulouse enfonce le Stade Français, Brive est un miraculé devant Grenoble et les Anges blancs (en coupe d’Europe) en prennent trente à la maison.
Nos Rouge et Noir chez le Michelin club se font passer dessus en mêlée. Certains de mes amis qualifient leur prestation de honteuse, pour ma part et sans chercher à les excuser, vu notre effectif, vu notre infirmerie, vu notre niveau depuis le début de la saison il ne faut pas rêver. Notre objectif doit être celui de rester dans le bon wagon car après c’est un autre championnat à six qui commence avec des matchs éliminatoires.
Ceci dit le Michelin club a pris 6 points contre les Rouge et Noir et nous 4. Rien de déshonorant.

Corticos news : Les anges blancs sont convoqués devant l’agence anti dopage, leur président et leur entourage vont-ils encore hurler au loup ?
Restons avec les parisiens car j’ai été « stupéfait » de lire le nombre d’articles dans le courrier des lecteurs, sur rugbyrama et ailleurs à propos du carton jaune reçu par l’arrière bleu et blanc à la suite du duel aérien avec notre quinze. On passe allègrement du scandale au fait qui scelle le match, sans oublier les éternelles allusions sur l’arbitrage maison.
Mais où étaient donc ces gens qui ne s’insurgent en rien sur le fait qu’en deux minutes les anges blancs font trois fautes (c’est l’arbitre qui le dit) sur les ballons portés qui vont tout droit dans l’en but sans aucune autre conséquence que des pénalités. Une explication : il ont pris la retransmission au bout d’un quart d’heure.
Les nouvelles directives arbitrales sont pourtant précises : faute intentionnelle dans la zone des cinq mètres : essai de pénalité et biscotte…comme au Michelin club.

Coupe européenne : Montpellier a fait une entrée fracassante dans le Top 10 des défaites record en Coupe d’ Europe, Castres a fait connaissance des subtilités de l’arbitrage britannique, Toulouse a oublié qu’il y avait une minute de jeu de plus, le Michelin club et l’Ubb (deux équipes qui pratiquent un super rugby selon bon nombre de spécialistes) se sont séparées sur le score fleuve de 9 à 6 et enfin le miracle a eu lieu les anges blancs du Racing ont gagné un match.

Quant aux Rouge et Noir ils ont rendu une copie désastreuse sauf pendant les six minutes (trois d’entrée et trois à la fin) où ils ont daigné jouer au rugby. Le banc a transformé ce groupe, Habana a touché le loto et les Anglais ont encaissé un score irréel à la vue de leur prestation. Autre constatation notre centre All Black doit viser un contrat avec l’OM car depuis plusieurs matchs il fait le footeux. La télé a permis au peuple de notre Ovalie de voir qu’à Mayol il faisait un temps superbe, des images sublimes de la rade et des environs. Tout ça pour bien montrer que la neige, le brouillard, la pluie, c’est pour ailleurs. C’est vrai qu’ici tout est différent.

Corticos news suite : Deux anges blancs ont été (encore) contrôlés de l’autre côté de la ligne jaune. J’ai adoré cette réflexion d’un internaute : « A Barcelone ils auraient pu jouer à dix, ils auraient gagner car même ».
La nuit je me réveille en sueur en visionnant le tsunami médiatique qui accompagnerait une affaire pareille si les anges blancs étaient des Rouge et Noir. Sur RCL (radio cours Lafayette) les mauvaises langues prétendent même que la cascade de forfaits des joueurs de la capitale est provoquée par les futurs contrôles avant, pendant ou après le tournoi.
Il est vrai aussi que ces gens sont asthmatiques, fragiles des genoux, trop graisseux et ignorants que le produit en question est strictement interdit. Leur président hurle qu’ils sont des victimes : il voulait sans doute parler de la pollution parisienne

Dernière journée coupe d’Europe 

Toujours debout


Comment ne pas gagner un match qui doit être plié au bout de vingt minutes ? En mangeant la feuille de match, et un arbitrage maison que certains innocents croyaient impossible au bout de vingt ans de rugby pro.
Le Rugby Club Toulonnais a montré chez les rois d’Europe qu’il fallait se lever de bonne heure pour lui passer sur le ventre et ce dans la plus pure tradition Toulonnaise que tout Besagne adore : devant, encore devant et toujours devant.
Que le docteur NO (qui croyait que James Bond jouait avec Toulon) ferme les yeux sur l’agression sur notre talonneur, qu’il nous pénalise au sol au bout de deux centièmes alors que les Anglais faisaient « piscine », que les hors jeux des Rouge ne soient qu’une vue de l’esprit, tout cela n’a servi à rien. Le RCT est comme d’habitude en quart de finale.
Et ce sans le capital assuré au départ de dix points contre les Italiens. Il me semble important de signaler l’extrême sportivité du public lors des (deux) tentatives de but de notre arrière.

La facture de la phase de poules est donc TTC : Toulon, Toulouse, Clermont. Les spécialistes se sont gargarisés du retour de Toulouse sur la scène européenne en omettant de préciser que les Rouge et Noir sont passés dans un trou de souris avec le bonus Italien et il faut bien reconnaître que ce mode de qualification est pour le moins surprenant, digne des instances qui régissent le rugby :
_Un club peut terminer premier de sa poule et jouer le quart à l’extérieur.
_Un club peut gagner plus de matchs et avoir plus de points qu’un qualifié d’une autre poule et être éliminé (le Connacht).
_Une poule est totalement faussée avec la présence d’un club italien qui « rapporte » dix points au départ.

Bel exemple d’éthique sportive de ces dirigeants. Il me semble que quatre poules de quatre clubs et donc les deux premiers qualifiés, les quatre premiers reçoivent. Ca parait trop simple sans doute à moins que des histoires de sous viennent se rajouter mais quand on voit les places vides dans les stades il y a du souci à se faire pour les trésoriers.

Top 14 journée 17 : Une partie du RCT est restée en Angleterre, l’autre est à Marcoussis et le reste erre sur la pelouse de Mayol. Comment expliquer qu’un ouvreur ne profite pas de l’appui du vent (sauf consignes contraires), comment expliquer la transparence de certaines « stars », comment expliquer que chez nous nous soyons dominés de la sorte ? Certains sont persuadés que le fait de jouer à Mayol offre un bonus automatique, d’autres n’ont plus d’essence, et le reste se comporte en sénateur.
La vision de cette dernière mêlée va hanter les cauchemars de générations d’avants Toulonnais au stade, devant le poste et même dans les cimetières. Quant à parrain Félix…le pauvre.
Sur la place Besagne les supporters sont désabusés et la meilleure des preuves est que parmi eux pas un n’a cherché l’excuse des internationaux absents, des traces de la rencontre européenne ou de l’en avant sur le deuxième essai de La Rochelle.
Plusieurs évoquaient ce théorème bien connu : la colonne vertébrale d’une équipe est représentée par les postes 2, 8, 9, 10,15. Samedi dernier les deux premiers étaient au repos, le 15 chez lui. Reste la charnière et tous les supporters constatent depuis le début de la saison qu’elle grince.

Il ne faisait pas bon de jouer en Rouge et Noir car ceux de la Garonne n’ont pas fait mieux que nous, seul le LOU a mangé les anges blancs qui avaient pourtant dans leur effectif les contrôlés et un blessé victime d’une guérison supersonique. Enfin des Rouge et Noir bis qui gagnent avec à leurs têtes un Rouge et Noir.
Mes Basques préférés ont eu une super réaction devant Brive, il y a donc un peu d’espoir pour eux.

Ces premières « Fantaisies Toulonnaises » de l’année 2017 ont été écrites sans aucune collaboratrice ni attachée de quoi que se soit. Les notes de lecture ne sont pas rémunérées. Que cela ne vous empêche pas de les rédiger. Elles seront bienvenues, acceptées et étudiées avec soins.
Cela pour éviter toutes ressemblances avec l’affaire d’un candidat à la présidence de notre République qui, à l’insu de son plein gré, nous a fait les poches à hauteur d’un million d’euros.
Ce n’est ni le premier, ni le dernier.

Besagne le 31 janvier 2017

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mar 28 Fév - 23:00

LES FANTAISIES TOULONNAISES



Février 2017




Le peuple de Besagne a fait ses adieux à Maxime Mermoz, un garçon charmant, élégant sur le terrain et dans la vie, denrée rare à notre époque.
Son nom ne devait sans doute pas sonner assez anglo-saxon pour rester à Toulon, mais suffisamment pour jouer en Angleterre. Bonne chance à lui et à sa famille.


Tournoi Journée 1: Les Bleus ont vu Rome mais pas le pape. Malgré une copie correcte un grain de sable vient souvent gripper la mécanique et il nous faut quatre occasions avant d’aller à dame. Bien entendu on peut y ajouter quelques interprétations arbitrales et à la sortie l’arrogant Anglais s’en tire à bon compte. On y revient toujours : il vaut mieux une victoire étriquée qu’une défaite encourageante et que ceux qui veulent voir un spectacle plutôt qu’un match de rugby prennent des places pour le théâtre.
Les Ecossais ont bien fait les choses et le trèfle n’a pas porté chance aux Irlandais qui ont encaissé trois essais en vingt minutes dont un « original » : sur une touche une gazelle s’était cachée au milieu des gros. Pour moi c’est une nouveauté.
Les Italiens ont fait illusion pendant une heure avant de s’écrouler, la semaine prochaine c’est le Flowers of Scotland qui va retentir chez nous. Attention car le chardon a des épines tout comme la rose.


News : Les Blacks sont souvent en avance pour le jeu, leur fédération et un laboratoire américain se font remarquer pour tout autre chose : un Black se retrouve tout blanc à une vitesse supersonique malgré un contrôle positif style les anges bleus et blancs de chez nous. Pas très réjouissant tout ça la semaine où le demi de mêlée Sud Af champion du monde vient de nous quitter en compagnie d’un All Black de 35 ans.


Tournoi 2 ème journée : Les Verts écrivent une nouvelle version de « la balade Irlandaise » en Italie, les Anglais un nouveau chapitre des « cinq dernières minutes » et nos Bleus ont toutes les peines du monde à digérer le chardon Ecossais.
Des intentions certes mais un jeu brouillon, un ailier qui joue à 7 et qui est pathétique en défense, un arrière qui ne renie pas son statut de Bok, et une spécialité bien de chez nous : une troisième ligne royale grâce à une mêlée conquérante.
A la fin demandez donc aux joueurs leur choix entre la défaite encourageante de la semaine dernière et la victoire étriquée contre l’Ecosse…
De grosses interrogations pèsent sur la présence de l’Italie dans le tournoi, comme celle d’un club Italien en coupe d’Europe qui fausse le classement. Je pense que le problème est d’ordre culturel : l’Italien naît avec un ballon rond, quelques fois avec un vélo mais rarement avec l’ovale. Certes ils peuvent trouver ou naturaliser des grands, des costauds, des gens qui rentrent dans la catégorie de bons joueurs de rugby mais leur championnat est insignifiant et la confrontation régulière de haut niveau n’existe pas. A la sortie un bilan famélique sur (presque) vingt ans de six nations, entrecoupé de miracles.




Ange blanc news : Le plus célèbre des Parisiens sur la sellette depuis l’affaire des corticos s’est fait prendre par la patrouille et vous savez quoi ? C’est tout naturellement autour de la place Besagne qu’il a trouvé le plus de supporters et de co-équipiers qui savent de quoi ils parlent en matière d’apéros.


Top 14 journée 18 : L’UBB et son public catalogué le meilleur d’Europe (!) plonge encore, Toulouse coule à Montpellier, Pau surprend, le Michelin club se balade devant mes Basques préférés.
Et le RCT (équipe la plus disciplinée du championnat) s’est mis au goût du jour pour rencontrer les « Mignoni boys » : une première période avec des emplois fictifs et une autre en phase avec le contrat, sauf qu’à la sortie nous perdons encore un point…


Tournoi journée 3: Les Bleus sont au niveau pendant une demi heure et se retrouvent derrière au score avant de subir toute le deuxième période. Les Verts étaient tout simplement meilleurs que nous. Le débat va repartir de plus belle.
Dans le match des plus beaux hymnes les Ecossais ont fait bouillir le poireau Gallois qui ont découvert à cette occasion un adage célèbre chez nous : « treize reste raide ».
Les Anglais hurlent sur la tactique employée par les Italiens mais qui est légale, ils sont les spécialistes des dernières minutes


People news : Deux ex Rouge et Noir se font remarquer dans une affaire de drogue. Personnellement je trouve inadmissible ce style de comportement qui n’a plus rien à voir avec la célèbre troisième mi-temps. Les répercussions sur le RCT, sur le rugby, sur le sport et sur les jeunes sont désastreuses, la sanction doit être à la hauteur des dégâts.
Il est indécent que des gens qui gagnent bien leur vie en faisant le métier dont ils ont rêvé gâchent
lamentablement leur chance.

Les cadences infernales ? La pression ? Laissez moi rire, comme le disait Coluche : « la pression c’est pour le mec qui attend la prochaine paie le 5 du mois ».


Samedi le RCT se rend en Corrèze. Les historiques des rencontres contre ces gens là ne nous sont favorables malgré une retentissante rouste reçue à Amédée Domenech pour les locaux il y a quelques saisons.
Cela ravive le souvenir qu’au mois de septembre dernier les Blancs et Noirs étaient repartis en chantant de Mayol. Alors…


Fédé news : Suite au piètre match des Bleus contre les Verts le président annonce des mesures d’ailleurs inscrites sur le programme de sa campagne électorale. Pour une fois qu’un élu respecte ses engagements il se met la quasi-totalité des présidents de club à dos.



Ca promet de belles journées.


Besagne le 28 février 2017

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Ven 31 Mar - 10:24

LES FANTAISIES TOULONNAISES





Mars 2017







Top 14 journée 19 : Etant sur les pentes enneigées de la Haute Savoie j’avoue, le soir venu, ne pas avoir remué ciel et terre pour trouver un bar qui diffusait Brive Toulon et d’après les commentaires je n’ai rien manqué…


Le Michelin club, le Racing, Montpellier tout ces gros perdent et La Rochelle gagne à Toulouse.




Le buzz de la semaine c’est bien entendu l’élimination du PSG sur un score de tennis (6/1) et surtout une entrée fracassante dans le Guinness des records car d’après tous les spécialistes, c’était aussi envisageable que de gagner le gros lot à l’euro million quatre fois à la suite.





Top 14 journée 20 : Les faits marquants sont évidement la victoire de Montpellier au Michelin et celle de La Rochelle à Paris. Toulouse passe à la trappe en Corrèze, Castres fait de même à Pau et nous, nous laminons mes Basques préférés dont les supporteurs ont donné à Mayol une leçon de joie de vivre que certains Toulonnais ont apprécié.




Tournoi journée 4: Les Bleus se refont la cerise chez nos voisins Transalpins, les Gallois avalent le trèfle Irlandais et les sujets de sa majesté ne font qu’une bouchée du chardon Ecossais. Double grand chelem en vue pour la Rose. Modestement les tees shirts célébrant l’évènement sont déjà en vente depuis le début du tournoi et quelques fabricants ont du trembler à dix minutes de la fin contre les Bleus et à cinq contre les Gallois.




Présidentielle news : Le mari employeur de Pénélope se fait encore épingler pour une histoire de costumes offerts en cadeau (quelques dizaines de milliers d’euros tout de même). Mais que va-t-on chercher ? Si vous connaissez un ami aussi généreux indiquez lui rapidement le siège des Fils de Besagne pour qu’il puisse faire des dons.

Dernière minute, notre ministre de l’intérieur se fait aussi remarquer pour un montant équivalent, ses filles travaillaient pour lui. Honte à lui qui exploitait des mineures. Carton rouge.




Lu dans le Mag du Midol : L’épouse de notre président interviewée dans le jaune dévoile qu’à l’occasion d’un match au vélodrome son mari s’est fait placardé contre un mûr par le baron basque et ancien président de la ligue (aujourd’hui porté disparu) et qu’elle n’est pas la Pénélope du rugby. Cette précision devrait annuler toute tentative de d’enquête de la part des caciques. Sauf que lorsque le RCT est en question tout est envisageable.




OPA : Celle du lundi 13 mars est digne d’un premier avril : le Racing rachète le Stade Français. Car pour que les choses soient claires ces deux clubs ne pourront pas être affiliés sous un numéro. Cherchez lequel va disparaître.

Cette nouvelle fusion du Racing fait suite à une longue liste : celle avec le Métro, L’Ubb entre le Cabbg et Bègles, Tarbes Pyrénées et même le Stade Français avec le Casg, sans oublier les « rapprochements » dans les divisions inférieures pour essayer d’exister.




Pour les puristes : le RCT vient du Stade Varois, lui-même issu de la fusion de l’Union Sportive Seynoise et de l’Etoile Sportive Toulonnaise en 1907…




Mais Racing SF c’est une première dans le genre car les fusions précédentes mariaient un club pro et un club amateur.

Racing + SF = des joueurs sur le carreau, des salariés au chômage et des actionnaires qui vont encaisser un peu plus. C’était un secret de polichinelle que la famille du président des soldats roses tapait sur la table depuis belle lurette pour récupérer ses billes (cet aspect je peux le comprendre).

Comme le précise cyniquement le suisse : « C’est simple il faut que 45 joueurs + 45 joueurs = 45 joueurs. Le même raisonnement est valable pour les « petites mains ».

Cette manipulation entre gens plein de sous est en tous points semblable aux multiples « restructurations » d’usines de production de voitures ou autres sous couvert de jours meilleurs.

C’est la conséquence directe du rugby d’entreprise dans la logique de profits, sous couvert de futurs résultats (rien de garanti), un peu comme lorsque les mêmes arguments distillés par ce genre d’individus font croire aux employés que de réduire les effectifs et leur salaire va sauver leur emploi certes pas pour le même tarif.

Pour ces nantis vautrés dans la haute finance il est plus facile de gagner de l’argent que des titres, la vérité du terrain reste encore incontournable (jusqu’à quand ?)

Ces deux PDG ont-ils eu une pensée pour les contribuables Franciliens qui payent un stade tout neuf (cent dix millions d’euros tout de même) et un autre encore sous terre ? D’innombrables équipes souffrent du manque de terrain pour jouer au rugby, ces deux « rugbybiznessman » font un exploit : deux terrains pour une équipe.




Et que dire des deux « lolos » sinistres à souhait qui se réfugiaient à Castres derrière les vraies valeurs du rugby et accessoirement sous le parasol de la ligue ?

Plus personne ne parle de l’intérêt supérieur du rugby, cette valeur indéfinissable qui a été utilisée moult fois pour sanctionner le Rugby Club Toulonnais.


Il est scandaleux que deux individus qui ont vu le jour avec une cuillère en or dans la bouche s’assoient sur l’éthique sportive d’une compétition professionnelle sous prétexte que l’un des deux ne veut plus de son hochet pour faire joujou et que l’autre veut réaliser ses fantasmes style PSG, tout cela en pleine saison et avec la bénédiction du président de la ligue dont le seul but est de se payer celui de la fédération.


Car qu’on le veuille ou non le Top 14 serait faussé avec une seule descente et que dire du Pro D2 avec une seule montée ? Qui se soucie des phases finales subitement devenues inutiles ?

Pourquoi avoir reporté le match du Racing ? Je vous l’affirme : Ferrasse est revenu et il est Suisse.

Il me revient deux choses en mémoire : cette réponse d’un « spécialiste » du jaune qui m’avait répondu : « de grâce à Toulon arrêtez d’être parano », je vous laisse libre d’imaginer l’hystérie collective si le président du RCT avait fait une annonce semblable, l’autre rappel c’est bien celui de ce vice président du Michelin club et de la ligue qui avait osé dire lors du scandale arbitral : « il faudrait se demander si on peut accepter n’importe qui comme président de club ».


Il devrait reposer la question à propos des deux autres qui viennent de faire cette lamentable démonstration : le rugby n’est qu’un joujou pour eux, seul leur ego importe. Des gens qui préfèrent avoir que être. Enorme différence avec notre président.




Et le ministre des sports, a-t-il déjà fait ses cartons ?




Il y a danger car notre championnat a cette particularité de se nourrir depuis plus d’un siècle des « rivalités de clochers », et surtout de cette émotion identitaire de club dans laquelle le supporteur se reconnaît même si depuis le rugby pro il faut « fabriquer » des gens du cru avec des gens venus d’ailleurs.

Ce type de fusion va transformer les Toulouse - Castres – Agen - Narbonne Béziers - Carcassonne en championnat de l’Occitanie, les Brive – Michelin - Grenoble Montpellier en championnat Rhône Alpes Auvergne Méditerranée etc.

Pas certain que cela passionne les foules alors que déjà les stades se vident.

Pour nous, pas de problème nous sommes les insulaires du rugby français, en bas à droite et à moins de fusionner avec Bastia…




Le rugby pro chez nous vient de franchir une marche de plus vers un championnat des Provinces. Ca se fait ailleurs et une coupe portant ce nom a déjà existé dans notre Ovalie. Dire que c’est la solution miracle…

L’avantage (si j’ose dire) c’est que des salariés bien payés et faisant le métier dont ils ont rêvé découvrent un (beau) matin les mêmes effets que de vulgaires employés qui reçoivent leur lettre de licenciement alors que leur entreprise distribue des dividendes exorbitants aux actionnaires.




Tournoi journée 5: Faites un micro trottoir et la réponse majoritaire à la question : « citez une spécialité Irlandaise » sera la Guinness, l’Irish coffee, la saint Patrick, le whiskey, les pubs, et bien non. Leur spécialité c’est bien de se taper les Anglais. Les suffisants sujets de sa majesté étaient là pour de multiples records : double grand chelem, triple couronne, record des All Black, les tees shirts étaient imprimés et ils deviennent collectors ! La vérité du terrain est souvent autre que la réalité économique ou les élucubrations journalistiques.





La balade Ecossaise reste anecdotique mais que dire de ce France Galles ? Un match qui va rentrer dans l’histoire par les errements d’un arbitre complètement tétanisé de faire basculer le sort d’une rencontre, perturbé au point d’oublier le chronomètre, perdu au milieu du terrain entre ses assesseurs, la vidéo, les Gallois qui gesticulent, les Français qui parlementent, quelle tristesse. La pelouse du stade de France c’était le cours Lafayette…

Un match où un Gallois qui joue à Toulon battait les Bleus à lui tout seul, dont le capitaine Catalan joue avec lui en club et au bout d’un record galactique d’arrêts de jeu c’est un Varois qui prend les décisions d’empiler les mêlées dans une ambiance de plateau cinématographique.




Ces derniers mois le jeu de rugby a essuyé plusieurs grosses tempêtes, qu’on en juge :

•Un All Black se permet une fantaisie entre deux avions.


•Un All Black se fait prendre positif et est immédiatement lavé de tout soupçon par sa fédération.


•Un Bok rejoint un Australien pour jouer sur le terrain d’en haut.


•Des anges bleu et blanc sont victimes d’une épidémie de genoux fragiles.


•Un ange bleu et blanc se fait prendre par la patrouille sans permis mais avec des grammes en trop.


•Pour terminer (?) vient l’OPA du Racing, la grève du Stade Français, des forfaits, des comptes d’apothicaires en haut et en bas du classement, un report de match sans raison, des suspicions de dopage, une affaire de viol, une morsure.





Je prétends souvent que le rugby retourne à ses racines : le foot. Ces derniers mois la distance s’est considérablement réduite entre les deux.







Top 14 journée 21 : Journée tronquée à cause des matchs reportés suite la (con) fusion. Michelin, Toulouse, La Rochelle font le job et nous nous perdons trois points à Grenoble.

Après trente cinq minutes dignes de notre standing nous faisons grève pour soutenir le Stade Français, ignorant sans doute l’enterrement (provisoire) du projet. Et à force de se croire déjà sous la douche, à force de faire du bouche à bouche à l’adversaire celui-ci ressort la tête de l’eau et heureusement que la fin du match vient nous sauver le match nul.

Le RCT a fait cependant un exploit : encaisser deux essais en étant en supériorité numérique ce n’est pas donné à tout le monde, une spécialité depuis Barcelone.




(Con) fusion toujours: Le cirque de cette semaine et surtout sa conclusion ne sont qu’un écran de fumée : le Stade Français est en vente avec un sacré trou dans les caisses et je pense que l’on s’oriente vers une rétrogradation financière en fin se saison. Le problème c’est que dimanche prochain nous allons chez eux et qu’ils vont être sur la haute tension. Tout problème a sa solution : multiplions les trente neuf premières minutes de Grenoble par deux.




News : Les chiffres sont officiels les milliardaires (en dollars) de notre pays sont plus nombreux et ils ont eu une augmentation de leurs dividendes de 25% grâce aux fluctuations la bourse. Ces gens gagnant de l’argent sans travailler sont ils demandeurs au pole emploi (fictif) ?

Pour les banquiers ça roule aussi, 26 milliards de bénéfices dont un quart pour les banques de notre pays. Tout cela dans les paradis fiscaux connus de tous. Des millions gagnés sans créer un seul emploi ni payer un euro d’impôt. C’est la crise.




(Con) fusion suite : Le président de la fédé tape sur la table et déclare les deux clubs parisiens perdants. J’avoue y voir de la logique car l’un était forfait (gréviste) et l’autre a profité de la collusion entre son président et celui de la ligue qui a reporté la rencontre sans consulter qui que se soit.

William Webb Ellis à Menton fait des saltos dans sa tombe.




Ces épisodes inadmissibles au bout de vingt ans de rugby pro me font penser à la campagne électorale pour la présidentielle : une nuée d’individus élus qui, sous couvert de « la grandeur de la France », passent leur temps à se chercher des poux dans leurs (gros) comptes en banque, s’évertuent à prouver la véracité d’emplois fictifs grassement rémunérés, à expliquer que de se mettre dans les poches de l’argent public c’est normal, à justifier des cadeaux princiers non déclarés, etc.

Après les costumes viennent les montres, je vous avoue les aimer beaucoup…sur catalogue, mais si quelqu’un se manifeste pas de problème surtout que n’étant pas député je ne suis pas tenu de déclarer des cadeaux de plus de 150 euros.




Côté rugby c’est au nom de « l’intérêt supérieur du rugby » que des responsables également élus se tirent dessus par communiqués de presse, que des présidents de club se couchent devant la LNR ou la FFR, que des joueurs doivent faire grève pour que deux patrons fassent semblant de les écouter.




Top 14 journée 21 : Le Michelin club fait cadeau d’une mi temps au président suisse, La Rochelle est toujours sur sa vague, mes Basques préférés coulent dans le Rhône , Toulouse plonge à Bordeaux et Grenoble dompte Castres avec les véritables valeurs du rugby : envie, solidarité et don de soi. Montpellier perd quatre points à Brive en une minute et nous nous revenons bredouilles de Paris un match qu’un Toulon d’il y a peu aurait gagné, interprétations arbitrales style France Galles ou pas. Il était écrit que dans ce contexte les soldats roses allaient être survoltés et que l’arbitre allait lui aussi subir une certaine pression (voir les mêlées et le cadeau sur Sergio). Cela n’occulte pas nos carences qui hélas ne datent pas d’hier.




Rétro : 28 mars 1920, inauguration du stade Mayol.




L’ancienne arène de tauromachie puis transformée en vélodrome devenait grâce au portefeuille de parrain « le stade Mayol ».

Parrain Félix reçut une ovation,Clemenceau on ne sait pas trop, puis on assista à un match de la section football du RCT et enfin le RCT affronta le TOEC et s’en tira par un match nul (3/3) salué par la presse.

Le grand stade venait d’être baptisé. Mayol est donc presque centenaire.




Besagne le 30 mars 2017


Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mar 2 Mai - 7:08

LES FANTAISIES TOULONNAISES


Avril 2017


¼ finale Europe : Le volcan était trop haut et malgré toute notre envie le RCT craque au bout d’une heure. Le déroulement de cette rencontre a été (pour moi) un copié collé du grand Toulon : la future victime se débat bec et ongles jusqu’à l’explosion. Le drop de leur ouvreur c’était Jonny portant l’estocade. Il y avait cette terrible impression que rien ne pouvait changer le cours du match, exactement comme nous…il y a quelques saisons.
Maigre consolation : cette équipe porte les couleurs de la ville de Toulon.
Les raisons de cette défaite sont multiples et variées et qui pouvait vraiment y croire ? Le ratio de victoire à l’extérieur est de un sur cinq et quand on analyse notre (pauvre) jeu depuis des matchs et des mois il fallait un miracle et Lourdes ne se déplace en auvergne que pour les sanctions.
A la décharge des joueurs les fantaisies toulonnaises depuis le début de la saison sont innombrables : valse des entraîneurs, un mis au placard, un qui débarque, un qui est débarqué, s’ajoute à cette situation les blessés de longue durée, ceux qui n’ont plus d’essence dans le moteur, ceux dont seul leur nom force le respect et le RCT redevient une équipe « normale ».
Comment rayer d’un seul trait de plume nos pitoyables prestations à l’extérieur et même à Mayol ? Comment le RCT pouvait il se transformer en quelques heures ?
Seul l’arbitre pouvait (peut être) nous sauver en faisant jouer 20 minutes de moins, histoire de compenser France Galles.
Je vous avoue de l’admiration pour ces supporters Toulonnais qui ont fait ce déplacement malgré ce qu’ils subissent depuis le début de ce Top 14. Attention parce que beaucoup en ont plus qu’assez de toutes ces gesticulations dans les médias, des querelles d’ego interminables, des futures révélations fracassantes, des procès et de ce spectacle affligeant. Bien sur Toulon ne peut pas toujours gagner mais au moins que le club retrouve de la sérénité à tous les étages.


Reste que la semaine prochaine nous jouons encore un match éliminatoire contre Toulouse, avec un jour de récupération en moins, à l’extérieur et des blessés en plus. D’autres Rouge et Noir qui sont en perdition et qui ont sans doute dans un coin de leur tête qu’au match aller nous avons pris 5 points chez eux (on croit rêver) et que nous les jouons sur terrain neutre.


News : Les anges blancs parisiens ont lavé plus blanc que blanc, l’épidémie de genoux cagneux a été bien éradiquée jusqu’à la prochaine. Pour ses propos courtois sur l’arbitrage surréaliste de France Galles Maestri écope d’une amende record, il n’a pas été mis en examen c’est peut être pour cette raison que lui doit payer.


Fantaisie toulonnaise suite : Le manager anglais peut faire ses valises (d’un commun accord selon la formule), dire que le peuple de Besagne le pleure serait déplacé, même si lui n’était pas sur le terrain à multiplier les fautes de main ou les mauvais choix.


Lu dans le jaune : le meilleur entraîneur de Top 14 est Pierrot Mignoni. Sans commentaire.


Con (fusion) suite : Le conseil d’état déclare qu’il ne sert à rien pour statuer sur les deux matchs reportés à cause de deux individus qui devraient avoir reçu une sanction exemplaire depuis longtemps. Imaginez la réaction des uns et des autres si notre président était dans un coup pareil : vu les sanctions précédentes (toujours dans le livre Guinness des records) je ne vois que le rétablissement de la peine de mort et Mayol transformé en terrain de pétanque.
Le jugement parait pourtant simple : le club gréviste moins 2, Castres et Montpellier plus cinq et les anges blancs moins 2.


Con (fusion) suite : La Lnr bien que déboutée par le tribunal administratif fait appel auprès du conseil d’état…qui vient de se déclarer incompétent.


Top 14 journée 23 : Un grand merci à Pierrot Mignoni qui avec ses Rouge et Noir et en gagnant à Castres nous peut être enlevé une grosse épine du pied. Le Michelin club comme souvent a été prétentieux et a explosé un pneu contre Brive, La Rochelle même moyen surfe toujours ; c’est mathématiquement fait, mes Basques préférés plongent à nouveau. Le verdict de cette saison sera faussé par les élucubrations des présidents des clubs parisiens car on ne sait toujours pas combien les quatre clubs concernés par ce scandale ont de points.
Dans le match entre Rouge et Noir le premier à se mettre en évidence a été l’arbitre car cet essai de pénalité est irréel tout comme certaines pénalités des deux côtés. Ces quatre points sont les bienvenus et enfin notre centre All Black s’est réveillé. Le Racing a joué 56 minutes contre Pau avant d’encaisser un 24/0 ce qui a eu le don de calmer le chauve qui demandait le point de bonus offensif à 34/8.


Top 14 journée 24 : Etant en vacances dans l’ouest j’ai du me contenter des résultats, pour ne pas dire d’un seul : celui des Rouge et Noir. Si j’ai bien lu nos joueurs ont un cdd à mi-temps, mais l’essentiel c’était bien les quatre points. En retournant du Béarn la lecture des panneaux indicateurs sur l’autoroute me faisait penser à tous ces clubs qui ne sont plus en haut du tableau et que j’ai vu jouer à Mayol :
Oloron, Lannemezan, Lourdes, Tarbes, Bagnères, Mazamet, Foix, Lavelanet, St Girons, Narbonne, Béziers, sans oublier Périgueux, Bergerac, Auch et d’autres représentants du sud-ouest.
Bien sur ça fait un peu ancien combattant mais c’est un fait indiscutable, sauf que la pancarte la plus fréquente c’est « péage » et elle n’a jamais été le nom d’un club de rugby.


Arrivé juste à temps pour le deuxième acte du match opposant le Michelin club au Leinster j’ai pu constater que le capitaine auvergnat avait déjà son diplôme d’arbitre et que dans un ensemble touchant le juge de touche, l’arbitre vidéo et le docteur NO n’ont pas hésité à remonter soixante mètres pour invalider l’essai Irlandais.

Cet épisode faisait dire sur la place Besagne que l’arbitre de la demi finale à St Etienne contre ce même Michelin club aurait été inspiré de suivre les indications des Rouge et Noir qui lui montraient l’essai de basketteur du pilier jaune et qui avait, droit dans ses bottes, refusé de jeter un regard sur les écrans. (mai 2010).


News : Après la rouste reçue à Montpellier l’un des deux (sinistres) entraîneurs des Anges Bleus et Blancs accuse le président des Cistes avec des mots particulièrement virulents.
Voyons de combien va être la sanction pour « atteinte à l’intérêt supérieur du rugby ». Le record Boudjellal/Laporte est il menacé ?



Ayant eu du temps de libre durant mon séjour dans l’ouest j’ai pu lire tranquillement le nouveau livre du président (celui du RCT) : « Un présidentdevrait dire ces choses là plus souvent ».
On y trouve (entre autres) quelques pépites :


Que la ligne « divers » du budget de la ligue couvre une chambre à deux mille euros la nuit pour le président français de l’ERC (Dublin), ou qu’un jet privé a été affrété pour ces messieurs lors d’un match de Top 14 de Toulon.
Que notre président est le seul du Top 14 que celui de la ligue n’a jamais invité.
Que dans l’affaire du salary cap certains présidents de clubs réclamaient une amende en millions d’euros.
Que si notre président avoue avoir commencé à penser à l’organisation des festivités à la trentième minute de la finale à Barcelone ce qui peut se comprendre, il est fortement regrettable que les joueurs aient fait de même.


Il y en a d’autres il suffit de lire et d’avoir une pensée pour ce docteur es rugby du jaune qui m’avait répondu un jour : « A Toulon de grâce arrêtez d’être paranos ».
J’ai apprécié de lire (page 44) une définition pittoresque de Mayol : « Mayol est un stade qui plonge vers la mer. C’est une forteresse, un Etat dans l’Etat. C’est le Vatican ».
Définition que j’ai rapproché de celle que j’avais écrite en septembre 2010 : « Mayol c’est un Etat dans l’Etat, c’est le Vatican de la République de Besagne, c’est le Saint Siège du RCT ».


Plus loin, (page 217) : « J’adore cette île. Après le doublé nous y avons donné une belle fête, nous avons montré le Brennus et lors de la tournée des bars j’ai pu constater que le RCT est aussi un club Corse ».
Moi qui ai si souvent évoqué (dans la place Besagne) la similitude du RCT (ce club insulaire en bas à droite) et le club de foot Corse (encore plus en bas et encore plus insulaire) en matière de sanctions spéciales et autres règlements très particuliers je ne peux que me réjouir. En effet j’ai prédit maintes fois qu’un jour le RCT se produirait à Furiani…ambiance garantie.


Top 14 journée 25 : Symphonies en Rouge et Noir :
Ceux de la Garonne se noient dans le Tarn, triste épisode pour notre parrain, ceux d’Oyo remontent en Top 14 après un an de purgatoire, ceux de Pierrot Mignoni échouent pour quelques centimètres contre le Michelin club et les nôtres reviennent du Bordelais avec la victoire (et la manière) enfin pourrait on dire. Les vapeurs du vin préféré du président avaient été remplacées par l’odeur du muguet dans les vestiaires.

Mes Basques préférés et Grenoble font une journée porte ouverte dans un stade plein et digne.
Le derby parisien se solde par une victoire des soldats roses et le dernier rouge de leur deuxième ligne, Pau vient à bout de Brive et samedi ils ne vont pas venir à Mayol pour manger la bouillabaisse. Aux nôtres de ne pas jouer le match avant de rentrer sur le terrain et éviter qu’à la fin, la Section chante « Montagnes Pyrénées »…


Lu dans le jaune : Le capitaine de Toulon a fait une intervention remarquée et appréciée lors d’une conférence sur l’économie et la géopolitique du sport. Où sont les « bourriques » d’antan ? Le rugby vecteur de l’accomplissement de joueur en tant qu’homme c’est réjouissant.


Autre rubrique intitulée « Maux fléchés » et qui relate les célébrations déplacées et de plus en plus nombreuses des marqueurs d’essai. Ces mauvais imitateurs de Bolt se rendent ils compte du ridicule de leur comportement et surtout sont ils conscients de la chance qu’ils ont de jouer aujourd’hui au rugby car en d’autres temps leur cirque n’aurait eu qu’une seule et unique représentation…
Une fois de plus je suis obligé de dire que le rugby retourne à ses racines : le foot.
La dernière journée est capitale pour la distribution des prix : place dans les six ou le lieu de la rencontre. Le RCT a gagné un huitième de finale à Bordeaux reste comme le souligne l’exemplaire capitaine quatre matchs.
Et si vous voulez savoir pour qui je vote à la sixième place : les Rouge et Noir de Pierrot Mignoni bien entendu.


Besagne le 1er mai 2017

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Mer 31 Mai - 12:02

Mai 2017





Les oreilles des spécialistes et autres experts commencent à siffler : c’est le temps du muguet et les clochettes de nos Rouge et Noir résonnent comme jamais depuis quelques mois.
Tout ce beau monde retourne allègrement sa veste pour parler du RCT (période électorale oblige) et c’est tout juste si nous ne sommes pas le nouveau favori. Personnellement je précise souvent que rien n’est plus dangereux qu’un groupe qui ressort la tête de l’eau, affirmation valable pour les autres bien entendu.
Le nom du sixième qualifié est aussi compliqué à trouver que les bons numéros du loto et toute l’Ovalie planche avec le pied à coulisses, la règle à calcul et une équerre. Tout cela devrait se régler sur le terrain et espérons que certaines interprétations arbitrales ne viennent pas changer le destin d’un club.


2 mai 2017 : Pour ceux de ma génération cette date est historique car le Rugby Club Toulonnais a gagné ce jour là son deuxième Brennus. Plus d’un demi siècle de patience a été nécessaire (56 ans exactement) et je vous passe sur l’angoisse lorsqu’à 10 minutes du coup de sifflet final le Racing est revenu au score grâce à un essai non valable mais bien entendu accordé.
Finales perdues (71,85), volée (en 1968 le RCT avait été déclaré perdant bien qu’ayant fait match nul contre Lourdes), élucubrations diverses du tsar agenais et président de la fédé, les Fantaisies Toulonnaises de l’époque, ce contexte de mal-aimé (pas beaucoup de changement) en résumé : une horde sauvage d’insulaires du rugby français devenait Champion de France.
Je ne peux donc m’empêcher de penser à ce nouveau public qui vocifère, siffle et donne des leçons, ces techniciens du « Café des Sports », eux qui ont été gavés de titres en quelques années.
Trente ans après certains acteurs se sont retrouvés et rassemblés pour des moments de partage. Certes les cheveux sont blancs mais comme le souligne Gallion : « Ce sont des frères ».
Tous restent des compétiteurs et ils partiront en groupe pour une randonnée en Corse, pour le plaisir mais aussi pour le défi sportif.
Puisque nous sommes en Corse il faut savoir que le haka a résonné dans la cité impériale dans le cadre de la visite d’un lycée de Christchurch. Rugby mais aussi histoire, culture, patrimoine, échanges et gastronomie, programme complet en quelque sorte.


Lu dans le jaune : Une « annexe » du RCT au domaine de la Castille est constituée de joueurs prêtres ou apprentis en formation. Ce Rugby Club de la Terre Promise la bien nommée car beaucoup considèrent cette contrée où il faut déposer l’Ovale comme telle. Le problème c’est que les embûches sont nombreuses pour l’atteindre.
Ces rugbymen respirent la sérénité et la joie de faire don de soi pour l’autre en lui faisant la meilleure passe possible. Fonction oblige ils peuvent bénir une équipe et s’ils pouvaient intervenir pour que le RCT obtienne la pénalité de la gagne lors de nos prochains matchs je suis persuadé que les Mordus, Fadas et autres Fils de Besagne feraient volontiers le pèlerinage (auquel ils semblent tenir) au sommet du Faron pour inaugurer la petite chapelle « Notre Dame du Rugby ». Celle située dans les Landes ne serait plus orpheline.




Top 14 journée 26 : Le RCT fait le job contre Pau, les autres prétendants jouent le jeu et la bombe éclate à Montpellier qui se permet de faire rentrer un joueur automatiquement suspendu pour trois biscottes. Attendons « sereinement » la décision de la ligue et de sa tristement célèbre commission de discipline. Nous allons peut être vivre un « arrêt Hayman » à l’envers, soit un joueur privé de finale du Top 14 pour un jaune reçu dans une autre compétition et un autre pouvant jouer bien que suspendu parce que faisant l’objet d’une citation.
Et le miracle a lieu.


Equipe de France : Notre pays s’est doté d’un nouveau commandant qui va constituer son groupe pour cinq ans (en principe) et il est affligeant de constater qu’un bon nombre d’ex ennemis irréductibles se réveillent le lundi matin avec des envies aigues de collaboration pour la grandeur de la France (et de leur train de vie). Quelques déclarations solennelles et publiques valent leur pesant d’or mais proclamer le contraire de ce qu’ils ont affirmé est la discipline favorite de ces gens dont le « métier » est de tout tenter pour sauver leur place de privilégiés.
La cuisine politique fait toujours recette.
Le capitaine du bateau est parait il féru de boxe, personnellement en étudiant son parcours politique je trouve que le ski serait plus approprié il semble surfer aisément sur les pistes de toutes les couleurs.


Presse : C’est vrai les progrès sont certains mais ce jour (11 mai) Info Sport a fait défiler son bandeau toute la journée en annonçant la signature de l’ouvreur All Black de Toulouse au Racing Club Toulonnais.


Finales coupe d’Europe : Le Stade Français termine sa saison en beauté, comme un pied de nez (et un coup de pied au cul) magistral aux deux sinistres affairistes qui ont réussi à pourrir la fin de la saison régulière avec la bénédiction du président de la ligue.


La vérité reste celle du terrain, c’est rafraîchissant.


Ce n’était pas la semaine de l’ASM, en foot ou au rugby. Le Michelin club est tombé tout simplement sur plus fort et ils ne pourront même pas se plaindre de l’arbitrage car le docteur NO a été sympa avec eux, c’est le moins que l’on puisse dire.
Encore une fois ce type d’évènement permet de mesurer la hauteur stratosphérique de l’exploit du Rugby Club Toulonnais :


Un doublé, deux saisons, trois titres.


Et ce au grand dam de la presse spécialisée qui ose écrire je cite : « Autant il y avait vraiment la place face à Toulon en 2013 et 2015, autant ces Sarries-là semblent intouchables ».
Il faut donc admettrequ’être dominé dans un match et parvenir à gagner est interdit (2013) et que surclasser le Michelin club comme le RCT l’a fait en 2015 est un outrage aux bonnes mœurs.
Peut être fallait il interdire aux Saracens de jouer en Rouge et Noir. Peut être faut il leur attribuer « au mérite » comme le réclamait leur capitaine, lui qui se demandait s’ils fallaient faire la fête avant la demie finale du Top 14 et après le sacre européen.


Barrage Top 14 : un RCT comme lui seul peut l’être : marquer dix points en étant en infériorité numérique vient à bout d’une solide formation tarnaise.
Le plus mauvais de tous les acteurs à été l’arbitre qui a bien faillit faire dégénérer cette rencontre (déjà tendue) par des décisions incompréhensibles. Ce n’est pas la première que ce monsieur se fait remarquer et je pense qu’il ne supporte pas la pression tout simplement.
Comment expliquer que la première ligne de Castres monte au ciel et que le RCT ne récolte qu’une misérable pénalité ? Comment expliquer que leur ouvreur qui vient gratter sur le côté un ballon dans ses cinq mètres ne soit pas pénalisé d’un jaune comme le règlement l’impose ?
Et cette dernière pénalité sur la dernière mêlée n’est elle pas de compensation ?
Je ne veux pas me faire l’avocat du diable mais je lui ai trouvé des circonstances atténuantes :
Lu dans le jaune : page 5 : présentation de Toulon Castres, vendredi soir à 21h à Mayol, arbitre M Ruiz. Page 9 : présentation de Montpellier Racing, vendredi 19 mai à 21 h, arbitre M Ruiz. Comment voulez vous que ce pauvre homme arbitre deux matchs en même temps ? Comment peut il juger sereinement une mêlée ou des en avant ? C’est trop pour un seul homme stressé.


Miracle pour Monpellier : le deuxième ligne qui a écopé de quatre semaines de suspension ayant fait appel peut donc jouer jusqu’à la fin du championnat et devrait purger sa peine pendant les vacances.
Les instances du RCT ont donc été nulles dans la gestion de l’affaire Hayman, à moins que ce ne soit qu’une mesure spéciale Toulon.
Les anges blancs règlent ce problème en gagnant dans l’Hérault, les genoux vont bien, merci.
Bravo à eux qui peuvent encaisser dix huit pénalités et aucun carton, bravo à leur sinistre coach qui se permet d’empêcher une touche rapide en percutant le 9 bleu tout cela dans la plus parfaite impunité.


Le président (celui du RCT) a eu une belle formule en parlant du vélodrome : « il n’y a que 60 Kms pour y arriver mais vu notre saison nous les parcourons à pied ». Une sorte de chemin de croix.


Rugby pro : Le président de Montpellier jugeant que six joueurs pourtant encore sous contrat ne correspondent pas à la conception du futur manager leur annonce lors du barbecue (convivial) de fin de saison qu’ils sont virés. C’est lot commun de milliers de gens dans notre beau pays et pas pour le même tarif. Chacun peut penser ce qu’il veut mais les faits sont là : sous peu les clubs de rugby seront en bourse et il sera impératif d’engraisser les actionnaires sous peine de licenciement.


Présidentielle suite : L’un des nouveaux ministres du nouveau président avait embauché son fils à l’insu de son plein gré au tarif de douze fois le RSA. Les bonnes résolutions affichées pendant la campagne sont déjà bafouées, mais circulez il n’y a rien à voir.
Un ex candidat cherche du travail : vu ses antécédents il peut postuler comme directeur du pôle emploi fictif car la liste des futurs demandeurs s’allonge.


Demie finale 1: Au grand désespoir de beaucoup le RCT est (encore) en finale. Les pisse vinaigre peuvent argumenter que le carton rouge et d’autres paramètres font que c’est Toulon l’élu, ce n’est que de la philosophie de bistro. Je (re) pose la question aux spécialistes : quel est le club qui peut être finaliste après une saison pleine de « fantaisies toulonnaises ?» Nous ne faisons jamais rien comme les autres et c’est bien connu « ici tout est différent ». La dernière preuve date d’hier soir : le Rugby Club Toulonnais a gagné un match sans jamais être devant au score pendant le temps réglementaire, le drop du jeune ouvreur étant décoché après la sirène.
Une intervention du capitaine du Rugby Club de la Terre Promise est « soupçonnée », pourvu que ce club ne soit pas cité en compagnie de la Bonne Mère.
En parlant de sirènes, celles de la presse spécialisée se lamentent sur le sort de La Rochelle, se demandent si le champion ne devrait pas être désigné comme au foot, si les deux premiers ne devraient pas recevoir, d’autres regrettent que le vélodrome soit dans la banlieue de Toulon.
Faut il faire jouer la finale ailleurs qu’à Paris si le Racing ou le Stade Français sont en finale ?
Ces gens là ignorent superbement le fait que pendant des années nos Rouge et Noir ont disputé un nombre incroyable de matchs éliminatoires sur des terrains aussi neutres que la commission de discipline de la ligue. Certains se souviennent des Toulon Graulhet ou Toulon Brive à Clermont, Toulon Agen à Toulouse et plus récemment la demie jouée à St Etienne contre le Michelin club.

Que l’Ovalie pleure la Rochelle ce club bien sous tous rapports c’est son droit mais dans ces cas précis c’est le score qui a scellé l’issue du match ; c’est toujours mieux que de perdre à cause d’un essai de basketteur et d’un arbitre aveugle. (Toulon Michelin à St Etienne) ou d’être déclaré perdant après avoir fait match nul (Toulon Lourdes).
La fin de cette saison conforte mon opinion sur nos Rouge et Noir : nous ne sommes pas un club comme les autres, ils nous faut des « fantaisies » car lorsque ça ronronne trop cela ne nous convient pas. Nous ne sommes pas le bon élève de la classe respectueux de la hiérarchie, nous sommes au fond de la classe, prés du radiateur l’hiver et de la fenêtre au printemps pour regarder le stade où les nanas font du sport.

Depuis l’appétit est venu et comme le disait joliment notre talonneur (et futur Rochelais) : « être en finale c’est comme amener une jolie fille dans ta chambre, le plus dur reste à faire, il faut conclure ».


Sur la place Besagne quelques anciens faisaient un parallèle avec le titre de 1992 : un match couperet pour ne pas descendre en deuxième division et quelques semaines plus tard un nouveau Brennus avec (entre autres) un gamin de dix neuf ans avec le numéro dix dans le dos et qui avait enquillé deux drops. Vous voyez où je veux en venir ?
Une supportrice me souffle la conclusion sur cette rencontre: « la différence ? La Rochelle est un port de plaisance, Toulon est un port de guerre ».


Demie finale 2 : Le Michelin club est impérial devant les Anges Blancs qui sont tellement blancs qu’ils en sont transparents. Je suis impatient de lire et d’écouter les commentaires des docteurs es rugby qui expliquent depuis le coup de sifflet final de Toulon La Rochelle que le RCT a gagné grâce (à cause) du carton rouge. En effet ces gens là n’hésitent pas affirmer depuis hier soir que le fait de se retrouver en infériorité numérique a permis au Michelin de se transcender.
En un mot le rouge de La Rochelle provoque la défaite, celui de Clermont engendre la victoire.
On se croit lors d’un débat politique où tout est affirmé et son contraire.
Les qualificatifs sont nombreux et variés pour analyser ces deux rencontres : impressionnant, rafraîchissant, enthousiasmant pour le Michelin Club, violent, insipide, pauvreté du jeu et ennuyeux à regarder pour le RCT.
Je leur livre la réflexion du manager : « pour voir du spectacle c’est à l’opéra qu’il faut prendre les places ». Personnellement et pour en avoir « vécu » je claironne depuis longtemps que je préfère une victoire étriquée (style drop gagnant sur la sirène) qu’une splendide défaite et un score de basket.
Dimanche prochain nos Rouge et Noir seront (encore) en position de gagner un cinquième bouclier. La seule chose que je souhaite mise à part la victoire bien entendu, c’est que le titre ne soit pas attribué au mérite comme beaucoup le réclame pour le Michelin club.
Ami supporter, si les nôtres marquent moins de points après un déroulement normal de la rencontre tu te souviendras qu’il y a peu sur la place Besagne nous aurions signé pour être dans les six. Mais bon l’appétit vient en mangeant c’est bien connu. Alors…
Reste l’attitude du sélectionneur des Lions qui nous prive de notre buteur pour un match cassoulet. Ces dérives du rugby pro sont la preuve de la disparition des valeurs de notre jeu. Le joueur concerné a été très discret sur ce sujet mais j’avoue avoir des craintes sur sa réintégration dans le groupe (si réintégration il y a).


PS : Les juniors du Rugby Club Toulonnais (club de mercenaires comme chacun sait) sont champions de France pour la deuxième année consécutive ! Bravo à eux.












Besagne le 31 mai 2017

Loubiére

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Re: Les Fantaisies Toulonnaises

Message par Loubiére le Ven 9 Juin - 23:48

Juin


Dimanche 4 : En ce matin de finale j’ouvre mon ordi pour constater que l’horreur est encore d’actualité et que des barbares peuvent toujours tuer chez nous et ailleurs. Cela permet de faire tomber la pression sur ce que Giteau appelle « un simple match de rugby ».
A télé je regarde « rencontre à XV », reportage rafraîchissant sur la beauté de la côte varoise, la ville de Toulon, les environs,les anciens joueurs, tout cela estampillé Racing Club Toulonnais.
Dans cette émission je découvre un sujet très sympa sur le curé de Saint Tropez qui devient aussi célèbre que le gendarme, en étant titulaire en deuxième ligne du Rugby Club du Golfe.
Selon son entraîneur le père Marc est autant performant en troisième mi-temps que sur le terrain (de rugby et dans sa paroisse). Après le Rugby Club de la Terre Promise je vois là un signe fort pour la finale car si avec une équipe complète de joueurs« aiguilleurs sur terre vers le paradis » et un autre côtoyant le fantôme du gendarme le plus célèbre de France les flammes du volcan auvergnat ne sont pas éteintes, c’est à désespérer de l’addition de la foi et de la force publique.
Cette semaine a été marquée par la conduite honteuse d’une certaine presse dite spécialisée dans le sport en général et le rugby en particulier. Des gens dont le métier est en principe d’informer,d’analyser et de faire une synthèse la plus objective possible,ont écrit certains articles nauséabonds.
J’ai relevé ce sommet : « Je ne vais pas vous le cacher,j’aurais aimé voir La Rochelle affronter Clermont en finale. Cela aurait fait sens. Clermont mérite beaucoup plus que Toulon de soulever le Brennus, il y aurait une sorte de justice ».


Justice :Impressionnant le nombre d’articles avec « justice » à toutes les lignes et à toutes les sauces pour expliquer que le Michelin doit gagner. Au nom d’une certaine justice, au nom du mérite, au nom de la conduite exemplaire de ce club, au nom de la gentillesse et du fair play de ses supporters, au nom de tout ce que vous voulez mais surtout à cause du nom de son adversaire.
D’ailleurs le sinistre « journaliste » que je cite plus haut précisait bien qu’une finale Michelin La Rochelle (il en avait rêvé) ne lui posait pas le problème de désigner un favori. Le fait important de sa logique c’est uniquement la défaite de Toulon.


Au fil de la journée sur les médias mon opinion est faite : pour faire des économies (amende Puma) il aurait été préférable de rester à Toulon car le résultat est déjà écrit. C’est un déferlement pro Michelin au point que je me pose la question de savoir si tous ces gens là ont reçu un bon pour un train de pneus offert. Qu’on en juge : le stade est jaune, les Rochelais chantent « allez Clermont », les spécialistes donnent Clermont vainqueur à cause de son jeu offensif si bien léché et surtout parce que ce n’est que justice.
J’étais persuadé que pour que la justice soit faite il fallait un crime, un vol ou une agression. Voilà donc de quoi le Rugby Club Toulonnais est accusé.
Il vaut mieux être accusé de détournement d’argent public, c’est moins grave.


Dimanche 21h : Départ cauchemardesque des nôtres et seuls les optimistes de chez nous claironnaient que« treize reste raide » histoire de se rassurer. Toulon restant cependant Toulon tout était encore possible après les citrons mais deux morceaux de bois n’ont pas voulu que notre jeune ouvreur égalise.
L’influence du RCTP et du père Marc du Rugby Club du Golfe a été inefficace sur ce coup. Comment le Michelin club peut il être au paradis et nous en enfer avec une telle protection ?
Reste qu’avec ce sort contraire, nos fautes répétées chaque fois que nous revenions à trois points, nos mauvais choix, les ballons relâchés, la largesse du siffleur en mêlée ou dans les rucks (le capitaine auvergnat a fait ce qu’il a voulu), une biscotte jaune bienveillante, une défense aussi rapide que Bolt et nous avons fait ce que (presque) tout ce beau monde bien comme il faut et bien pensant attendait.
Reste à découvrir dans cette finale le jeu flamboyant du Michelin club car à partir de la vingtième minute ces spécialistes du haut vol n’ont fait que du Toulon, mais personne ne trouve ça anormal, ni amoral.Sauf si j’ai mal vu et que le Michelin club a marqué cinq essais(au moins).


L’Ovalie française est donc en transe, le jaune est jaune et bleu, sur les réseaux sociaux (version moderne des lettres anonymes) les insultes et autres amabilités pleuvent.
A Toulon le jaune on l’aime mais avec de l’eau fraîche et (ou) des glaçons,le jaune et bleu ? Pas de problème se sont les couleurs de la ville et des footeux, mais que l’Ovalie fasse de l’anti RCT démontre que ces gens ont un QI d’oursin. Ils devraient se rendre compte qu’ils nous renforcent, que leur imbécillité nous sert de« drogue », en un mot qu’ils nous aident car nous en avons besoin.
Cet état d’esprit est vieux comme le RCT et cela renforce l’image du club : nous sommes les insulaires du rugby français (et fiers de l’être). Ailleurs les joueurs d’ailleurs repartent« étrangers », à Toulon, parce que ici tout est différent, ils repartent naturalisés Toulonnais. Du moins ceux qui ont mouillé le maillot Rouge et Noir de leur sang et de leur sueur.
Mais, et je l’ai souvent prétendu, l’histoire du club, sa situation géographique sur la carte ovale, son traitement spécial pondu parles instances ou les médias, son ADN, ses Fantaisies,ses exagérations, ses drames,le bruit, la fureur, font que ne nous sommes pas un club comme les autres et que nous le revendiquons. Il ne faut pas que Toulon ronronne.

Lundi matin : Séance extraordinaire à l’Université de Besagne. Après délibération du jury voici les conclusions sur la saison 2016/2017 :

L’attitude insolente et méprisante du sélectionneur des Lions pourtant natif du pays du rugby qui nous prive de notre buteur en le convoquant pour un match cassoulet et qui finalement le laisse sur le banc.
Evidemment le Gallois aurait pu lui aussi tutoyer les poteaux mais ce comportement est inadmissible. Notre président s’était fait lyncher médiatiquement lorsqu’il avait dit haut et fort que ceux qui se réfugiaient derrière les valeurs sacro saintes du rugby étaient des hypocrites. Une preuve de plus qui lui donne raison.


Enfin et pour terminer je veux évoquer la relative désaffection du public pour les Rouge et Noir. Plusieurs raisons à mes yeux :



le budget, car tout le monde ne peut se permettre de dépenser des centaines d’euros pour voir un match de rugby ou se payer un abonnement.
la date traditionnellement réservée à une fête de famille.
l’attitude de ce nouveau public qui s’intéresse non pas au rugby mais au buzz surtout depuis ces dernières années et qui va à Mayol pour faire des selfies.
ce même public qui a été trop habitué aux titres et qui considère une saison comme pourrie s’il n’ y a pas de trophée au bout.
une certaine lassitude provoquée par un nombre conséquent de Fantaisies Toulonnaises tout au long de la saison.



Evidemment nous n’aimerions pas un club comme le Michelin, trop plat, trop BCBG, trop aux ordres, trop bon élève. Mais un peu de sérénité et de calme ferait sans doute du bien et mettrait au chômage certains spécialistes qui n’ont de journaliste que le nom et des connaissances rugbystiques beaucoup plus proches de l’actualité people que du jeu.


Bonnes vacances à tous et allez Toulon !!


PS :J’ai eu le tort de mettre en doute les pouvoirs du Rugby Club de la Terre Promise et du Père Marc car le miracle à eu lieu : nous avons un club Italien dans notre poule en coupe d’Europe.






Besagne le 08 juin 2017

Loubiére

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